Saint-Bonnet-de-Bellac (Sent Bonèt de Belac en occitan) est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie vignette|redresse=1.0|Situation de la commune de Saint-Bonnet-de-Bellac en Haute-Vienne.

Communes limitrophes

Hydrographie Le territoire communal est arrosé par la rivière Gartempe. Le ruisseau de Sagne coule au sud-est de la commune. Le ruisseau de la Planche de Saint-Bonnet-de-Bellac s'écoule à l'entrée du village, sous un pont de la nationale et se jette dans la Gartempe, à côté du moulin du Breuil.

Climat

Historiquement, la commune est exposée à un climat océanique limousin, .. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Poitou-Charentes, caractérisée par un bon ensoleillement, particulièrement en été et des vents modérés..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune du Dorat à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en ..

Urbanisme Typologie Au , Saint-Bonnet-de-Bellac est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bellac, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (83,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (72,3 %), forêts (16,3 %), zones agricoles hétérogènes (9,3 %), terres arables (1,4 %), zones urbanisées (0,8 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs Le territoire de la commune de Saint-Bonnet-de-Bellac est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage, et à un risque particulier : le risque de radon.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment l'Isop, la Franche Doire et la Gartempe. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1988 et 1999, chapitre Risque inondation.. Le risque inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du plan de prévention des risques inondation (PPRI) de la « Vincou/Gartempe », approuvé le ..

vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Saint-Bonnet-de-Bellac. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie.. 11,3 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (27 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national métropolitain).. Depuis le , en application de la loi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fortDans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent : au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA ; au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire ; au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire...

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999.

Risque technologique La commune est en outre située en aval du barrage de Saint-Pardoux, un ouvrage de classe A présentant une hauteur d’eau maximale de et une capacité totale de retenue de de . Le PPI a été approuvé le . À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage, chapitre Risque rupture de barrage..

Risque particulier Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Selon la classification de 2018, la commune de Saint-Bonnet-de-Bellac est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif..

Histoire

Politique et administration

Démographie

Lieux et monuments

Église Saint-Bonnet de Saint-Bonnet-de-Bellac.

Château de Bagnac

Le château actuel a été bâti par le marquis (Antony 1826-1892) et la marquise de Saint-Martin de Bagnac (royalistes légitimistes) sur l'emplacement du château du . Il a été détruit pendant les guerres de religion ; Pierre de Bagnac y était né en 1330 et devint un cardinal célébré à Rome. Une partie du château date du : la grosse tour d'angle, coiffée d'une toiture à très forte pente, préservée lors de la reconstruction du château. L’intention du marquis et de la marquise était de restaurer le château. Les Bagnac y engloutirent des sommes considérables, le chantier dura plus de . Après 1875, ce qui semblait être au départ une restauration était devenu une reconstruction.

Ayant débuté en 1858, les travaux du château ont été interrompus pendant la guerre de 1870, et ont repris en 1875. Tous les plans, dessins de boiseries, ferronneries, sculptures sur pierre ont été réalisés par le marquis et la marquise eux-mêmes, sur des plans inspirés de Viollet-le-Duc mais non dessinés personnellement par l'architecte. Le château est de style néogothique. Cet édifice fut construit pour réaffirmer une identité, la présence d'un passé glorieux mis à mal par la Révolution. Les époux sachant qu'ils n'auraient pas d'enfants, voulaient léguer ce château au « comte de Chambord », prétendant au trône de France. Celui-ci étant mort entretemps, le château échut au baron Guy de Salvaing de Boissieu, après la mort de la marquise Élise de Préaulx de Bagnac, en 1902. En 1911, un commandant Laugaudin le mentionne comme sa résidence, dans un almanach de l'époque. Il était le locataire du baron de Boissieu.

À l'intérieur, deux cheminées ont été édifiées à partir de miniatures en terre cuite, réalisées par la marquise vers 1880 : la première est dans le « grand salon », sculptée en pierre blanche représente saint Martin offrant la moitié de son manteau à un malheureux.

Au-dessus de ce salon, le marquis et la marquise avaient prévu une chambre destinée au « comte de Chambord ». Un balcon donnait depuis sa chambre dans la chapelle afin qu'il puisse assister à la messe, mais le « comte de Chambord » ne vint jamais à Bagnac.

La deuxième cheminée, située dans la salle dite de billard, représente le combat de Lussac-les-Châteaux, en 1369, où le chevalier de Saint-Martin, ancêtre des Bagnac tua de sa main le célèbre général anglais Jean Chandos. Ce sujet en pierre blanche, relevé par des colonnes, traverses, et un encadrement de granit sculpté, donne à cette cheminée un aspect monumental.

La chapelle (construite sur le modèle de la Sainte-Chapelle) était surmontée d'une flèche. Cette chapelle est dédiée au Sacré-Cœur, à Notre-Dame des sept Douleurs et bien sûr à saint Martin de Tours ; le patronage est visible sur un vitrail resté intact. Au-dessus de cette chapelle se trouvait une salle des archives voutée comme la chapelle. En plus de la chapelle, on peut observer la plus haute tour du château dite « la guette ». Depuis son sommet, Bellac était en vue, mais les escaliers permettant de la gravir ont été détruits. Cette tour aurait été construite pour que, le jour de la restauration d'un roi sur le trône de France, le drapeau blanc puisse être hissé haut dans le ciel.

Un escalier est situé derrière la plus grosse tour, qui était le donjon primitif de l'ancien château ; sa voûte s'effrite peu à peu. Le paysagiste du jardin du château de Bagnac était le comte de Choulot, qui réalisa aussi, dans la région, les jardins de M. Leplay, au château du Vigen. Le jardin de Bagnac a disparu.

Inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis le , ce château est abandonné depuis 1949. C'est un chef-d'œuvre en péril dont les dégâts, pillage de tout son mobilier, le pillage des pierres, des boiseries et des sculptures, jets de pierres sur les vitraux, deviennent chaque jour irréversibles. Autres éléments

La fuie (sorte de petit colombier ou pigeonnier) du château de Bagnac situé un peu plus bas dans le champ. Recensé dans l'inventaire de 1747, il a donc plus de . Aujourd'hui, il est à l'abandon comme le château. La chapelle des Saint-Martin de Bagnac dans le cimetière de Saint-Bonnet-de-Bellac. Particularité : de style néo-roman, elle est l'une des plus grandes appartenant à une famille en Haute-Vienne. De plus, l'entrée de cette chapelle est orientée vers le château de Bagnac. Le château de Montagrier.

Une centrale d'éoliennes de six machines de de haut est en fonction depuis 2019. En partie, elle est située sur la commune de Saint-Martial-sur-Isop.

vignette|Les éoliennes depuis le hameau Mas du Bost.

Personnalités liées à la commune Pierre de Bagnac (ou Banhack), cardinal de Montmajour, cardinal ; Joseph Chérade de Montbron, comte de Montbron (1768-1854), homme politique et écrivain ; Le baron Guy de Salvaing de Boissieu, (1871-1954), officier et député ; Théodore Lavignère, homme politique.

Notes et références Notes et cartes Notes

Cartes

Références

Bibliographie

Articles connexes Liste des communes de la Haute-Vienne Communauté de communes Haut-Limousin en Marche Tour du Haut Limousin Féminin

Liens externes

Site de la mairie Voir en temps réel la hauteur d'eau de la rivière Gartempe à Saint-Bonnet-de-Bellac

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