Le troisième gouvernement Charles de Freycinet est le gouvernement de France, lors de la Troisième République, du au .
Charles de Freycinet compose un cabinet de large coalition parlementaire.
Contexte Après les élections de 1885, la majorité opportuniste est affaiblie et la seule solution est la concentration entre opportunistes et radicaux, alors que les deux groupes se détestent. Après neuf jours, le président Jules Grévy nomme, comme il le voulait, Charles de Freycinet.
Le cabinet conserve cinq membres du précédant gouvernement. Pour la première fois, l'Extrême gauche entre au gouvernement avec deux ministres et deux sous-secrétaires d'État..
Composition Présidence du Conseil Fonction Image NomParti politique Président du Conseil des ministres 80px|Charles de Freycinet Charles de FreycinetUnion des gauches(Gauche républicaine)
Ministères
Fonction Image Nom Parti politique Ministre des Affaires étrangères 80px|Charles de Freycinet Charles de FreycinetMembre du cabinet précédent ayant conservé son posteUnion des gauches(Gauche républicaine) Ministre de la Justice 80px|Charles Demôle Charles DemôleMembre du cabinet précédent ayant changé de posteUnion des gauches(Union républicaine) Ministre de l’Intérieur 80px|Ferdinand Sarrien Ferdinand SarrienUnion des gauches(Union républicaine) Ministre de la Guerre 80px|Georges Boulanger Georges Boulanger Ministre de la Marine 80px|Théophile Aube Théophile Aube Ministre de l'Instruction publique 80px|René Goblet René GobletGauche radicale Ministre des Finances 80px|Sadi Carnot Sadi CarnotUnion des gauches(Union démocratique) Ministre de l'Agriculture 80px|Jules Develle Jules DevelleUnion des gauches(Union républicaine) Ministre du Commerce et de l'Industriealt=|98x98px|Édouard Lockroy Édouard LockroyGauche radicale Ministre des Travaux publics 80px|Charles Baïhaut Charles Baïhaut(du au )Union des gauches(Union républicaine) alt=|98x98px|Édouard Millaud Édouard Millaud(du au )Union des gauches(Union républicaine) Ministre des Postes et Télégraphesalt=|115x115px|Félix Granet Félix GranetGauche radicale
Sous-secrétariats d’État
Fonction Image Nom Parti politique Sous-secrétaire d’Étatà l'Instruction publiquealt=|90px|Edmond Turquet Edmond Turquet(du au )Union des gauches(Union républicaine) Sous-secrétaire d’Étatà la Marine 80px|Amédée de La Porte Amédée de La Porte(du au )Union des gauches(Union républicaine) Sous-secrétaire d’Étataux Finances 80px|Paul Peytral Paul Peytral(du au )Gauche radicale Sous-secrétaire d’Étatà l'Intérieuralt=|116x116px|Jean Bernard du Doubs Jean Bernard(du au )Gauche radicale
Bilan Le gouvernement installe pour la première fois le général Boulanger, proche de Clemenceau et de Jules Ferry au ministère de la guerre. Celui-ci applique strictement la loi du 22 juin 1886 d'exil des membres des familles ayant régné sur la France, qui contient également une disposition permettant de les radier de l'armée.
Boulanger entretient un ferment de division chez les républicains et Jules Ferry s'oppose à lui malgré la popularité naissante du général, qui donne naissance à la vague boulangiste. Par ailleurs, le gouvernement fait adopter la loi Goblet qui laïcise, notamment, le personnel de l’enseignement public. Elle complète les lois Ferry. Le ministre des finances, Sadi Carnot, lance un emprunt de 500 millions de francs sous forme de rente 3% (loi du ). Le cabinet prépare également la transformation de la caisse des retraites en caisse nationale des retraites pour la vieillesse.
Malgré cela, le gouvernement est accusé par presque tous de ne pas agir vraiment et de surtout gérer le quotidien. De plus, Freycinet ne parvient pas à coordonner efficacement les ministres, surtout Boulanger.
Fin du gouvernement et passation des pouvoirs Dès , le ministre de l'Intérieur, Ferdinand Sarrien est mis en minorité sur sa gestion de la grève à Vierzon. Il souhaite alors démissionner, suivi par Sadi Carnot, Jules Develle et Charles Baïhaut. Mais après l'intervention du Président Grévy, seul Baïhaut démissionne. Le vote du budget est marqué par la quasi-absence politique du gouvernement, qui laisse la Chambre voter un budget sans rigueur, malgré les réticences de Carnot. En novembre, Freycinet obtient la confiance par 24 voix de majorité pour garder les troupes au Tonkin.
Le , à la suite de l'adoption de l'amendement Colfavru portant la suppression des sous-préfets, Charles de Freycinet remet le la démission du gouvernement au président de la République, Jules Grévy.
Jules Grévy tente de faire du replâtrage sans Freycinet, les radicaux demandant à ce dernier de rester sans succès. Freycinet recommande Charles Floquet mais Grévy est réticent à celui-ci. Consultant les présidents des deux chambres, il appelle Floquet le 7, qui refuse et recommandant plutôt René Goblet.
Le , Jules Grévy nomme René Goblet à la présidence du Conseil des ministres.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie .
Articles connexes Troisième République Liste des gouvernements de la France - Président du Conseil 1886 en France
* Freycinet, 03 Catégorie:1886 en France Catégorie:1886 en politique