vignette|Les lorettes, par Paul Gavarni, 1842. Lorette désigne au un type de jeune femme élégante vivant de ses relations avec des hommes .
Origine et description vignette| « Ce que c’est pourtant que nos sentiments ! » (dans Le Diable à Paris par Paul Gavarni et Grandville, édition de 1869). Les lorettes apparues sous la monarchie de Juillet doivent leur nom à l'église Notre-Dame-de-Lorette située entre autres à côté de l'ancienne rue Bréda (d'où leur autre nom de « brédas »), et plus généralement dans le lotissement de la Nouvelle Athènes, construit à partir de 1820 dans l'actuel de Paris. C'est dans ce quartier qu'elles résidaient pour la plupart à l'époque de Louis-Philippe.. Les lorettes logeaient temporairement, pour quelques mois ou quelques années, dans des logements élégants récemment construits, que les habitants définitifs ne voulaient pas occuper avant que leur salubrité soit établie.. Cet expédient qui leur permettait de vivre à peu de frais dans une apparence de richesse pouvait n'être qu'un parmi d'autres dans leur vie.
Alexandre Dumas attribue l'invention du nom à Nestor Roqueplan en 1841. Il décrit les lorettes comme une chose du passé dès 1844 : …
La création du type de la lorette s'inscrit explicitement, Avant-propos. dans la mode littéraire des physiologies. Les auteurs se refusent à définir leur sujetComme ., mais le présentent par une série d'anecdotes ou de notes. Cette indéfinition tire le type du côté de l'allégorie. , écrivent ainsi les frères Goncourt dans leur Journal .. D’après Alex Lascar, elles tiennent le milieu entre les femmes entretenues par un seul homme et les grisettes, désavantagées par le sort, qui peuvent avoir, en plus de leur travail d'ouvrière ou d'employée de magasin, un amant généreux. La grisette travaille et reçoit occasionnellement de l'argent d'amants qu'elle choisit, alors que la lorette refuse le travail. et subvient, selon des auteurs de l'époque, à ses besoins exclusivement grâce aux hommes qu'elle fréquente ; ..
Le Grand Dictionnaire universel du indique, en 1873 .
Dans la littérature <poem>— Phryné, riche du bien de plus de vingt amants, Et le cou ruisselant d'or et de diamants, S'irrite à tout propos du luxe des lorettes, Et demande un décret qui borne leurs toilettes… Auguste BarbierRevue des deux Mondes, , mai 1865.</poem>
Maximilien Perrin ; ., Alexandre Dumas., les frères Goncourt. Publié en feuilleton l'année précédente selon . ., Henry de Kock., Eugène Sue., Théodore Cazaletz., se sont inspirés de ces demi-mondaines. Gavarni et Gustave Doré les ont représentées.
George Sand, sans définir plus que les autres ce que sont les lorettes, donne dans Le Diable aux champs un point de vue féminin sur leur vieLe personnage de Myrto dans ..
Gustave Flaubert, L'Éducation sentimentale (), à l'hippodrome :
Annexes Sources historiques . Alexandre Dumas, article “Lorettes” dans La grande ville. Nouveau tableau de Paris, comique, critique et philosophique, Maresq, 1844, t. 2, pp. 345-367. .
.Le Quartier Breda'', E. de la Bédollière, 1860.
Bibliographie . Notes et références
Articles connexes Grisette (femme) Cocotte (prostituée) Laurette ou l'Amour voleur
Liens externes
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