Saint-Melaine ou Saint-MélaineLe nom de la commune s'écrit « Saint-Mélaine » selon l'IGN. est une ancienne commune d'Ille-et-Vilaine qui fait aujourd'hui partie de la commune de Châteaubourg.
La fusion-association entre Broons-sur-Vilaine, Saint-Melaine et Châteaubourg a eu lieu le Arrêté préfectoral du 22 mars 1973 prononçant la fusion-association des communes de Châteaubourg, Broons-sur-Vilaine et Saint-Melaine et est transformé en une fusion simple au Arrêté préfectoral portant suppression des communes associées de Saint-Melaine et Broons-sur-Vilaine et transformation de la fusion-association entre les communes de Châteaubourg, Saint-Melaine et Broons-sur-Vilaine en fusion simple, 5 avril 2013, lire en ligne.
Géographie Saint-Melaine se trouve dans la partie orientale du Bassin de Rennes, sur la rive droite (rive nord) de la Vilaine qui limite au sud le finage communal. La majeure partie du territoire de cette ancienne commune forme un bas plateau en pente douce dont les altitudes vont croissant vers le nord jusqu'à d'altitude au nord de La Gaudinais. Le bourg, excentré dans la partie sud du territoire de l'ex-commune, est situé sur ce bas plateau, dominant l'escarpement formé par le versant nord de la vallée de la Vilaine, qui coule vers une cinquantaine de mètres d'altitude ( à Pont-Riou).
Le finage de cette ancienne commune avait un paysage traditionnel de bocage avec habitat dispersé en hameaux et fermes isolées.
Saint-Melaine était sur l'itinéraire de la route royale allant de Rennes à Paris, devenue Route nationale 12 jusqu'en 1952En 1952, c'est l'itinéraire par Dreux, Alençon et Fougères qui devint la RN 12, puis RN 157 jusqu'à la construction de la voie rapide prolongeant l'autoroute A81 entre La Gravelle et Rennes qui passe nettement plus au sud. Désormais, c'est la simple RD 857 en Ille-et-Vilaine.
La voie ferrée allant de Paris-Montparnasse à Rennes et Brest passe au sud de la commune, mais Saint-Melaine ne dispose pas de gare, la plus proche étant celle de Châteaubourg.
La Vilaine et la voie ferrée forment obstacles aux communications nord-sud : seuls un pont et un passage à niveau en permettent le franchissement, au niveau de Pont-Riou, sur une route communale en direction de Saint-Didier.
Désormais le bourg de Saint-Melaine est englobé dans l'agglomération de Châteaubourg et cette ancienne commune forme, depuis la fusion intervenue, la partie orientale de la commune de Châteaubourg.
Toponymie
La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Sant-Melan.
Histoire Étymologie et origines
La paroisse est consacrée à saint Melaine, évêque de Rennes.
Moyen Âge
Saint-Melaine aurait été une paroisse au si l'on en croit le fait qu'en 1163 Renault de Saint-Melaine donna à l'abbaye de Savigny le tiers de la dîme de la paroisse..
La grange cistercienne de Fayel (de nos jours il existe un hameau et un étang portant ce nom, écrit "Fayelle", situé au nord du bourg de Saint-Melaine) a été fondée en 1167 par Robert III de VitréJacqueline Buhot, L'abbaye normande de Savigny, chef d'ordre et fille de Cîteaux, "Le Moyen Âge : bulletin mensuel d'histoire et de philologie", 1936, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k116470q/f260.image.r=Ch%C3%A2teaubourg?rk=21459;2Daniel Pichot, « La grange du Fayel et la mise en valeur du pays de Vitré au », Bulletin et Mémoires de la Société archéologique du département d'Ille-et-Vilaine, Rennes, vol. 79, 1976, p. 21-30 et était comme un prieuré dépendant de l'abbaye de SavignyArthur de La Borderie, "Recueil d'actes inédits des ducs et princes de Bretagne (, , siècles)", 1888, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57483024/f119.image.r=ch%C3%A2teaubourg?rk=5708182;4. Elle disposait du droit de haute justiceG. Corbe, "Guide historique et statistique du département d'Ille-et-Vilaine", Imprimerie Landais et Oberthur, Rennes, 1847..
La famille Guyot du Pontrioul fut anoblie par le duc de Bretagne Jean V en 1440. Elle demeurait au manoir de la Baronnière. (trève de Saint-Melaine) et était seigneur de La Fontenelle, de la Baronnière, de Baillé, du Brossays, du TrembleÉdouard Frain, "Tableaux généalogiques, notices et documents inédits au soutien du Mémoire où il est fait mention de plusieurs familles établies à Vitré et paroisses environnantes aux , , ", 1890, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k74143x/f182.image.r=Saint-Jean-sur-Vilaine?rk=493564;4.
Époque moderne
La châtellenie de La Fontenelle était préeminente à Saint-Melaine. Le château de La Fontenelle fut propriété successive en 1427 de la famille du Plessis (seigneurs du Plessis en Melesse), en 1448 de la famille de Beaucé (seigneurs du Plessis-Beaucé en La Chapelle-des-Fougeretz), puis des familles de BrignonSeigneur de la Chevrotinière en Le Pertre (en 1616), Le Clerc (en 1690), et, au , de la MotteLa famille de la Motte habitait le château de la Motte de Gennes en Gennes-sur-Seiche, GirardSeigneurs de Châteauvieux et Tulot.
