Le Miracle des loups est un film français d'aventure historique d'André Hunebelle, sorti en 1961.
, roi de France, et Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, sont en situation de « guerre froide ». cherche à stabiliser la paix malgré les colères du duc et les félonies du traître Sénac. Le projet du roi est de donner sa filleule, Jeanne de Beauvais, en mariage à Charles, qui la désire. Mais Jeanne est amoureuse du chevalier de Neuville...
Synopsis Royaume de France, seconde moitié du . À Dijon, capitale de la Bourgogne, le duc Charles le Téméraire organise un grand tournoi pour son anniversaire et en l'honneur de son cousin, le roi de France , dont il convoite secrètement la couronne. Auprès du roi, se trouve sa filleule, Jeanne de Beauvais, que Charles désire épouser. Après deux engagements victorieux pour la Bourgogne, la chance tourne en faveur du roi après l’entrée en lice du chevalier Robert de Neuville, son meilleur porte-bannière. Pour gagner le tournoi et éblouir Jeanne, le bouillant duc de Bourgogne n'hésite pas, à se mesurer en personne, avec le preux chevalier de Neuville. Ce dernier, touché, tombe à terre tandis que son vainqueur, qui n’a pas le triomphe modeste, désire offrir la couronne d’or à Jeanne « la reine du tournoi » mais, celle-ci n’est déjà plus dans la tribune royale pour la recevoir. Charles le Téméraire est vexé, le roi sourit sous cape. De son côté, conduit sous une tente pour y être soigné, Robert, furieux de ne pouvoir expliquer sa défaite, se réjouit en recevant la visite de Jeanne qui est amoureuse de lui et lui d’elle. Pendant ce temps, on découvre que la victoire de Charles n'a été acquise qu'au prix de la félonie : la sangle de la selle de Robert ayant été, à son insu avant la rencontre, sabotée discrètement par le comte Jean de Sénac venu hypocritement prévenir Robert du danger de ce combat. Jeanne constate que la victoire de Robert lui a été volée. Si bien que le soir de la grande fête donnée par Charles pour célébrer sa victoire, Jeanne n'est guère empressée de poursuivre la danse avec le duc et écourte sa présence en quittant le bal avec l’autorisation de son oncle, le comte d'Hesselin et celle de son roi. Avant de repartir le lendemain pour Paris avec sa suite, , soucieux de faire l'unité du royaume en tentant d'apaiser les tensions, offre au duc des colombes élevées par Jeanne, gage de la paix qui doit désormais régner entre eux.
Bien qu’il ait pactisé avec son cousin royal, le duc de Bourgogne Charles le Téméraire est toujours irrité par le refus persistant de de lui accorder la main de Jeanne. Se sentant aussi rejeté par cette dernière, Charles rêve toujours de ravir à la fois le trône et la filleule du roi. À ses fins obséquieuses, il prépare un plan diabolique avec la complicité du capitaine de la garde du roi, le Comte de Sénac, un traître introduit à la cour du roi pour le compte du duc de Bourgogne. Quelque temps plus tard, se trouve au château de Clermont-en-Beauvaisis, fief du comte Hesselin, l'oncle de Jeanne, pour participer à une chasse traditionnelle. À la demande véhémente de Jeanne de lui accorder la main de l’homme qu’elle aime, le souverain refuse catégoriquement, considérant que le chevalier de Neuville est, certes, un serviteur fidèle mais pas assez puissant pour l’aider à conserver l’unité du royaume.
Le plan machiavélique de Charles entre en action : il fait enlever la jeune fille avec la connivence du comte de Sénac, en qui le roi a toute confiance, en faisant accuser de ce forfait Robert de Neuville, son rival dans le cœur de Jeanne. Neuville, déclaré félon par le roi, tombe dans un guet-apens : il est projeté du haut d’un pont et laissé pour mort par les hommes du duc. Recueilli et soigné secrètement par Catherine du Tillais dame de compagnie de Jeanne, Neuville récupère ses forces.
