Harry Dickson est un personnage de roman policier fantastique repris et développé par Jean Ray à partir d'une série policière d'origine allemande.

Jean Ray fut le traducteur des premiers Harry Dickson, série allemande de nouvelles policières. Les trouvant de fort mauvaise facture, il se mit peu à peu à les modifier à sa façon, puis à totalement les réécrire, se contentant d'une narration conforme à l'illustration de couverture et sans grand rapport en général avec le récit original à traduire.

Harry Dickson est présenté, dès son apparition dans les histoires originales puis par celles imaginées par Jean Ray, comme le Sherlock Holmes américain.

Signalons qu'un personnage, Allan Dickson, détective, fut imaginé dès avant 1910 par Arnould Galopin.

Origines du concept vignette| Une couverture de l'édition allemande (avant 1912), dessinée par Alfred Roloff — le fascicule fait 32 pages.

vignette|redresse|Jean Ray durant les années 1920. Les nouvelles, écrites à l'origine en allemand par Kurt Matull (1872-1930) et Theo von Blankensee (Matthias Blanck, 1881-1928)Notice auteur, base Noosfere.Les Dossiers secrets du roi des détectives, Paris, , vers 1907., parurent à partir de , sous le titre sériel Detektiv Sherlock Holmes und seine weltberühmten Abenteuer (« Les plus célèbres affaires du détective Sherlock Holmes »), chez l'éditeur Verlagshaus für Volksliteratur und Kunst, à raison de 230 fascicules jusqu'en . À compter du fascicule, peu avant l'été 1907, les avocats d'Arthur Conan Doyle entament un procès en contrefaçon contre l'éditeur allemand, qui modifie le titre de la série qui devient Geheimakten des Weltdetektivs (« Les dossiers secrets du roi des détectives »). Le compagnon du héros prend le nom de « Harry Taxon ». Les premières traductions en français commencent dès 1907 chez l'éditeur et traducteur Fernand Laven, dans sa collection La Nouvelle populaire « The French World Newton Universe Harry Dickson », in: Cool French Comics..

Rédaction par Ray (1929-1938) Les premières traductions en néerlandais commencent, elles, en , publiées par Roman-Boek-en-Kunsthandel. Le travail de base de Jean Ray a été de traduire, à partir de 1928, par le biais de l'éditeur bruxellois Hip Janssens, les textes du néerlandais vers le français, textes qu'il a finalement complètement réécrits à partir du . Les à 19 ont été traduits par un inconnu. Les à 44 et 47 à 49 ont été traduits/corrigés par Jean Ray. Concernant les six fascicules relatant la saga de « Flax », le « Moriarty » des aventures de Harry Dickson, dont les numéro sont : 18, 19, 21, 22, 26 et 27, on cite pour nom de traducteur, non pas Jean Ray, mais Gustave Le Rouge (l'auteur du « Mystérieux Docteur Cornélius », série de 18 fascicules parus en 1912-1913)Harry Dickson, un historique Article de Hervé Louinet.

Les , 45, 46, 50 à 62 ont été traduits/adaptés par Jean Ray. Le a été traduit (chapitres I à V) et créé (le reste) par Jean Ray. Le a été traduit (chapitre I) et créé (le reste) par Jean Ray. Les à 69, 73, 75 à 77, 81 à 106, 111 à 178 ont été entièrement créés par Jean Ray. Les à 72, 74, 78 à 80, 107 à 110 sont des rééditions des Dossiers secrets du roi des détectives (parus en 1907).

L'intégrale est parue chez Néo en 21 volumes.

Aux Éditions Le Cri : Le livre non numéroté offert par la Communauté française de Belgique à l'occasion de la Journée mondiale du livre du suivi de deux coffrets de 10 minces fascicules numérotés de 1 à 20.

Réception critique Différentes disciplines scientifiques sont évoquées dans les nouvelles et contribuent au développement de l'intrigue ou à la résolution de l'énigmeLes aventures de Harry Dickson : une place pour la science dans le récit policier fantastique Conférence par le Professeur Philippe Jaussaud du 26 janvier 2011, Fichier PDF sur recherche.univ-lyon2.fr, Université Lyon 1, EMR : « Sciences et Société : Historicité, Éducation, Pratiques » (S2HEP).

Liste des fascicules en français +