Eugène Hubert Martenot de Cordoue, né le à Vauxbuin, près de Soissons et décédé le . Il a été médecin en chef de différents corps d'armée et de l'hôpital de Besançon.

Biographie Troisième fils de François baron Martenot de Cordoux, officier du Premier Empire qui s'était illustré à Waterloo et de Apolline de Chadelas de Vaubuin. Il est le frère des généraux François Charles Octave Martenot de Cordoue et Charles Edmond. Le fils du baron Martenot est également militaire capitaine de zouaves.

Il est élève en école de médecine le , puis devient sous-aide le . Il exerce comme chirurgien sous-aide au Hôpital du Val de Grâce en 1843. Le , il devient aide-major de classe à Montpellier.

Campagnes en Afrique du Nord Il a été actif comme chirurgien-major lors de la campagne de conquête de l'Algérie dont il publiera ses souvenirs . Il y est cité à l'ordre de l'armée sur la demande du colonel de Saint-Arnaud.

Il se distingue lors de l'assaut de Zaatcha où il était chef de l'ambulance de Canrobert. Il en est récompensé en étant nommé aide-major de classe puis deux jours plus tard, chevalier de la légion d'honneur le .

Médecin militaire, il servit dans le 5è bataillon de Chasseurs à pied du au comme chirurgien aide-major de 1ère classe. Il épouse le Apolline-Elisabeth Dessirier. Le , il est médecin major de classe et à ce titre, il assistera en 1856 avec le bataillon de Chasseurs à pied au combat des Beni-Douella en Kabylie où son cheval sera tué sous lui. Le commandant Ponsard le cite à l'armée en ces termes L'année suivante, il est nommé médecin-major de classe au combat de Beni-Raten en Kabylie. Campagne d'Italie

Il fut remarqué lors de la campagne d'Italie. Il élevé au grade d'officier le à Marignan où il était chef de l'ambulance du quartier général du Corps d'armée d'Italie dossier base léonore. Durant cette campagne, il s'occupera de plusieurs hôpitaux de Milan en juillet et où il testa notamment les pansements à base de coaltar. En , il teste une méthode d'anesthésie à base de chloroforme camphré pour retirer les plaies des ongles incarnés chez les soldats. Plus tard, Eugène Martenot de Cordoue fera partie des donateurs pour la reconstruction du Palais de la Légion d'Honneur. Ses deux frères et son père étant commandeurs de la légion d'honneur, il en fait également la demande mais cette promotion lui est refusée à la suite d'une note le présentant comme trop bonapartiste.

Guerre franco-prussienne

Le , il est nommé médecin de classe. Il a proposé à l'Académie de médecine en 1867 une méthode de constatation du décès en l'absence de médecin : selon lui, l'apparition d'une phlyctène lorsqu'on approche un fer rougi de l'épiderme serait le signe de la persistance de la vie, l'exhalation de gaz serait au contraire le signe de la mortAnne Carol. Constater la mort sans le médecin ? Le prix du marquis d’Ourches à l’Académie de médecine (1869-1874). Histoire, médecine et santé 2019 (16) : 57-78. https://journals.openedition.org/hms/2577?lang=es.

Il est nommé médecin de première classe le à la bataille de Coulmiers et était médecin en chef du Corps d'armée (armée de la Loire). Il est ensuite médecin en chef de l'ambulance du quartier général du Corps et assiste au désastre de l'armée française. Il termine cette guerre comme médecin en chef de l'armée de l'Est sous le général Bourbaki.

Service hospitalier

Il se retrouve ensuite en poste à l'hôpital de Besançon. Il avait dès 1861, passé l'aptitude à la chirurgie hospitalière. En 1876, il était encore en poste à l'hôpital de Besançon. Son épouse décède en . Il entre en liquidation de sa retraite en et la prend le au grade de médecin principal de classe dans cet hôpital militaire. Il cesse officiellement son activité le de la même année. Il a effectué 22 années de service en campagne, 14 campagnes et obtenu deux citations. Il meurt peu de temps après avoir pris sa retraite, le , laissant deux orphelines : Marie-Charlotte-Bathilde et Jeanne-Baptiste-apolline-Elisabeth.

Descendance De son mariage avec Apolline-Elisabeth Dessirier, le médecin en chef Martenot de Cordoue a eu deux filles : Jeanne-Baptiste-Apolline-Elisabeth, épouse vers 1840 Victor-Auguste Gœdorp. Marie-Charlotte-Bathilde eut de son second mariage un fils qui suit: André Martenot de Cordoux qui fut pilote de chasse et un As de la première guerre mondiale avec 8 victoires homologuées et au moins 7 citations à l'ordre de l'armée.

Publications

Décorations 50px : Officier de la Légion d'honneur le 50px chevalier de l'Ordre de François-Joseph (), Autriche-Hongrie Médaille d'Italie Références

Bibliographie

- Notice biographique sur Eugène Martenot de Cordoux page 334.

- Notice de 13 lignes sur Eugène-Hubert et de 2 de ses enfants.

Catégorie:Médecin français du XIXe siècle Catégorie:Militaire français du XIXe siècle Catégorie:Naissance en septembre 1818 Catégorie:Naissance à Vauxbuin Catégorie:Décès en avril 1879 Catégorie:Décès à 60 ans Catégorie:Docteur de l'université de Montpellier Paul-Valéry Catégorie:Étudiant de la faculté de médecine de Montpellier