Alexandre Falguière, né à Toulouse (Haute-Garonne) le et mort à Paris le , est un sculpteur et peintre français.
Biographie Alexandre Falguière naît le , au domicile de ses parents, rue Valade à Toulouse. Son père, Joseph, est ébénistePierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, , Toulouse, Éd. Milan, 1989, ..
Il intègre, à l'école des beaux-arts et des sciences industrielles de Toulouse, la classe de sculpture de Bernard Griffoul-Dorval (1788-1861)« Chronique » [Nécrologie Bernard Griffoul-Dorval], In : M. F. Lacointa (dir.), Revue de l'Académie de Toulouse, Toulouse, Imp. Chauvin, 1861, (en ligne).. Ses résultats décident la municipalité de lui attribuer une pension pour lui permettre de parfaire sa formation à Paris. Cherchant à améliorer ses revenus en vue d'entrer à l'École des beaux-arts de Paris, il se fait d'abord embaucher dans l'entreprise, alors très prospère, du sculpteur Albert-Ernest Carrier-Belleuse (1824-1887), puis travaille avec Jean-Louis Chenillion (1810-1875)Léonce Bénédite, Gustave Larroumet (préf.), Alexandre Falguière, Librairie de l'art ancien et moderne, 1902, (en ligne)..
Approchant la limite d'âge de l'admission aux Beaux-Arts de Paris, il se décide enfin en 1854 à y entrer. Admis dans l'atelier de François Jouffroy, Alexandre Falguière est lauréat, avec Léon Cugnot, du premier grand prix de Rome de sculpture en 1859 avec son bas-relief Mézence blessé, préservé par l'intrépidité de son fils Lausus..
Il est pensionnaire à la villa Médicis à Rome de 1860 à 1864« Jean-Alexandre Joseph Falguière », notice dans la base de données des pensionnaires sur le site de la villa Médicis villamedici.it, consulté le . où il retrouve, en 1861, son compatriote toulousain Raymond Barthélemy (1833-1902)« Raymond Barthélemy », notice dans la base de données des pensionnaires sur le site de la villa Médicis villamedici.it, consulté le ., prix de Rome en 1860, ancien élève de Griffoul-Dorval comme lui. Après son retour de Rome au début de l'année 1866, celui-ci viendra également se loger au 36, rue de l'Ouest (quartier du Luxembourg, actuellement 68, rue d'Assas) où Falguière s'établit durablementLéonce Bénédite, Gustave Larroumet (préf.), Alexandre Falguière, Paris, Librairie de l’art ancien et moderne, 1902, (en ligne).Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture… des artistes vivants… exposés au Palais des Champs-Elysées le , Paris, Mourgues Frères, successeurs de Vinchon, 1866, (en ligne)..
En 1882, il est nommé professeur à l'École des beaux-arts de Paris et élu membre de l'Académie des beaux-arts. Parmi les élèves de Falguière, on compte Antonin Mercié, Laurent Marqueste, Gaston Schnegg, Camille Crenier, Achille Jacopin, Maurice Bouval et Jean-Marie Mengue, le plus célèbre d'entre eux étant Antoine Bourdelle.
Il est promu commandeur de la Légion d'honneur en 1889Dossier de Légion d'honneur sur la base Léonore..
En 1898, Falguière reçoit la commande du Monument à Balzac après le refus de celui d'Auguste Rodin par la Société des gens de lettres, ses commanditaires. L'affaire provoque un scandale que la presse qualifie de parce qu'Émile Zola soutient Rodin.. Pour faire la preuve que cet épisode n'a en rien entamé leur amitié, Falguière réalise le buste de Rodin« Buste de Rodin » sur collections.musee-rodin.fr. pour le Salon de 1897 et de son côté Rodin sculpte un buste de Falguière..
Parmi les commandes publiques, on peut distinguer le Monument au cardinal Lavigerie pour Bayonne, dont le plâtre est conservé à Toulouse au musée des Augustins, le Monument à Goudouli de Toulouse, le Monument à Gambetta de Cahors, le Monument à La Fayette de Washington/Quelques maîtres de la sculpture à Toulouse. : Alexandre Falguière, Musée des Augustins..