L'abbé de Saint-Melaine de Rennes y disposait d'un fief et du droit d'y présenter le recteur.
Au l'ancienne paroisse de Saint-Melaine-sur-Vilaine n'est plus qu'une simple trève dépendant de la paroisse de Saint-Jean-sur-Vilaine, son curé étant nommé par le recteur de Saint-Jean ; le recteur de Saint-Jean-sur-Vilaine interdit même en 1615 en l'église Saint-Melaine tout culte divin, sauf une messe basse les dimanches et fêtes, dite par un prêtre nommé par lui, mais il fut désavoué lors d'un procès intenté contre lui par le seigneur de la Fontenelle. Saint-Melaine ne fut à nouveau érigée en paroisse indépendante par une ordonnance royale qu'en 1825.
Révolution française
Saint-Melaine a été érigée en commune à la Révolution française, au détriment de l'actuelle commune de Saint-Jean-sur-Vilaine.
Le 24 brumaire an II (), la division du général Muller campe à Saint-Melaine et sa réserve à Saint-Jean-sur-Vilaine ; elles font partie des troupes de l'Armée de l'Ouest, dirigées par le général KléberH. Baguenier-Desormeaux, "Kléber en Vendée (1793-1794)", 1907, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k111939x/f305.image.r=Ch%C3%A2teaubourg.
En , le chef chouan Henri du Boishamon, informé qu'une colonne républicaine forte de 300 hommes, qui avait couché à Châteaubourg, devait se rendre à Vitré, décida de l'attaquer, bien qu'il n'eût qu'à peine 250 soldats. Il tendit une embuscade aux troupes républicaines à Saint-Jean ; le combat fut longtemps indécis, mais les chouans parvinrent à adosser les républicains à la Vilaine et durent fuir jusqu'à Saint-Melaine et perdirent une quarantaine d'hommes"Henri Du Boishamon... : sa vie à travers la Révolution et la Terreur, ses services dans l'armée catholique et royale de Bretagne, ce qu'il fut pendant et après la Restauration, notes recueillies sur documents authentiques", 1879, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9600743f/f38.image.r=Ch%C3%A2teaubourg.
Le
En 1845, A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Saint-Melaine :
Le
La Première Guerre mondiale
Le monument aux morts de Saint-Melaine porte les noms des 10 soldats de la commune morts pour la France pendant la Première Guerre mondialehttp://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=11196.
L'Entre-deux-guerres
La famille Rubin, cultivateurs à Fayelle, obtint en 1929 le prix Étienne Lamy décerné par l'Académie française à une famille nombreuse (18 enfants) méritanteJournal Ouest-Éclair du 21 décembre 1929, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k658038p/f4.image.r=Saint-Didier?rk=5579426;4.
La Seconde Guerre mondiale
Le , un monument du Sacré-Cœur fut béni à Saint-Melaine. Le journal Ouest-Éclair écrit : « Son caractère original, et la qualité très rare de la fresque qui le décore, attireront les visiteurs »Journal Ouest-Éclair du 11 mai 1940, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k661983m/f4.image.r=Ch%C3%A2teaubourg?rk=8433518;0.
Saint-Melaine n'a connu aucun décès pour faits de guerre pendant la Seconde Guerre mondiale.
Le
Démographie
La commune de Saint-Melaine a vu sa population passer de 400 habitants en 1793 à 417 habitants en 1846 (année du maximum démographique), connaissant donc une remarquable stagnation pendant la première moitié du ; le minimum démographique est atteint en 1921 avec seulement 262 habitants, en raison de l'exode rural ; la population recommence à croître très modérément pendant l'Entre-deux-guerres et l'immédiat après Seconde Guerre mondiale, atteignant 315 habitants en 1962, pour commencer à croître plus rapidement ensuite, atteignant 375 habitants en 1968, sans retrouver néanmoins encore à cette date le niveau de population de 1793. Depuis, la population de la commune associée était de et en 2010Populations légales en vigueur à compter du janvier 2013 pour le département d'Ille-et-Vilaine sur le site de l'Insee ; la fusion intervenue avec Châteaubourg ne permet plus dorénavant de connaître les chiffres précis, mais la population continue à fortement augmenter, si l'on en juge par la prolifération des nouveaux lotissements, l'agglomération de Saint-Melaine étant désormais englobée dans celle de Châteaubourg.
Administration et vie politique Liste des maires pendant la période d'indépendance communale
Liste des maires délégués
Monuments et sites Le château de La Fontenelle et sa chapelle. Le manoir de la Baronnière Le manoir de la Cadelière. Le prieuré de Fayelle. Église paroissiale de Saint-Melaine () et ..
Notes et références Notes
Références
Catégorie:Ancienne commune en Ille-et-Vilaine Catégorie:Châteaubourg (Ille-et-Vilaine) Catégorie:Ancienne commune associée en France