Abadla est une commune de la wilaya de Béchar, située à au sud-ouest de Béchar et à au nord-ouest de Béni Abbès..

Relief

Abadla est placée sur un vaste plateau où passe la route reliant les wilayas du sud-ouest Adrar et Tindouf avec les wilayas du nord de l’Algérie. La ville a connu un développement qui se compose de nouvelles cités se distinguant par leurs fonctions. L'ancienne ville se trouve sur la rive gauche de l'oued de Guir.

Création de la commune La commune d’Abadla a été créée en 1963, conformément au décret du , qui est venu réorganiser les limites territoriales des communes pour ramener leur nombre à 676.. Abadla se présentait donc comme un petit centre urbain, de création récente, postérieure à l’occupation française. Les premiers nomades regroupés dans le cadre de la politique de sédentarisation « 1958 » étaient venus s’installer au nord et à l’est de ce quartier où étaient construites des maisons en argile ainsi que des équipements administratifs et sociaux formant la création de la ville d’Abadla.

Abadla a été promue au rang de daïra lors du dernier découpage administratif de , qui visait à créer un pôle de compétitivité rassemblant les institutions étatiques.

Climat Le climat peu clément est de type saharien aggravant la situation hydrologique comme l'atteste la diminution des aires de pâturages des dromadaires, des moutons et des chèvres depuis quelques années. Il est caractérisé par une aridité croissante d'année en année, les pluies n'atteignent pas /an et la température varie entre 10° et 45°. Les vents sont violents en avril et mai, ils soufflent en permanence, provoquent des tempêtes de sableParis : CIHEAM, 1975. . (Options Méditerranéennes; n. 26). https://om.ciheam.org/om/pdf/r26/CI010597.pdf ..

Table climatique Abadla a un climat désertique. Il n'y a pratiquement aucune précipitation pendant l'année. D'après Köppen et Geiger, le climat y est classé BWh. Abadla affiche une température annuelle moyenne de . Sur l'année, la précipitation moyenne est de . JanvierFévrierMarsAvrilMaiJuinJuilletAoûtSeptembreOctobreNovembreDécembreTempérature moyenne (°C)10.213.216.921.225.730.434.633.528.722.215.611.2Température minimale moyenne (°C)3.15.89.613.71822.826.72621.615.29.24.3Température maximale (°C)17.420.724.228.833.438.142.541.135.829.22218.2Température moyenne (°F)50.455.862.470.278.386.794.392.383.772.060.152.2Température minimale moyenne (°F)37.642.449.356.764.473.080.178.870.959.448.639.7Température maximale (°F)63.369.375.683.892.1100.6108.5106.096.484.671.664.8Précipitations (mm)7585432369107

Plaine d'Abadla La plaine d'Abadla est encerclée par plusieurs chaînes montagneuses. Les forêts constituent un facteur essentiel de maintien de la fertilité et protègent l'oued Guir contre l'érosion éolienne et hydrique. Elle comprend en outre deux autres dépendances : dayet djilala « j’leila » et dayet tiour.

La plaine d’Abadla, au sens large, se présente comme une vaste dépression limitée à l’ouest par la hamada du Guir, au nord par le Chebket Manounat (monts du Gara el Betick) et à l’est par les hauteurs tabulaires qui constituent les Gours Méziouket.

Les Gravures Ruspestres à Abadla Les gravures rupestres montrent aussi que le bœuf à bosse était connue des habitants de cette contrée.. La vallée inférieure de l'oued de guir à donc toujours été en cours des âges, une région favorable à l'élevage.

Les nombreuses gravures rupestres que l'on rencontre sur les roches dominant de l'oued Zouzfana montrent que jadis à bosse était rencontré dans la région, il serait donc intéressant de tenter l'introduction de cet animal dans la Vallée de Guir dès que la production en plantes fourragères sera devenue suffisante.

Les collines de Hassi Ratma montrent aussi la première observation des gravures rupestres et des nombreux tumulus « tombes » offrant un recueil appuyant sur l’existence des formes similaires dans le Sahara.