Prisonnière au Château de Mailly, Jeanne se voit proposer par Charles un odieux marchandage : soit, elle accepte par persuasion le mariage avec le duc soit, il épousera la sœur du roi d'Angleterre, , en s’alliant à lui contre la France. Désespérée, Jeanne trouve cependant un moyen pour prévenir Catherine du lieu de sa captivité en utilisant l'une des mêmes colombes reçues du duc dont il lui a fait cadeau. Convalescent, Robert part à son secours. Sur son chemin il trouve l’aide de paysans qui ont subi les représailles et pillages des soldats du duc. Pour reprendre secrètement contact avec Jeanne, Robert utilise la ruse pour la prévenir d’accepter d’assister au festin célébrant la fête de Charles et pour s’introduire dans le château du duc en se faisant passer pour un lutteur masqué et muet. Cette fois, Charles tombe dans un traquenard. Croyant Jeanne redevenir obéissante, il ne peut se douter que les partisans de Robert préparent l’offensive en prenant la place des serviteurs et en neutralisant plusieurs soldats de sa garde. Avec subtilité, Jeanne encourage Charles à défier le lutteur. Robert a le dessus et, avec ses partisans, délivre Jeanne avant de quitter les lieux, en laissant le château dans un piteux état.
Le roi demande à Hesselin de se rendre à Liège, porteur d'un message du souverain aux notables de la ville pour exhorter la population à ne pas se révolter contre le duc, dont elle est vassale, car il doit se rendre à Péronne, pour négocier avec Charles le sort de la Picardie. Le soir même, dans son château à Clermont, Hesselin est heureux de retrouver sa nièce et Robert mais il est très inquiet pour la sécurité du roi. Le lendemain Hesselin et Jeanne partent pour Liège et Robert pour Péronne.
, accompagné de Sénac, est accueilli à Péronne par Charles qui doute de la bonne foi de son royal cousin, car il est persuadé que l'évasion de Jeanne n'a pu se faire que sur ordre du roi. Le Comte de Sénac rapporte plus tard au duc que le roi ignore tout de l'enlèvement de la Comtesse et que par conséquent le chevalier de Neuville est seul responsable de son évasion. Il ajoute que le duc tient le Roi car son sort ne dépend plus que de ce qui se passe à Liège. Pour démontrer ses intentions pacifiques envers son cousin, le roi lui fait part de son intention de lui donner en gage les villes de la Somme et qu’il a envoyé, à Liège, Hesselin pour apaiser les Liégeois. Survient alors un faux messager, annonçant l'insurrection de la ville. Vil prétexte pour confondre le roi, lequel pour se défendre demande à Sénac de rattraper Hesselin, porteur de son message pacifique. Il ajoute qu'il aimerait que le Comte soit accompagné par des gardes du duc pour qu'eux aussi soient témoins. Robert, mis au courant de la traîtrise de Sénac, part aussitôt pour Liège. Sur la route enneigée, les gardes du duc tuent l'escorte d'Hesselin. Peu après, Sénac intercepte Hesselin, le tue, mais ne parvient pas à saisir la missive royale, détenue par Jeanne, que son oncle a fait fuir dans les bois enneigés et peuplés de loups. Sénac et ses hommes sont attaqués par les loups. La moitié d'entre eux est tuée par les loups, mais Sénac et deux de ses hommes survivent et repartent à Péronne, Sénac est convaincu que la Comtesse a été dévorée par les loups mais au contraire, Jeanne est miraculeusement épargnée et protégée par les bêtes. Arrivé en retard, Neuville découvre le cadavre d’Hesselin.