Affaibli par la maladie, il se rend à Nîmes pour la mise en place de son Monument à Alphonse Daudet. Quelques heures après son retour précipité à Paris, Alexandre Falguière meurt le à son domicile du 68, rue d'Assas, laissant veuve Blanche Charlotte Virginie née VeidieArchives de Paris , acte de décès , année 1900 ()., de 19 ans sa cadette. Il est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise.
Le peintre vignette|redresse|Caïn portant le corps d'Abel (1876), musée des Beaux-Arts de Carcassonne.
Parallèlement à son œuvre de sculpteur, Alexandre Falguière pratique aussi la peinture. Dans les années 1870, il réalise des toiles de grands formats comme l'étude préparatoire Diane assise (1878), conservée à Paris au musée RodinAchat de Rodin, Diane assise.. Il compose Les Lutteurs (1875), conservée à Paris au musée d'OrsayLes Lutteurs de Falguière. qui s'inscrit dans l'esthétique du réalisme. Il expose Madeleine, une composition religieuse, au Salon de 1887Madeleine de Falguière..
Œuvres dans les collections publiques
États-Unis Los Angeles, musée d'Art du comté de Los Angeles : Résistance, 1870insecula.com.. Washington : Monument à La Fayette, 1891, bronze.
France Bayonne, Monument au cardinal Lavigerie, 1898, bronze. Cahors : Monument à Léon Gambetta, 1884. musée de Cahors Henri-Martin : Masque mortuaire de Léon Gambetta, 1882, plâtreNotice de l'œuvre sur le site du musée de Cahors Henri-Martin. ; Buste de Léon Gambetta, 1887Notice de l'œuvre sur le site du musée de Cahors Henri-Martin.. Carcassonne, musée des Beaux-Arts : Caïn portant le corps d'Abel, 1875, huile sur toile ; Buste de Jacques Gamelin, 1898, bronze. Chambéry : La Sasson, monument à la Savoie, 1892. Dijon, musée Magnin : Masques d'enfant et de femmes, 1870-1900 ; Masque de Louise Abbéma, vers 1879.
vignette|redresse|alt=Triomphe de la Révolution, groupe monumental représentant un char tiré par des chevaux s’apprêtant à « écraser l’Anarchie et le Despotisme », est installé au sommet de l’arc de triomphe de l'Étoile à Paris de 1882 à 1886. Il est visible sur cette photographie prise durant les funérailles de Victor Hugo, le 31 mai 1885.|La maquette du groupe monumental Triomphe de la Révolution, installée au sommet de l’arc de triomphe de l'Étoile, est visible sur cette photographie prise durant les funérailles de Victor Hugo, le .
Grenoble, musée de Grenoble : Triomphe de la Révolution, environ , modèle de la maquette en bois et en plâtre en vraie grandeur (à l’échelle 1:1) du groupe monumental représentant un char tiré par des chevaux s’apprêtant à , érigée au sommet de l’arc de triomphe de l'Étoile de 1882 à 1886, année où elle fut démolie et enlevée car, très exposée aux intempéries, elle se dégradait et menaçait ruineles-apn-belgique.webnode.fr.. Le bronze monumental définitif prévu ne fut jamais coulénotesdemusees.blogspot.com.. Laon, musée d'Art et d'Archéologie : Diane chasseresse, bronze, œuvre volée en 1997. ; Diane chasseresse, statuette en bronze. Marseille, jardin Puget : Monument à l'abbé Dassy, 1892, groupe en marbre. Nantes : école Saint-Joseph-du-Loquidy : Monument à saint Jean-Baptiste de La Salle.. musée d'Arts : Diane, 1888, plâtre ; Portrait de Léon Mestayer, bronze ; Portrait de Madame Mestayer, marbre ; Femme à la rose, plâtre patiné. Narbonne, musée des Beaux-Arts de Narbonne Baigneuse surprise, marbre. Nemours, château-muséenemours.fr. : Émile Gebhart, 1861, médaillon en plâtre, 1910.107.4, . ; Ernest Guiraud, compositeur, médaillon en plâtre, 1910.107.5, photo.rmn.fr.. Paris : École nationale supérieure des beaux-arts : Mézence blessé, préservé par l'intrépidité de