SireGuillaume Denière, La juridiction consulaire de Paris, 1563-1792 : sa création, ses luttes, son administration intérieure, ses usages et ses mœurs, Paris : H. Plon, 1872, 448 : « 1721. Quatrième consul. Sire Philippe Vandive, marchand du corps de l'orfèvrerie-joaillerie » Philippe Van Dievoet dit Vandive, est un orfèvre et joaillier né à Bruxelles le , baptisé même jour en la collégiale de Sainte-GuduleBaptême à Sainte Gudule de Philippe Van Dievoet le 9 janvier 1654 : « 9a (januarii 1654) Philippus filius legitimus Ægidij Van Dievoet, et Catharine Slachmeulder. Suscept : Philippus Slachmulder, et Catharina Verhasselt »., et mort à Paris le Archives Nationales, RE/XCVII/3. Notaire : de LAN Jean-Louis. Inventaire après décès de Philippe Vandive, 10 février 1738. où ses funérailles eurent lieu le lendemain dimanche à six heures du soir, en l’église Royale de Saint Barthélemy dans laquelle il fut inhuméFaire-part de décès : « Vous estes priez d’assister au Convoy & Enterrement de Monsieur VANDIVE ; le Pere, Ancien Consul, Ancien Grand Garde de l’Orfévrerie-Joyalerie, Doyen des Marguilliers, Ancien Commissaire des Pauvres : Administrateur de l’Hospital des Petites-Maisons, & Bourgeois de Paris, decede en sa maison Quay des Orfevres : Qui se fera Dimanche deuxiéme . à six heures du soir, en l’Eglise Royale de Saint Barthelemy, sa Paroisse, où il sera inhumé.Et aux Messes qui se diront le lendemain Lundy troisiéme dudit mois, depuis sept heures jusqu’à midy, en ladite Eglise. Messieurs & Dames s’y trouveront, s’il leur plaist.Requiescat in pace.De la part de Messieurs ses Fils ; de Monsieur André, son gendre ; & de Messieurs Beau, le jeune, Bourguignon & Millot, ses Petits-Gendres.» Archives Nationales, cotes : MC/PL//37, 5516 : placard de décès de Philippe Vandive..
Le fameuxNous reprenons ici le qualificatif que lui donne Dangeau: Journal du marquis de Dangeau, publié par Soulié, Dussieux, Chennevières, Mantz, Montaiglon, Paris, Firmin-Didot, 1854-1860, vol. VII, 1699-1700, jeudi 12 mars 1699, p. 44 : « fameux orfèvre ». orfèvre Philippe Van Dievoet, bourgeois de Paris, conseiller du roiAlain van Dievoet, « Quand le savoir-faire des orfèvres bruxellois brillait à Versailles », dans : Cahiers bruxellois, tome XXXVII, 1999-2003, Bruxelles, 2004, p. 41 : « Archives générales du Royaume, Notariat général de Brabant, notaire Jean Pilloy, protocole , acte du 20 août 1714 () : "Ce jourdhuy vingtième d'août 1714 par devant moy Jean Pilloy notaire royal resident a Bruxelles, et les témoins sousnommez, fut present Sr. Philippe Vandive Conseiller du Roy sindic general des Rentes de l'hotel de ville de Paris demeurant ordinairement en ladite ville de Paris estant de present en cette ville de Bruxelles »., officier de la Garde-Robe du roi, syndic général des rentes de l'Hôtel de Ville de Paris et consulG. Denière, La juridiction consulaire de Paris, 1563-1792 : sa création, ses luttes, son administration intérieure, ses usages et ses mœurs, Paris : H. Plon, 1872, p. 448 : . de ladite ville, était un des frères du sculpteur Pierre Van Dievoet (1661-1729), dont le nom est cher et familier aux Bruxellois pour être l’un de ceux qui leur ont donné la « plus belle Grand-Place du monde ». Il était frère également de Jean-Baptiste Van Dievoet (1663-1751), important négociant en vins établi à Bruxelles au Marché aux Fromages dans la grande et belle maison appelée « le Dragon » qu’il y avait construite en 1709 sur les ruines de deux immeubles bombardés en 1695.
Il est le père de l'orfèvre Balthazar Philippe Van Dievoet dit Vandive et de Guillaume Van Dievoet (Vandivout) dit Vandive, imprimeur ordinaire du Dauphin.
