L’Armée populaire vietnamienne (abrégé en APVN ; ), est le nom de l'armée de la république socialiste du Vietnam.
Initialement force armée du Việt Minh, elle devint celle de la république démocratique du Vietnam qui opérait au Vietnam du Nord. Elle fut créée par le général Võ Nguyên Giáp et ses compagnons Lê Đức Thọ et Phạm Văn Đồng au cours des guerres d'indépendance du Vietnam (1945-1975), à la suite de la révolution d'Août, de la montée du front Việt Minh et de l'établissement de la république démocratique du Vietnam. La paix venue, elle devient une structure d’encadrement du développement économique dans sa première phase pour un développement social. L'Armée populaire vietnamienne est l'institution la plus ancienne, la plus structurée et la plus stable dans les bouleversements de de guerre, dans un « État-garnison » qui commence à se démobiliser dans la vie civileL’État-garnison est une description de Bernard B. Fall pour signifier toutes les organisations économique, politique et sociale du Viêt Nam du Nord centrées sur l’Armée Populaire Vietnamienne en période de guerre d’indépendance et de réunification.. La piste Hô Chi Minh militaire, devenue autoroute Hô Chi Minh, est représentative de cette évolution, de la guerre à la paix.
L'APVN est une composante des forces armées populaires du Vietnam et comprend : les forces terrestres, y compris les forces arrières stratégiques, la marine, l'armée de l' Air, les forces de défense des frontières et les garde-côtes.
Le drapeau de l'APVN reprend celui du Vietnam, avec la devise « Quyết thắng » () ajoutée en jaune en haut à gauche.
Historique et conflits L'histoire militaire de l'armée vietnamienne a commencé au avec l'histoire des peuples vietnamiens qui habitaient sur le territoire du Vietnam d'aujourd'hui.
L' Armée populaire vietnamienne est issue directement de la Brigade d'Armée créée le , sur une directive de Hô Chi Minh, en vue d’une guerre insurrectionnelle contre le régime colonial français en Indochine. Les guerres de la dynastie Trần (1225–1400) ont joué un rôle important dans la formation de l'identité vietnamienne qui a remporté une belle victoire sur les Mongols, l'une des rares comme celle contre le Japon. En Asie du Sud-Est, les empires vietnamiens ont conquis les voisins du sud et de l'ouest.
Beaucoup de dynasties vietnamiennes ont obtenu des victoires décisives sur de nombreuses dynasties chinoises telles que les Song, Ming, Qing. L'empereur Quang Trung a anéanti les armées chinoises puis la dynastie Tây Sơn a été remplacée par la dynastie Nguyen. Le Vietnam est connu pour avoir vaincu des envahisseurs, qui sur le papier, étaient plus forts que lui.
L'histoire militaire de l'armée populaire du Vietnam a commencé quand l'Indochine française a été envahie par le Japon qui a rapidement vaincu la résistance française. Depuis lors, le Vietnam a été victorieux dans de nombreux conflits en Indochine, contre le Japon, la France et les États-Unis. Võ Nguyên Giáp est connu comme l'un des plus grands généraux vietnamiens du .
Cette Brigade a été la première force régulière de la révolution d'Août qui a mené à la déclaration d’indépendance du Vietnam le à Hanoi, sur la Place Ba Dinh..
Le Vietnam moderne est la puissance militaire régionale de l'Asie du Sud-Est. Au départ, c’était une bande de composée de nombreux montagnards de la haute région du Viêt Bac, à la frontière du Yunnan avec le soutien du de l’OSS à travers l’état major des forces alliées de Kunming, durant la Seconde Guerre mondiale. Elle était encouragée et équipée de quelques armes légères pour s’opposer à l’occupant japonais en Indochine à travers des actions de harcèlements des postes isolés, de renseignements et de sauvetage des pilotes. Ces actions ont été organisées par le PCI (Parti communiste indochinois) qui était la seule organisation effective et efficace en Indochine, alors que l’administration et l’armée française étaient plutôt collaborationnistes, aux ordres de Vichy par l’intermédiaire du gouverneur général, l’amiral Jean Decoux. Ces actions étaient sporadiques et plutôt symboliques contre le puissant occupant japonaishttp://www2.army.mil/cmh-pg/books/wwii/70-42/ossin.JPG.
Cette Brigade de propagande armée a configuré plus tard toute l’Armée populaire vietnamienne dans la lutte armée, l’organisation économique, politique et sociale dans la mobilisation des esprits, des ressources humaines et des ressources matérielles.
Après la déclaration d’indépendance à Hanoï, sur la place Ba Dinh, le , le ministère de la Défense du premier gouvernement de la république démocratique du Vietnam a été confié à un non-communiste, comme le PCI (Parti communiste indochinois) a été sabordé par son fondateur même au profit de la Ligue pour l’indépendance du Vietnam Viet Minh et Vo Nguyen Giap a été nommé ministre de l’Intérieur où il a fait une purge sanglante.
Au retour des Français à Saïgon, dans les bagages de la division indienne du général Gracey, les forces vietnamiennes se composaient d’environ hommes et femmes dans d’infanterie réfugiées en hautes régions chez les montagnards, d’accès difficiles. Ces forces étaient multi-ethniques et multi-confessionnelles, pas entièrement communistes, mais de tendances communistes, comme toute la ligue Viet Minh.
Développement Par son acte de naissance et son mythe d’origine, l’armée populaire a été une armée de partisans, décrite par le général Võ Nguyên Giáp. Cette armée de partisans est une réunion de différentes unités combattantes pour réaliser un but politique, suivant la prescription de Hô Chi Minh à l’effet que la politique soit plus importante que les affaires militaires. Alors, le commandement de chaque unité combattante est dual : le commissaire politique et le commandant militaire, tout comme l’instruction politique en parallèle avec l’entrainement militaire.