son fils Lausus, 1859, plâtreLe sujet proposé pour le concours aux étudiants était ainsi intitulé : . Virgile, Énéide, livre X.. Grands Magasins Dufayel : Le Travail et l'Épargne, 1892, groupe en bronze ornant une niche de la façade, localisation actuelle inconnueMarc Gaillard, Paris à la Belle Époque au temps de Proust, Presses du village, 2003.. Maison de Balzac : Buste de Balzac, 1899, marbre. musée d'Orsay : Vainqueur au combat de coqs, 1864, statue en bronzeVainqueur au combat de coqs. ; Tarcisius, martyr chrétien, 1868, statue en marbreTarcisius, martyr chrétien.Le peintre américain Kehinde Wiley s'inspire de l'œuvre de Falguière dans son tableau Christian Martyr Tarcisius (2008). ; Lutteurs, 1875, huile sur toile, . ; L'Asie, 1878, statue en fonte de fer, Exposition universelle de 1878 à Paris, une des six sculptures réalisées pour la série Les Six Continents qui ornait le palais du Trocadéro ; La Danseuse, 1896, statue en marbre d'après un plâtre moulé sur nature sur le corps de Cléo de Mérodeculture.gouv.fr Notice du musée d'Orsay sur la base Joconde. ; Triomphe de la Révolution, vers 1882, maquette en cire, Notice base Joconde.. parc Monceau : Ambroise Thomas, 1902. place de Breteuil : Monument à Pasteur, 1908, groupe en marbre, achevé par Victor Peter et Louis Dubois après la mort de Falguière. Palais de la découverte : L'Inspiration guidée par la Sagesse, sculpture équestre et bas-relief. Périgueux, musée d'art et d'archéologie du Périgord : Buste de Madame Daumesnil, 1879, terre-cuite ; Reims, musée des Beaux-Arts : Cléo de Mérode, 1900, marbre ; Diane, 1900, marbre. Rouen : fontaine-réservoir Sainte-Marie : L'Élevage, La Ville de Rouen et L'Agriculture, 1879, groupes allégoriques en pierre. place Saint-Clément : fontaine Jean-Baptiste de La Salle, 1875, groupe en bronze. Toulouse : église Sainte-Germaine : Germaine de Pibrac, 1877, marbre. Grand Rond : Vainqueur au combat de coqs, 1864, bronze. musée des Augustins : Vainqueur au combat de coqs, 1864. ; La Suisse accueille l’Armée française, 1874, terre cuite. ; Diane, 1882, plâtre ; La Musique, 1889 ; À la porte de l'École, 1889 ; Femme au paon, 1890 ; Henri de La Rochejaquelein, 1895, statue en plâtre ; Monument au cardinal Lavigerie, avant 1898, statue en plâtre, hauteur 470 cm. Nymphe courant, marbre. place Georges-Guillaumin : Monument à Balzac, 1902, pierre. place Wilson : Monument à Goudouli, 1898, en collaboration avec son élève Mercié et l'architecte Paul Pujol. Danemark : Gyptothèque Carlsberg à Copenhague : Eve, vers 1880. Grèce, Athènes : La Grèce à Lord Byron, 1896, statue conçue par Henri Chapu puis reprise et sculptée par Falguières à la mort de celui-là.. Viêt Nam, Hô Chi Minh-Ville : Monument à Léon Gambetta, 1892, réplique du monument de Cahors. Il est déposé en 1955 et n'est plus localisé « Icons of old Saigon, the Gambetta monument » sur le site Historicvietnam.com..
Élèves
Honneurs ()..
Hommages À Paris, une place, une rue et une station de métro portent son nom. À Toulouse, une rue, une école élémentaire et une école maternelle publiques portent son nom.
Notes et références
Annexes
Bibliographie . Les « Toulousains » plâtres originaux et sculptures du , Toulouse, Musée des Augustins, 1991, Emmanuel Schwartz, Les Sculptures de l'École des Beaux-Arts de Paris. Histoire, doctrines, catalogue, Paris, Beaux-Arts de Paris, 2003. . . .
Iconographie Alexandre Falguière, Autoportrait, 1885, huile sur toile, musée des Beaux-Arts d'Angers. Auguste Rodin, Alexandre Falguière, 1897, buste en bronze, Paris, musée Rodin.
Liens externes
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