Servier est un groupe pharmaceutique mondial dont le siège social est situé à Suresnes (France). Fondée en 1954, l'entreprise est présente dans près de 140 pays et compte près de ..

Juridiquement, le groupe Servier est gouverné par une fondation de droit néerlandais, la FIRS (Fondation internationale de recherche Servier), sans capital et à but non lucratif. Elle a le pouvoir de nommer ou de révoquer les dirigeants du groupe..

La croissance du groupe repose sur la recherche constante d’innovation dans 4 domaines (oncologie, neurologie, cardio-métabolisme et maladies veineuses) et sur la production de médicaments génériques. Servier propose également des solutions de e-santé allant au-delà du développement de médicamentshttps://www.zonebourse.com/actualite-bourse/Servier-releve-ses-ambitions-a-moyen-terme-48889033/ .

Le groupe a été mis en cause dans plusieurs affaires, dont la plus connue est celle du Mediator où il a été lourdement condamné.

Histoire Le laboratoire a été créé en 1954. à Orléans par Jacques Servier et neuf autres personnesLa République du Centre, édition Orléans, 26 juin 2007, ., par rachat d'une entreprise de fabrication de sirop. Un an plus tard, l'entreprise lance ses deux premiers produits, un anti-hypertenseur et un antidiabétiqueServier sur shp-asso.org. La croissance se fait au fil des années par la recherche.

Dans les années 1960, les laboratoires mettent sur le marché deux nouvelles molécules, la fenfluramine (Pondéral et Isoméride) et le benfluorex (Mediator)Pierre Bienvault L'Igas livre un rapport accablant pour les laboratoires Servier, sur la-croix.com, 16 janvier 2011.

En 1973, ils lancent un médicament contre la toux à base de fenspiride. En 1974, ils obtiennent l'autorisation de mettre le Mediator sur le marchéClotilde Cadu et Jean-Claude Jaillette, Mediator : les étranges méthodes de monsieur Servier, sur marianne2.fr, 4 décembre 2010.. En 1978, ils lancent sous le nom de Survector l'amineptine, un antidépresseur qui sera retiré du marché français en en raison d'un risque d'hépatotoxicité et de pharmacodépendance Retrait de la spécialité pharmaceutique dénommée "Survector , comprimé sécable" des laboratoires Servier.

En 1989, leur centre de recherche et développement compte .

En 2005, Servier présente un médicament antiangoreux à base d'ivabradine, Procoralan(en) , Procoralan(R) (Ivabradine), the first pure heart rate-lowering agent, receives marketing authorization in Europe, sur presseportal.ch, novembre 2005. En 2007, le médicament antihypertenseur Coversyl (perindopril) compte parmi les médicaments les plus vendus en FranceQuels médicaments coûtent le plus cher à la Sécu, sur journaldunet.com, octobre 2008.

En , Servier annonce le rachat des 49 % d'Egis, une entreprise hongroise. Servier possédait déjà 51 % d'Egis depuis 1995(en)Servier offers for rest of Hungarian drugmaker Egis, sur Reuters, 24 septembre 2013.

En , Servier annonce une réorganisation qui va se traduire par la suppression nette de sur 690 dans ses activités de marketing médical en France. Cette réorganisation devrait se mettre en place au second semestre 2016.. En , lancement de WeHealth by Servier, la branche du groupe Servier spécialisée dans la e-santé..

En , Servier acquiert les activités oncologiques de Shire pour 2,4 milliards de dollars.. En : lancement du projet d'unité de production de bio-médicaments dans le Loiret..

En , Servier annonce l'acquisition des activités d'oncologie d'Agios Pharmaceuticals pour de dollars..

En , Servier inaugure, à Gidy (Loiret) sa première unité destinée à la production de biomédicaments. Avec cet investissement de 86 millions d’euros, cette unité permettra de produire en France des principes actifs issus de cellules vivantes, destinés à ses études précliniques et cliniques ainsi que des produits finis stériles et injectables.

