La première convention de Genève pour l’Amélioration de la Condition des blessés des armées combattantes, rédigée le , est le premier d'une série de quatre traités appelés « conventions de Genève. » Elle jette . Ce premier traité, adopté en 1864, a été profondément révisé et amendé en 1906, en 1929, et enfin en 1949. Il est inextricablement lié à l’action du Comité international de la Croix-Rouge, qui en est l'instigateur, mais qui a aussi appelé à en étendre l’application.
Histoire vignette|left|Henry Dunant Origines La Convention de Genève de 1864 intervient à un moment critique de l'histoire politique et militaire de l’Europe. Outre-Atlantique, la guerre de sécession faisait rage depuis 1861 (bataille de Fort Sumter), et elle allait se solder par . De la chute de Napoléon Ier à la Bataille de Waterloo aux succès de son neveu pendant la Campagne d'Italie (1859), les puissances étaient parvenues à maintenir la paix en Europe de l'OuestD'après ; mais la guerre de Crimée (1853–1856) puis la guerre des duchés avaient rallumé les conflits en Europe, et quoique ces troubles se fussent déroulés dans des régions éloignées, l'Italie du nord était, elle, ; quoique ce conflit ne fût pas spécialement sanguinaire, il offrait un spectacle singulier et choquant. Malgré son intention de remédier aux ravages de la guerre, l'adoption de la Convention de Genève de 1864 entraîna plutôt
Le mouvement en faveur d'un code de lois international régissant le traitement et le soin aux soldats blessés et aux prisonniers de guerre apparut avec le témoignage de l'activiste Henri Dunant sur la Bataille de Solférino (1859), qui opposait les Franco-Piémontais aux armées autrichiennes d'Italie du NordCf.. L'agonie de blessés abandonnés sur le champ de bataille à cause du manque de moyens et de personnel, et le refus de trêves pour permettre de leur porter secours, poussèrent Dunant à passer à l'action. À son retour à Genève, Dunant publia un récit intitulé Un Souvenir de SolferinoCf. et, par son action auprès de la Société genevoise d’assistance publique, il lança un appel à l'organisation d'une conférence internationale. Peu après, en 1863, il parvint à réunir les fonds pour la création du Comité International de la Croix-RougeCf. . vignette|Signature de la première convention de Genève par quelques-unes des principales puissances européennes en 1864. vignette|Première page du traité original de 1864. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), tout en reconnaissant qu’, n'ignorait pas que, surtout en temps de guerre, il y aurait Cf. . Mais pour que sa mission soit largement acceptée, il fallait un ensemble de règles encadrant ses propres activités et celles des belligérants.
Conférence diplomatique de 1864 À peine un an plus tard, le gouvernement suisse invitait les gouvernements de tous les pays européens, ainsi que les États-Unis, le Brésil et le Mexique, à assister à une conférence diplomatique officielle. Seize pays dépêchèrent 26 délégués à Genève. Le , la conférence adopta la première Convention de Genève « pour l’amélioration de la condition des blessés aux armées sur le champ de bataille. » Les représentants de 12 états et royaumes signèrent cette conventionD'après :
Le Royaume-Uni de Suède et de Norvège ratifie la convention au mois de décembre.
Le traité Malgré ses exigences simples, énumérées ci-après, il suffit à mettre en place rapidement des réformes importantes. Le premier traité demandait simplementD'après . : l'immunité de capture et de destruction de tous les établissements de soin des soldats blessés ou malades, l'accueil et le soin indistinct de tous les combattants, la protection des civils fournissant de l'aide aux blessés, et la reconnaissance du symbole de la Croix Rouge en tant que signe de ralliement des personnes et équipements concernés par le traité.
Révisions De graves ambiguïtés dans la rédaction des articles, les bouleversements rapides de la nature des conflits et les progrès de la technologie militaire (explosifs, gaz asphyxiants), nécessitaient la révision et le développement de la convention : cela amena à la Seconde Conférence de Genève (1906), à la Première et la Seconde conférence de La Haye qui étendit l’application des articles à la guerre maritimeD'après Encyclopædia Britannica, Geneva Conventions.. La révision de 1926 n'apporta que des modifications de détail. La révision de 1949, appelée Acte Final de la Conférence de GenèveCf. (1949), développe quelques idées nouvelles, en particulier pour la protection des civils ; toutefois, comme l'observait en 1951 Jean S. Pictet, directeur du Comité international de la Croix-Rouge, : aussi, il est , principalement par la mise à jour et le développement des principes fondamentaux de la première Convention de Genève.
Références
Annexes Articles connexes
Bibliographie Chandler P. Anderson, "International Red Cross Organization", The American Journal of International Law, 1920 Richard Baxter, "Human Rights in War", Bulletin of the American Academy of Arts and Sciences, 1977 George B. Davis, "The Geneva Convention", The American Journal of International Law, 1907 Francis Lieber, "INSTRUCTIONS FOR THE GOVERNMENT OF ARMIES OF THE UNITED STATES IN THE FIELD", Ordres de Lincoln, . Liens externes
Fac-simile du document original 150 ans de la convention de 1864 – 150 ans d'action humanitaire
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