L’étude agro-pédologique de la plaine d’Abadla La plaine d’Abadla fait partie des grands projets de développement de l’agriculture menés par l’État algérien. L’étude agro-pédologique de la plaine d’Abadla réalisée en 1971 par le groupement SOGETHA – SOGREAH, met en relief le caractère fertile des terres de cette zone. Pourtant et après plusieurs décennies d’exploitation de ces terres, il est relevé qu’une bonne partie des terres n’est plus cultivée en raison de l‘apparition et le développement de phénomènes de dégradation qu’ils soient naturels ou anthropiques. En fait, la salinité constitue l’un des phénomènes de dégradation les plus remarquables ; d’ailleurs il évolue et progresse sans cesse du fait de la combinaison de plusieurs facteurs dont : • la mauvaise utilisation des terres ; • la détérioration et parfois carrément la destruction des réseaux de drainage ; • la mauvaise pratique culturale, etc.). L’évolution spatiale de la salinité aboutit non seulement à la « défiguration » de l’espace agricole mais entraîne également l’abandon des terres par les agriculteurs, accentuant ainsi la désertification d’une partie du périmètre. Aussi et pour permettre la prise en charge de la problématique de la dégradation des terres agricoles dans ce périmètre, la DSA et l’INSID sont convenus (dans le cadre de l’instruction ministérielle du 07/10/1998) de mener une campagne de mesures et de diagnostic en vue de caractériser l’état actuel de la salinité et d’évaluer l’état physique du réseau de drainage au niveau du périmètre irrigué d’Abadla.

La vallée de Guir La vallée du Guir se situe à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Béchar près de la frontière marocaine. Cette vallée, encore appelée « Plaine d’Abadla », est arrosée par un oued important : le Guir, venant du Haut Atlas marocain et qui se grossit des oueds marocains Aslfti et Bou-Anane. Au sortir du plateau crétacé du Chebket Mennounat, il devient le principe fértilleant de cette vaste plaine quaternaire en s’y attardant et en la pénétrant de ses multiples bras sinueux. Longue de , la vallée atteint une largeur de près de la commune d’Abadla; elle est dominée à l’ouest par une immense hamada, à l’est par des plateaux tabulaires (gara). Le sol alluvionnaire du Nord provient des limons charriés par l’oued en crue qu’une très faible pente (.) laisse déposer. Les alluvions recouvrent des terrains primaires du type westphalien. Le Guir ne coule plus ici que par intermittence lors des crues qui, d’une façon générale, viennent trois fois par an : en automne « octobre, novembre », au printemps « mars, avril » et en « juin ». Mais les eaux chlorurées apportées par l’oued Bou-Anane peuvent saturer çà et là le sol qui, l’été se blanchit d’efflorescences salines; il va sans dire que cette salure nuit grandement à la flore, n’y laissant pousser que des plantes à chameaux. Plus au sud, le Guir s’unit à la Zousfana pour donner la Saoura. Cette vallée est envahie par des bosquets de tamaris et des touffes de « guettaf » qui abritent une végétation spontanée, fort recherchée des moutons et des chevaux; non consommée, elle sèche sur place et constitue 1’« haïchair » très apprécié également. Ailleurs, quand le terrain n’est pas salé, il est emblavé et les bonnes années, la récolte des céréales y est important. Le climat est chaud et sec. La plaine d’Abadla était couverte autrefois de riches pâturages où vivait l’éléphant; des gravures rupestres attestent que l’on y élevait le bœuf à bosse. Toute cette vallée est devenue le fief de nomades pasteurs : les Doui-Menia.