Ses débuts thumb|Jean-Baptiste Van Dievoet (1704-1776), époux d'Élisabeth van der Meulen, neveu de l'orfèvre du roi Philippe Van Dievoet dit Vandive (portrait à l'huile par Trigaux, 1761) thumb|Jean-Baptiste III Van Dievoet (1747-1821), époux d'Anne-Marie Lambrechts, petit-neveu de l'orfèvre du roi Philippe Van Dievoet dit Vandive (portrait au pastel vers 1774) Philippe Van Dievoet dit Vandive, conseiller du roi, l’un des six officiers de la Garde-Robe du roi, marchand orfèvre et joaillier à Paris, garde du Corps des Orfèvres en 1701, 1702, 1716, grand-garde en 1717, élu consulNicolas Lyon-Caen, Mathieu Marraud, « Multiplicité et unité communautaire à Paris. Appartenances professionnelles et carrières civiques, », dans : Histoire urbaine, Paris, 2014/2 (n° 40), p. : « Mais surtout afficher une qualité d’"ancien" revient à affirmer un droit à siéger dans une compagnie, à participer à ses décisions et à coopter ses chefs. L’orfèvre Vandive se plaint ainsi au Premier Président du Parlement, en 1720, des manœuvres des "anciens" contre sa nomination au Consulat. Ceux-ci peuvent manifestement respecter ou non l’ordre du tableau ». Lire en ligne. de Paris en 1721, administrateurAlmanach Royal, 1736, p. 72 : « Vandive, père, Marchand Orfévre, Q. des Orfèvres, aux Balances ». de 1733 à 1738 au Grand Bureau des Pauvres de l’Hôpital dit des Petites Maisons, naquit à Bruxelles où il fut baptisé le à Sainte-GuduleActe de baptême de Philippe Van Dievoet à Sainte Gudule le 9 janvier 1654 : « 9a (januarius 1654) Philippus filius legitimus Ægidij Van Dievoet, et Catharine Slachmeulder. Suscept : Philippus Slachmulder, et Catharina Verhasselt ».. Il eut comme parrain Philippe Slachmulder, très vraisemblablement son grand-père maternel, et comme marraine Catherine Verhasselt.
Il était le fils d’un bourgeois de Bruxelles, Gilles Van DievoetArchives Générales du Royaume,Notariat général du Brabant, notaire Michel Parys, acte du 15 décembre 1731, n° I5, protocole n° 476. « -15 Procure pour rendre une rente cap. I5 Xbre 1731 Ce jourdhuy 15me de décembre 1731 comparurent pardevant moy Michel Parys, comme notaire, et tabellion publicq admis par le Souverain Conseil de Sa Maté, Imp. et Cath. ordonné en Brabant, resident dans la ville de Bruxelles, et en presence des tesmoins embas ci denommés, personellement les Srs. Nicolas, et Jean Baptiste van Dievoet freres, habitans bourgeois et marchands en cette ditte ville, seuls et uniques heritiers du Sr. Pierre van Dievoet aussy leur frere en son vivant marchand &a + tous trois enfans du second lit de feu Sr Gille van Dievoet et de Damoiselle Gertrude Zeevaert lesquels ont fait, et constitué leur procureur general et special ---------------------------------------------auquel ils donnent pouvoir de pour eux et en leurs noms donner acquit et decharge a Monsieur Philippe van Dievoet marchand orfevre joaillier a Paris pareillement leur frere du premier lit de tous les arrerages qu'il peut avoir receu de tout le passé iusques a ce jour, de cinquante six livres de rente qui appartenoient sur l’hostel de ville a Paris audit Sr.Pierre van Dievoet, comme aussy de luy donner pleine, et entiere decharge de la remise de la grosse dudit contract de constitution et de tous autres effets que ledit Sr. PHILIPPE VAN DIEVOET pouroit avoir, appartenant audit Sr. Pierre van Dievoet, et de vendre, ceder quitter, et transporter avec toutte garantie a telle personne moyennant tel prix, charges, clauses, et conditions que ledit procureur advisera bon estre lesditts cinquante livres de rente, et du receu dudit prix en donner touttes quittances, et decharges vallables, remettre la grosse dudit contract de constitution et generalement y faire comme si les comparants y seroient presents pourroient faire et agir, promettant, obligeants et renonceants en forme, ainsy fait et passé dans la ville de Brux. le jour, mois, et an predit, en presence des Pierre Ceustermans, et