Thiat (Tiat en occitan) était depuis 1861 une commune française située dans le nord du département de la Haute-Vienne en Basse-Marche. Depuis le , Thiat est devenue une des quatre communes déléguées de la commune nouvelle de Val-d'Oire-et-Gartempe.

Géographie thumb|right|Situation de la commune de Thiat en Haute-Vienne.

Les limites de la commune sont définies par la Gartempe à l'ouest sur deux kilomètres, au nord par le ruisseau de Montagne qui représente aussi la limite du département et de la région avec la Vienne, au sud par la Brame sur environ six kilomètres et à l'est par le parcellaire.

Le territoire communal est arrosé par la rivière Gartempe, et s'y trouve au débouché aval de cette dernière, à son entrée dans le département voisin de la Vienne, le point le plus bas de la Haute-Vienne, avec 121 mètres d'altitude.

Deux bois existent sur la commune : le bois du Ratier (environ 100 hectares) et la lande de Thiat.

Toponymie Les habitants de Thiat sont les Thiachons.

Histoire L'histoire de la commune commence avec un évêque d'Autun du nom de Léger vers 650. Disgracié, il fut obligé de fuir, et se réfugia sur le territoire de la future commune de Thiat. Le village qui se forma alors pris plus tard le nom de Saint-Léger. Un artisanat de potier, verrier et forgeron s'y développa.

Au , le village fut détruit par les Anglais. Les habitants le rebâtirent 1 km plus au sud et le nommèrent Thiat. À partir de 1845, la population était en majorité protestante jusqu'au début du , d'où la présence d'un temple. Comme à Châteauponsac et Villefavard, le temple fut fermé au début de 1854 par les autorités, et à Thiat, même les prières et discours dans la maison du défunt furent interdits. Les protestants célébrèrent le culte dans les bois, comme au temps du DésertGérard Lanfranchi, op. cit., p. 44..

Thiat n'était qu'un village de la commune de Darnac jusqu'en 1861, année où il fut érigé en commune de Thiat. Par la suite, fut construite l'église actuelle.

Le village fut un centre d'industrie de la porcelaine jusqu'en 1969.

Politique et administration

Démographie

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Église Saint-Léger de Thiat. Plusieurs moulins le long de la Brame : dans le sens du courant, moulin de Guinay, moulin de Bram (devenu une minoterie), moulin du Pétrot et moulin de Massugeon. Donjon du , dit château de la Côte-au-Chapt, visible principalement de Thiat mais situé en fait sur la commune limitrophe de Darnac, au-delà de la Brame. Rocher surplombant du Breuil. À partir du village du Breuil, un chemin pédestre permet d'accéder au Saut de la Brame : site naturel pittoresque avec de magnifiques cascades et chaos rocheux au confluent de la Brame et de la Gartempe.

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Pour approfondir Bibliographie

Une monographie de 90 pages intitulée simplement « Thiat » fut publiée en 1904 par Jouannem & Mège, à Limoges, sous la signature d'E. Ribière de Raverlas. Elle comprend plusieurs illustrations et photographies d'époque.

En 2000, Jérôme Courtioux a réalisé un film d'une heure intitulé « Petite(s) histoire(s) de Thiat », diffusé sous forme de cassette VHS.

Articles connexes Liste des communes de la Haute-Vienne Commune nouvelle Val-d'Oire-et-Gartempe

Liens externes

Thiat sur le site de l'Institut géographique national Thiat sur le site de l'Insee

Notes et références Notes

Références

Catégorie:Ancienne commune dans la Haute-Vienne Catégorie:Commune déléguée dans la Haute-Vienne