Maxime de Turin est un saint catholique et orthodoxe. Son nom est parvenu à la postérité en tant que premier évêque de Turin, prédicateur remarquable et auteur prolifique. Il est sans doute devenu évêque vers 390Liste des évêques du diocèse de Turin, Maxime, évêque de 390 à 420, site GCatholic.org. et mort entre 408 et 423 Date de sa mort incertaine : entre 408 et 423, Santi e Beati.. Il est considéré comme le fondateur de son diocèse (Taurinensis), érigé d'après les inspirations d'Ambroise de Milan et la formation qu'il suivit au monastère d'Eusèbe de Verceil.

Biographie vignette|240px|Saint Maxime de Turin prêchant au peuple, fresque d'abside de Francesco Gonin (1846), église Saint-Maximin, Turin. Son nom apparaît dans le martyrologe romain le et la ville de Turin le considère comme son saint patronSaint Maxime de Turin - Nominis..

Une remarquable production littéraire d'homélies et de sermons lui est attribuée (la première édition critique a été écrite à Rome en 1784) : certaines de ces homélies sont d'attribution douteuse, mais plus d'une centaine d'homélies et de sermons sont certainement considérés comme les siens.

Ses efforts apostoliques témoignent de la qualité de ses sermons écrits dans un style clair et persuasif. Dans l'un d'eux, il exhorte fermement ses fidèles, effrayés par l'approche des armées barbares à manier les armes du « jeûne, de la prière et de la miséricorde », et aux personnes effrayées qui se sont empressées de fuir la ville, il dit : « Il est injuste et impie le fils qui laisse sa mère en danger. La patrie est toujours une douce mère ». Parmi ses écrits, 22 homélies sur le Carême et beaucoup d'autres sur les dogmes, les institutions, la pratique.

Son engagement se concentre principalement dans la lutte contre la pratique de la simonie, du paganisme et de toute forme de syncrétisme ainsi que sur la diffusion du message évangélique dans les campagnes. Même si les fidèles négligeaient les fêtes et les préceptes, il était très attaché à la communauté et conscient de l'importance de son rôle dans l'affirmation de la nouvelle foi.

À cette époque, il existait déjà un calendrier liturgique accompli et la ville comptait plusieurs lieux de culte, dont un dédié aux martyrs Octave, Soluteur et Adventeur, les premiers protecteurs de la cité. De même, à l'extérieur, il y avait au moins un cimetière chrétien. En 397, il fut témoin du martyre des saints , envoyé en mission dans le diocèse de Trente. Ses textes donnent l'occasion de découvrir les coutumes et les conditions de vie de la population lombarde au temps des invasions gothiques ; l'une de ses homélies contient la description de la destruction de Milan par Attila.

Durant l'épiscopat de saint Maxime, en 398, s'est tenu le concile de Turin, auquel participèrent de nombreux évêques du nord de l'Italie et du sud de la Gaule afin de résoudre des problèmes frontaliers et le schisme félicien ou itacien (exécution de l'évêque d'Ávila Priscillien décidée par Magnus Maximus et nomination de Felix à Trèves comme évêque)Les dissensions des Églises des Gaules à la fin du IVe siècle et la date du concile de Turin, article de Jean-Rémy Palanque, Persée..

Le savant marseillais Gennadius dit que vers la fin du (De viris illustribus, 41: PL 58.1100 et suivants) Maximus episcopus Taurinensis (l'évêque Maxime de Turin) est signataire au concile de Milan (451) ainsi qu'à celui de Rome (465), ce qui ferait de lui l'un des participants les plus âgésPeut-être participant au concile de Milan en 451 et à celui de Rome en 465, Histoire et Spiritualité.. Cela étant, il a peut-être été confondu avec le successeur de Maxime portant lui aussi le même nom et désigné Maxime II.

Le culte de saint Maxime est toujours resté vivant à Turin avec une plus ou moins grande intensité selon les époques, et sa mémoire est liée aux plus anciennes églises et lieux de culte de la ville. Selon la tradition locale, ses reliques étaient cachées, pour les sauver des invasions barbares (ou peut-être pour les protéger des iconoclastes, actifs à Turin au début du ) ; quelques petits fragments de reliques qui lui sont attribués ont été découverts au , ils se trouvent à l'église Saint-Maxime de Collegno.

Notes et références

Bibliographie

Voir aussi Liens externes

Audience générale du Pape Benoît XVI du 31 octobre 2007 consacrée à Maxime de Turin Présentation de saint Maxime de Turin, Fede Ortodossa, Chiesa e vita Cristiana Saint Maxime de Turin, évêque, fête le 25 juin, Santi e Beati Compte-rendu d'Eduard R. Riegert sur le livre Les Sermons de saint Maxime de Turin de Boniface Ramsey, o.p.

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