Environnement - Tourisme Abadla bénéficie d’une richesse incontestable en raison de son patrimoine naturel (ressources naturelles, faune, flore, paysages), de leur patrimoine culturel (savoir, coutumes, tradition, organisation sociale, musique, artisanat) et de leur patrimoine construit (villages, monuments, architecture locale, etc.). Il est donc impératif de préserver mais aussi de tirer profit le plus possible de ces atouts, en particulier pour le bénéfice des populations y vivant. Le principal défi consiste à freiner — ou tout au moins ralentir — l’exode rural. Elle est aussi renforcée par des infrastructures socio–économiques adéquates (telles que routes et réseaux d’électricité) et services de support fonctionnels (tels que pour la santé, éducation et vulgarisation agricole). La plaine d'abadla est traversée sur toute sa longueur par l'oued Guir, l'un des plus importants fleuves du pays, qui partage en deux parties hydrauliquement indépendantes les zones de la rive gauche et les zones de la rive droite. L'encombrement des arbres de tamarix croissent et forment des ceintures vertes sur les deux rives de l'oued guir qui se dérivent dans toutes les directions. Les clairières ont laissé libres dans les intervalles où ils sont introduits d'autres végétations de toute nature. Cependant au milieu de la plaine s'élèvent des lignes de hautes dunes de sable et vie d'autres animaux herbivores et carnivores. Cette forêt de tamarix se poursuit jusqu’à hauteur de la Garet ben Batel où après un méandre du Guir elle disparaît. Les sols occupés par cette forêt sont des sols alluviaux certainement salés d’une manière générale, mais de textures variables.

L'oued Guir, ce fleuve saharien prend sa source dans le prolongement du Grand Atlas qui forme la ceinture méridionale de la haute Moulouya. Après avoir coule dans un pays très accidenté où il arrose des nombreux ksour en partie visités par Schaudt, comme nous le verrons plus loin, sa vallée s'ouvre en arrivant au pays des Doui-Menia et permet les irrigations. L'oued Guir change plusieurs fois de non ; après avoir reçu l'oued Zousfana à Igli, on l'appelle oued Saoura. Sa vallée est une suite d'oasis et de villages, avec de l'eau abondante à chaque étape, et des ressources variées jusqu'au Gourara. Le voyageur allemand Rohifs dit qu'on l'appelle Ghaba (la forêt) à cause de ses nombreux palmiers.

Les potentialités minières L’Algérie possède dans le Sud Oranaise des grands bassins houillers installés sur la bordure septentrionale de la plate-forme. Les couches de houille sont minces « moins de d’épaisseur » mais très constantes en puissance et en composition ; il s’agit de charbon à coke.

Ils apparaissent actuellement réparties en deux bassins d’importance inégale, celui de Bechar au Nord , celui plus étendu d’Abadla au Sud. Le bord occidental d’une troisième bassin, celui de Mezarif  l’Est au-delà des calcaires du Carbonifère inférieur du Djebel Bechar.

Le bassin houiller d'Abadla Comme Kenadza, c’est un bassin paralique finissant en bassin fermé au Westphalien D.Son charbon contient 31-32 % M.V.il est cokéfiable. Il est divisé en plusieurs bassins par anticlinaux sensiblement NW-SE et par d’autres sensiblements NE-SW. Il est exploité en deux points : Ksiksou et Manounet.Ce gisement étant donné son étendue, renferme certainement la majeure partie des réserves en charbon de l’Afrique du Nord, plus d’un milliard de tonnes.

Le Carbonifère, le Westphalien, ont été signalés au N.W. d'AbadIa, à Ghorassa en 1907. Mais ce fut seulement en 1941 et 1942, après que fut démontrée l'extension vers Colomb-Béchar des couches Westphaliennes exploitées à Kénadza que l'importance d'un Westphalien productif apparut dans le Nord du bassin d'AbadIa, à Sfaïa. Les recherches systématiques commencèrent en 1948. Actuellement le siège de Ksiksou (NW du bassin) fournit les 2/3 de la production des houillères du Sud-Oranais et sur le bord Nord du bassin, jusqu'à de profondeur, 100 millions de tonnes en couches de 50 à apparaissent facilement exploitables grâce à une très grande régularité du gisement. Le charbon contient 32 à 35 pour cent de matières volatiles.