Activité Plus d'un milliard de boîtes de médicaments sont produites en 2017. Le chiffre d'affaires consolidé pour l'exercice 2023/2024 est de 5,9 milliards d'euros. Le groupe emploie dans le monde. Il compte dans le secteur Recherche et Développement.. Il dispose de 6 centres de recherche 3 en France dont celui de Paris-Saclay, 1 au Danemark, 1 en Hongrie et 1 aux États-Unis, ainsi que de 15 centres internationaux de recherche thérapeutique..

Le groupe est présent dans près de 140 pays et plus de 90% de la consommation des médicaments Servier est faite à l'international.

Médicaments

Arcalion (sulbutiamine), Artex (tertatotolol chlorhydrate), Bipreterax (indapamide, périndopril arginine), Cosimprel (bisoprolol hémifumarate, périndopril arginine), Coveram (amlodipine bésilate, périndopril arginine), Coversyl (périndopril arginine), Daflon (fraction flavonoïque purifiée micronisée), Diamicron (gliclazide), Fludex (indapamide), Hyperium (rilménidine phosphate), Lonsurf (trifluridine, tipiracil chlorhydrate), Muphoran (fotémustine), Natrixam (amlodipine bésilate, indapamide), Pixuvri (pixantrone dimaléate), Preterax (indapamide, périndopril arginine), Preterval (indapamide, périndopril arginine), Procoralan (ivabradine chlorhydrate), Stablon (tianeptine sodique), Triplixam (amlodipine bésilate, indapamide, périndopril arginine), Trivastal (piribédil), Valdoxan (agomélatine), Vastarel (trimétazidine dichlorhydrate), Vectarion (almitrine dimésilate)..

Locabiotal En 2005, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a achevé la réévaluation des médicaments contenant des antibiotiques et administrés par le nez, la gorge ou en bains de bouche. Cette expertise a conclu à l'inefficacité de l'antibiothérapie locale (pulvérisations, pastilles, gommes ou comprimés à sucer, et solutions pour bain de bouche) dans le traitement des rhinopharyngites, des angines, des infections buccales ou la prévention de leurs complications. De plus, l'utilisation inadaptée d'antibiotiques favorise l'apparition de bactéries résistantes.. Ainsi, compte tenu de l'absence d'intérêt thérapeutique et du risque que représente l'émergence de souches bactériennes résistantes aux antibiotiques, l'Afssaps a considéré que ces médicaments (dont le Locabiotal avec fusafungine) ne devaient pas être maintenus sur le marché. Elle a demandé aux laboratoires concernés d'organiser l'arrêt de commercialisation de ces médicaments.

Les laboratoires Servier ont alors commercialisé un Locabiotal sans fusafungine, le Locabiotal 0,25 %, solution pour pulvérisation nasale ou buccale (huile essentielle de menthe poivrée en France)..

Lorsqu’en 2016 le Locabiotal avec fusafungine a été retiré du marché dans les autres pays hors France, les laboratoires Servier (pour éviter toute confusion liée à son nom de marque) ont procédé, en accord avec l’ANSM, à l’arrêt de la distribution du Locabiotal 0.25% solution pour pulvérisation nasale ou buccale (huile essentielle de menthe poivrée), qui était uniquement commercialisé en France..

Vectarion En , l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), en France, considère que En attendant la décision du « Groupe de coordination pour la reconnaissance mutuelle et les procédures décentralisées - médicaments à usage humain » (CMDh), l'ANSM recommande aux prescripteurs de ne plus initier de traitement par almitrine.. Le , l'interdiction est effective.

Recherche et développement Le groupe dépense chaque année près de 25 % de son chiffre d'affaires en recherche et développement. 49 médicaments. ont été enregistrés en 30 ans, tous issus de ses laboratoires de recherche et développement ou de partenariats.. Il est un des tout premiers partenaires privés de l’INSERM et un partenaire privilégié du CNRS.