Ainsi, l’Armée populaire est organisée en une hiérarchie de niveaux, du local au national, en passant par le régional. À la base est la milice locale d’autodéfense (Tu Vê) du paysan permanent et combattant occasionnel. Les meilleurs sont sélectionnés pour une « école de cadres » et suivent une formation militaire et politique approfondie. Au niveau régional suivant étaient les troupes régionales constituées des meilleurs éléments locaux avec du matériel plus élaboré, capables d’opérer dans toute une région de plusieurs districts. Au niveau suivant étaient les forces principales (Chu Luc) des divisions lourdes articulées en régiments constitués des troupes régionaleshttp://hometown.aol.com/canedo/myhomepage/vc.jpg.
Ainsi et de proche en proche, les divisions lourdes étaient introduites dans les districts où elles avaient à opérer par les forces régionales et pilotées par elles qui se trouvaient chez elles, sur son terrain. Dès lors et jusqu’à n’importe quel village, chaque combattant, de n’importe quel échelon, se retrouve chez lui, introduit et piloté par les forces régionales et ensuite la milice locale.
Durant les huit années de la première guerre d’Indochine, c’était une force militaire, de à en 1954, dont 1/3 de divisions lourdes régulières. La majorité de 2/3 était des forces régionales et locales. Les forces principales (Chu Luc) étaient formées de d’infanterie de (Bộ đội) chaque et de spécialisés d’artillerie ou de génie.
Les combats étaient menés principalement par les troupes locales et régionales qui se trouvaient chez elles et les forces principales entraient en scène seulement pour des batailles d’importance stratégique, comme celles des routes coloniales de Cao Bang et Lang Son en 1950, la tentative de capturer Hanoï en 1951 avec la commandée par le général Vuong Thua Vu et constituée de recrues de Hanoï même et la bataille de Điện Biên Phủ.
En 1954, à la fin de la première guerre d’Indochine l’Armée populaire vietnamienne (APVN) était encore une armée de partisans et des dispositifs étaient mis en place pour la réorganiser en une armée régulière avec différents services et différentes branches et des collèges militaires.
Maturation Avec la division en deux zones de regroupement militaire à la suite des accords de Genève, l’APVN s’est scindée en deux et les forces locales et régionales du Sud sont entrées dans la clandestinité, en prévision d’une prochaine guerre de réunification, à la suite des sabotages de ces accords de Genève qui ont prévu une élection référendaire pour la réunification des deux zones. Les futurs combattants du FNL étaient les héritiers de ces forces locales et régionales du Sud qui ont combattu sans le soutien des forces principales lourdes, à l’exception de l’offensive finale sur Saïgon. De fait, les combattants du Front national de libération du Sud Vietnam (FNL, ou Viêt Cong) au Sud reprenaient le schéma organisateur de l’APVN de 1945-1954, en forces locales d’autodéfense et forces régionales avec une souplesse tactique dans les contraintes du terrain et des ressources matérielles rares acheminées par la piste Hô Chi Minh.
Une directive au plenum du Comité central de a établi un service militaire et en 1965, l’APVN comprenait membres portée à en 1975 pendant la durée de la deuxième guerre d’Indochine de réunification ou guerre du Vietnam dans le vocabulaire approximatif. Après la troisième guerre d’Indochine, l’effectif a été porté à environ dans les forces régulières et dans les forces paramilitaires, pour des détails quantitatifs peut-être significatifs, mais peu signifiants, dans l’ignorance de ce que pouvaient faire ces troupiers et leurs comportements.
pour encadrer les combattants du FNL et ce flux allait croissant de 1965 à 1975, en même temps que l’augmentation de l’approvisionnement matériel fourni par l’Union soviétique et la Chine à travers la piste Hô Chi Minh.
Au Nord, l’APVN devait apprendre à faire une nouvelle guerre technologique avec les bombardements aériens et avec beaucoup d’économie de moyens et en se dispersant pour éviter d’offrir à l’adversaire des cibles. Au Sud, l’APVN devait apprendre à faire une nouvelle guerre en face de la mobilité aérienne de très nombreux hélicoptères. Il restait la guerre des pièges et chausse-trappes très démoralisante pour l'adversaire et la guerre souterraine des tunnels et des caches. Puisque la rivalité technologique était impossible pour l’APVN, il restait la rivalité physique de l’endurance et la rivalité psychique de la détermination, du devoir et du vouloir ainsi que du savoir de se battre dans une guerre psychologique. En cela, l’APVN n’a pas quitté sa source dans la brigade de propagande armée.
Après 1975, les combattants survivants du FNL ont été démobilisés et l’APVN s’est reconvertie en force de paix dans les années 1980, après la brève troisième guerre d’Indochine.
. Avec cette communalité, l’APVN a pris naissance chez les montagnards du Viêt Bac et les principales batailles ont eu lieu en hautes régions. Sans la participation active des montagnards, la piste Hô Chi Minh, qui alimentait le Sud et qui passait entièrement sur leur territoire, n’aurait jamais pu exister.
Reconnaissance des dettes et assistance Au cours des guerres d’indépendance et de réunification, des millions de troupiers et de cadres ont perdu leur vie et leur jeunesse.
Après la réunification, des équipes spéciales ont franchi des montagnes et traversé des rivières au Cambodge, au Laos et au Vietnam dans la recherche, la récupération des restes de leurs camarades et le retour au village pour participer au deuil et au culte des ancêtres, des héros et héroïnes.