Michel Hannoset comme tesmoins a ce appelez. Petrus Ceustermans N:van Dievoet 1731 Michel Hannosset JBta:vandievoet quod attestor M:Parys »., décédé vers 1670, et de Catherine Slachmeulder, épousée à Bruxelles (Notre-Dame de la Chapelle) le , et décédée à Bruxelles le . Gilles Van Dievoet, après seulement un peu plus d’un mois de veuvage, se remaria à Sainte-GuduleBruxelles, collégiale de Sainte Gudule, 31 juillet 1660, mariage de Gilles Van Dievoet et Gertrude Zeevaert : « Die 31a Julij 1660 in baptisterio huius ecclesiae coram infrascripto contraxerunt inter se matrimonium Aegidius Van Dievoet, et Gertrudis Zeevaert D. Gudilae parochiani, dispensante Illmo ac Rmo D. Archie(pisco)po Mechl(iniensi) in bannorum solemnijs, praestito juramento libertatis requisito, praesentibus tamquam testibus Augustino Neetens, Joanne Zeevart fratre sponsae, Francisco Jacobs, Nicolao Vander Borcht, Joachimo Zeevart fratre sponsae, Maria de Smet, Carola la Croix, et Elisabetha Hannart, quod attestor Servatius Middegaels viceplebanus D(ivae) Gudilae »., le , avec Gertrude Zeevaert, qui mourut elle-même à Bruxelles le , après s’être remariée le Le 28 août 1672, mariage en l’église Saint-Géry de Gertrude Zeevaert avec Charles De Lens : « Coram me Carolo Ricquaert Pastore Sti Gaug: et testibus Joachimo Zeevaert et Petro Van Assche contraxerunt matrimonium Carolus Delens, et Gertrudis Zeevaert. Hac 28 augusti 1672 ». Un peu avant, eut lieu le 21 février 1672 en l'église Saint-Géry le mariage de Marie Zeevaert avec Daniel Danoot : « eodem die 1672 mense februario coram me Carolo Ric(quae)ert pastore S. Gaugerici et testibus Joachimo Zeevaert, Marco De Vos et alijs, contraxere matrimonium Daniel Dannoot et Maria Zeevaert ». à l'église Saint-Géry (tt. Joachim Zeevaert et Pierre Van Assche) avec Charles de Lens, bourgeois de Bruxelles, décédé le et enterré dans l'église de Saint-GéryÉglise Saint Géry, décès 16 avril 1701 de Charles de Lens époux de Gertrude Zeevaert : « 16. obyt Carolus de Lens maritus Gertrudis Zeevaert. S.I. Ecclesia nostra.(= sepultus in Ecclesia nostra) ».. Il fut donc très jeune, à l’âge de sept ans, orphelin de mère, et un peu plus tard, en pleine adolescence, orphelin de père.
Il alla s’installer à Paris en 1672, à l’âge de dix-huit ans et, après treize ans de séjour, il reçut des lettres de naturalisation en , à l’âge de trente et un ans, lettres qui précisent qu’il est obligé de finir ses jours dans le Royaume et de n’être ni agent ni entremetteur d’aucune puissance étrangère.
En France, son nom, d’abord écrit phonétiquement à la française Vandivout est devenu Vandive.
Dans son monumental ouvrage Le Poinçon de Paris, Henry Nocq le mentionne sous la graphie Vandivoust, Vandives ou même Wandive. Lui-même signait Vandive. Selon une ancienne tradition de famille reprise dans une généalogie manuscrite, son nom a été changé en Van Dive par le Dauphin dont il avait été le joaillier.
Nous ignorons tout de ses débuts et des influences qui l’ont poussé à s’établir à Paris. Remarquons d'ailleurs que son frère cadet, le sculpteur Pierre Van Dievoet (1661-1729), dont le talent avait peut-être été remarqué par le futur roi Jacques II qui vécut à Bruxelles de 1678 à 1679, s’établit à Londres vers 1679 sous le règne de Charles II comme le précise Vertue, il avait alors dix-huit ans, et il y resta jusqu'à la révolution de 1688 qui chassa du trône Jacques II, frère de Charles II. C’est ce même événement d’ailleurs qui avait causé le départ d’Angleterre et son retour à Paris de Nicolas de Largillierre (1656-1746), qui était alors encore un peintre anversois. À la même époque se trouvait par exemple à Londres, où la colonie des artistes flamands était alors assez considérable, et qui sont encore mal connus, un autre Bruxellois, le peintre Pierre Van der Meulen (né en 1638), frère du fameux chroniqueur des batailles de Louis XIV, Adam-François Van der Meulen.
Mariage avec Anne Martinot