De nombreux partenariats de recherche et de développement ont été conclus avec des institutions de recherche publiques ou privées. En 2013, on recense notamment des accords de collaboration avec miRagen Therapeutics, avec AMGEN et avec Xention.

En , Servier s'associe également à BioLabs pour ouvrir et gérer un futur incubateur à Paris-Saclay en 2023...

Il est également représenté dans le domaine des génériques par sa filiale Biogaran. À l'été 2025, Servier relance un processus de cession de cette filiale, qui avait échoué en 2024.

Axes de recherche Axes de recherche : Cardio-Métabolisme et Maladies veineuses Neurologie Cancers

Organisation

Dirigeant Jacques Servier est resté à la tête de l'entreprise jusqu'à son décès, en 2014. Sa fortune est estimée à 3,8 milliards € en 2009 ( de France)..

Fin , Olivier Laureau, responsable de la direction financière du groupe, est nommé président de la fondation et du groupe Servier..

Fondation internationale de recherche Servier Jacques Servier avait créé une fondation de droit néerlandais à laquelle il a transféré le capital de sa société pour garantir son indépendance futureLes écoutes accablantes du de Servier, Le JDD, 25 septembre 2011.

Elle porte le nom de Fondation internationale de recherche Servier (Firs) et a pour président Olivier Laureau, nommé à ce poste après le décès de Jacques Servier.

Cette structure juridique originale avait été constituée à la fin des années 1990 pour permettre la pérennité du groupe et son indépendance, ce qui impliquait de dissocier la gouvernance, c'est-à-dire le pouvoir, du capital.

Sans but lucratif, la FIRS (Fondation Internationale de Recherche Servier) n'a pas de capital et est donc incessible. Elle a pour mission d'assurer à la fois la gouvernance et le pouvoir sur le capital, la société holding du groupe, Servier SAS, qui détient à 100% les sociétés du groupe. La holding est détenue par trois associations et par des sociétés en auto-contrôle et n'a aucune personne physique dans son capital.

La fondation est dirigée par un comité exécutif, présidé par Olivier Laureau, et qui comprend des personnes choisies par M. Servier. Ce comité exécutif est assisté par un conseil de fondation, qui donne un avis sur la politique de développement du groupe, et un conseil de surveillance.

Le conseil de fondation et le comité exécutif se réunissent tous les cinq ans pour renouveler le comité exécutif. Cette structure a été mise en place juste après le décès de J. Servier..

Affaires judiciaires et controverses Mediator

Plusieurs dossiers sont en justice pour le Mediator (benfluorex) une étude confirme les graves risques qu'a fait courir le mediator aux diabetiques, sur lepoint.fr, 14 octobre 2010. Le Mediator a été commercialisé en France par les laboratoires Servier dès 1976. En 1974, ils obtiennent l'autorisation de mettre le Mediator sur le marché jusqu'en , date à laquelle il a été interdit. Réservé à l'origine aux diabétiques en surcharge pondérale, il a été ensuite prescrit aux patients désireux de perdre du poids. Il aurait causé en France entre 500 et selon une étude faite par des épidémiologistes mandatés par l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, et de hospitalisationsMediator : deux à quatre fois plus de morts ? sur liberation.fr (publié le 18 décembre 2010 ). Selon une lettre publiée par le Figaro. . ., l'Agence du médicament avait été prévenue par des médecins, professeurs de la Caisse d'assurance maladie dès le sur le risque lié à l'utilisation non contrôlée de ce médicament, alors que des médicaments au principe actif chimiquement voisin faisaient l'objet de restrictions dans leur prescription Mediator, sur lefigaro.fr. Les mêmes effets indésirables avaient déjà conduit au retrait de la fenfluramine et de la dexfenfluramine, puisqu'après la prise de dexfenfluramine (Isoméride), de fenfluramine (Pondéral) ou de benfluorex (Mediator), chacune de ces molécules est métabolisée en un produit cardiotoxique, la norfenfluramine, et ce à des concentrations similairesRapport public: Enquête sur le Mediator sur ladocumentationfrancaise.fr.