De retour à Péronne, Sénac exhibe à la face du roi une fausse missive qu'il a fait rédiger par un maître écrivain. Le roi qui découvre la perfidie de Sénac dénonce cette mascarade. Charles passe à l’offensive en faisant passer le roi pour haute trahison devant un Tribunal ecclésiastique qui doit statuer en présence des deux parties. L’argumentation du roi est faible : sa missive était scellée avec un ruban rouge alors que celle-ci a un ruban vert. Heureusement, l’arrivée de Neuville avec Jeanne lève le doute. Le Chevalier présente aux juges la missive du roi, puis La comtesse raconte ensuite comment les loups l'ont sauvée alors qu'elle fuyait après la mort de son oncle. À court d'arguments, le perfide Sénac accuse Jeanne de sorcellerie, car lui et les hommes de la garde survivants l'ont vue brièvement en pleine forêt protégée par une meute de loups. Considérant que la comtesse est sous l’emprise de Satan et que ce n’était pas un miracle, il demande qu’elle soit soumise à « la question ». Le roi refuse catégoriquement et Charles ne peut que le suivre. Pour effacer l'affront causé au roi et à sa filleule, menacée du bûcher des sorcières, Robert de Neuville demande le recours au « Jugement de Dieu » et se présente pour défendre les couleurs de son roi. Face à lui, Charles, hypocritement, se défausse sur Sénac pour "avoir menacé" la femme dont il est toujours amoureux. Un furieux combat à outrance, à visage découvert, oppose le fougueux chevalier de Neuville à l’inique comte de Sénac. La mort de Sénac innocente . Charles le Téméraire se retire avec dignité, ce qui permet à Robert de Neuville de demander à son souverain la main de celle qu'il a sauvée : la comtesse Jeanne de Beaulieu.
Fiche technique
Titre original : Le Miracle des loups Titre italien : Titre allemand : Im Zeichen der Lilie Réalisateur : André Hunebelle Assistants : Serge Vallin et Michel Pezin Scénario : Jean Halain, Pierre Foucaud, André Hunebelle, d'après le roman éponyme de Henry Dupuy-Mazuel Dialogue : Jean Halain Décors : Georges Lévy assisté de Pierre Guffroy et Albert Rajau Costumes : Mireille Leydet assisté de Marie Gromsteff Coiffure : Huguette Lalaurette Photographie : Marcel Grignon assisté de Charles-Henry Montel, Maurice Delille et André Marquette Chef Électricien : Marcel Policard Son : René-Christian Forget assisté de Yves-Marie Dacquay et Robert Tavernier Mélanges : Jean Mény Combats réglés par le Maître d’armes : Claude Carliez Conseiller technique équestre : François Nadal Scènes de lutte réglées par : Henri Cognan Cascades : équipe d'alpinistes menée par Pierre Kohlmann et notamment composée de Pierre Mazeaud et Antoine VieillePierre Mazeaud, Montagne pour un homme nu, Arthaud, 1971, p. 127 et 128 Musique originale : Jean Marion Orchestre sous la direction de Jacques Météhen Chorégraphie : Louis Orlandi Montage : Jean Feyte assisté de Colette Lambert et Linette Nicolas Script : Charlotte Lefèvre Régisseur Général : Roger Boulais assisté de Robert Ferret Régisseur extérieurs : Jean Nossereau Chef maquilleur : Alexandre Marcus assisté de Éliane Marcus et Blanche Picot Photographe de plateau : Raoul Foulon Ensemblier : Fontenelle Production : Charles Delac, André Hunebelle, Pierre Cabaud, René Bezard, Marcello Danon Directeur Général de la Production : Paul Cadéac Directeur de production : Marcel Lathière Secrétaire de production : Charlotte Choquert Sociétés de production : Production Artistique et Cinématographique, Pathé Films, Société Générale de Cinématographie Da. Ma. Cinematografica (Roma) Studios : Franstudio Enregistrements sonores : Le Poste Parisien et Simo Société de distribution : Pathé Distribution Pays de production : , Langue originale : français Format : couleur (Eastmancolor) — 35 mm — 2,35:1 (Dyaliscope) — son Mono Genre : film d'aventure, film historique Durée : 120 minutes Date de sortie : France : Affiches : Macario Gómez Quibus (Espagne), Vanni Tealdi (France)
Distribution
Du fait historique à la fiction Comme le roman éponyme (1924) d’Henry Dupuy-Mazuel dont il est une adaptation, le récit du film d’Hunebelle associe la Grande Histoire opposant Charles le Téméraire à , roi de France Jean Favier, , Paris, Fayard, 2001, , à la petite histoire, totalement imaginée, de la relation amoureuse entre Jeanne de Beauvais et le paladin Robert de Neuville.