Le cocatrix, coquatrix, caucatrix ou cocatrice est un animal fabuleux qui possède selon la légende une tête de coq, des ailes de chauve-souris et un corps de serpent ou de coq.

Très proche du basilic, le cocatrix fut souvent confondu avec ce dernier dans les bestiaires médiévaux. Selon certaines sources, la cocatrix serait Laurence A. Breiner, « The Career of the Cockatrice », Isis , 1 mars 1979, p. 30.

Dans les œuvres modernes et en particulier le jeu de rôle, cocatrix et basilic sont dissociés, le basilic étant vu comme un reptile terrestre, le cocatrix plutôt comme un oiseau avec des ailes et une queue de dragon.

Étymologie et terminologie

L'usage semble assez hésitant pour ce qui est de trancher entre le masculin et le féminin, mais c'est le masculin exclusivement que les dictionnaires relèvent, encore que ce terme ne se trouve que dans les dictionnaires anciens : Littré, La Curne, Furetière. Il semble qu'on l'appelle également cocatrice en français, ce qui pourrait être un anglicisme. Dans ce cas aussi, l'usage semble hésitant quant au genre. On trouve également les termes coquatrix, caucatrix, cocodrille, codrille et cocadrille.

Légende Origine

Le cocatrix fut décrit pour la première fois à la fin du , d'après une interprétation de l’Histoire naturelle de Pline l'AncienHistoria naturalis, VIII. 37.90., comme une variété du basilicThe Jewish Encyclopedia, en 1906, ne fait pas de différence entre cocatrix et basilic bien qu'à la différence de ce dernier, le cocatrix possède toujours des ailes. La vulgate latine, traduction de la Bible, mentionne le basilic bien qu'il ne s'agisse que d'une mauvaise traduction de l'hébreu Tsépha. La présence du basilic dans la Bible força les encyclopédistes chrétiens à trouver une explication plus rationnelle à l'existence de cette créature que celle fournie par la pharsale de Lucain.

Selon Alexander Neckam dans De naturis rerum (1180), le cocatrix naît d'un œuf pondu par un coqL'impossibilité de la présence d'un œuf de coq est à l'origine du terme péjoratif cockney (œuf de coq) à Londres couvé par un crapaud, auquel s'est parfois substitué un serpent dans les versions postérieures. La traduction de basiliscus à cockatrice s'effectua quand le basiliscus de Barthélemy l'Anglais, dans De proprietatibus rerum (1260) devint la cockatrice dans l'ouvrage de John Trevisa, en 1397 Laurence A. Breiner, The Career of the Cockatrice, Isis 70:1 (Mars 1979), p.35.

Le basilic est confondu avec le cocatrix, notamment en ce qui concerne sa naissance. Au , Chaucer parle de basilicoq. Cet animal est censé naître d'un œuf de coq âgé de sept à quatorze ans, nommé , qui est pondu dans du foin et ensuite couvé par un serpent ou un crapaud :

Un coq accusé d'avoir pondu un œuf de fut brûlé publiquement au bûcher durant le Moyen ÂgeClaude Seignolle, Contes, récits et légendes des pays de France, tome 4, Omnibus, 1997.

Dans le Berry, le basilic était confondu avec le cocatrix sous le nom de cocadrille. Paul Sébillot rapporte ainsi qu'en Berry,

Le folkloriste Laisnel de la Salle rapporte au que les œufs d'où naissent les «  ont la taille des œufs de merle, sont presque ronds, mais n'ont pas de jaune. Ils sont nommés ou et les paysans leur attribuaient toutes sortes de propriétés magiques et malfaisantes, tandis que les sorciers étaient réputés comme recherchant avidement ces œufs, particulièrement ceux pondus au pays des infidèles, pour leur puissance évocatrice.

Les tentatives visant à l'identifier à telle ou telle espèce biologique se sont avérées généralement futiles.

D'autres légendes rapportent une forme d'un dragon, mais avec une tête de coq, parfois avec des yeux rouge foncé ou noirs. Son regard ou son souffle sont dits empoisonnés, mais elle peut être tuée par une belette ou par le chant d’un coq.

Loup de Troyes

Héraldique

Le cocatrix est une figure héraldique imaginaire.

Notes et références

Articles connexes Basilic (mythologie)

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