Le Nom de la rose est une coproduction internationale ouest-germano-italo-français réalisé par Jean-Jacques Annaud et sorti en 1986. C'est l'adaptation du roman de l'écrivain Umberto Eco, paru en 1980.

Dans le rôle de Guillaume de Baskerville, ce polar médiéval met en vedette Sean Connery. Le film remporte, en 1987, le César du meilleur film étranger et en , une version restaurée en 4K sort sur les écrans françaiscette version est doublée en breton et en occitan..

Le film raconte l'enquête menée en 1327 par le frère franciscain Guillaume de Baskerville, ancien inquisiteur, qui, assisté d'un novice bénédictin, Adso de Melk, est désigné pour « inspecter » l'abbaye bénédictine d'Italie du Nord avant une rencontre de conciliation entre une délégation du pape et les représentants des frères mineurs. Tous deux vont assister à une série de morts suspectes dont Guillaume résoudra l'énigme.

Synopsis En l'an 1327, dans une abbaye bénédictine du nord de l'Italie, des moines seront retrouvés morts dans des circonstances mystérieuses et cela sème le trouble dans les esprits, qui y suspectent l'œuvre du démon. Or cette abbaye doit réunir des représentants de l’ordre des Frères mineurs et des représentants du papeà cette époque, les papes sont à Avignon pour une confrontation en terrain neutre.

Une inspection préliminaire a été confiée à l'un des franciscains les plus réputé, Guillaume de Baskerville ; il est accompagné du jeune novice Adso de Melk qui sera le narrateur. Tous deux qui assistent à ces morts mystérieuses sont, de facto, amenés à conduire une enquête.

La première victime, dont la mort est, au premier abord, inexpliquée, est Adelmo d'Otrante, un jeune et talentueux enlumineur dont le corps sans vie est retrouvé à l'aplomb d'une tour percée d'une unique fenêtre.

Un deuxième mort est retrouvé un matin : Venantius, un moine traducteur du grec ancien qui était la dernière personne à avoir conversé avec Adelmo. Venantius est retrouvé au petit matin baignant dans un baquet rempli de sang de porc. Guillaume et Adso remarquent des boursouflures sombres sur sa langue et sur l'un de ses doigts. Rien de tout cela ne fournit une explication convaincante, ni même un mobile. Cette découverte macabre renforce les peurs superstitieuses des moines, qui craignent d'avoir affaire à un démon, d'autant que le frère Ubertino de Casale remarque que les morts successives font penser aux signes mentionnés par la Bible dans le Livre de l'Apocalypse. Guillaume fouille le scriptorium et inspecte le pupitre d'Adelmo ; aussitôt Malachie, le bibliothécaire en chef, et Bérenger son assistant, lui interdisent l'accès au reste du bâtiment, dont la bibliothèque.

Guillaume fait ensuite la rencontre de Salvatore, un bossu simple d'esprit et polyglotte, personnage pittoresque et pitoyable qui survit grâce à la protection du cellérier, Remigio da Varagine. Salvatore ayant utilisé le mot de , cri de ralliement des Dolciniens, Guillaume déduit que tous les deux sont d'anciens membres de cette hérésie qui invoquait la pauvreté du Christ et donc exigeait celle de la hiérarchie de son église. Il ne les soupçonne pas des meurtres car les Dolciniens s'en prenaient aux riches évêques, non aux pauvres moines. Le secret de Remigio est néanmoins pour Guillaume un moyen de pression pour en apprendre davantage sur les petits secrets de l'abbaye. Salvatore révèle à Guillaume qu'Adelmo et Venantius s'étaient rencontrés la nuit précédente.

Les morts inexpliquées continuent. Le temps presse, car la rencontre avec les émissaires papaux approche et l'abbé craint un recours à l'Inquisition pour résoudre l'affaire. La nuit venue, Guillaume et Adso fouillent le pupitre de Venantius. Ils y trouvent un livre en grec, un parchemin écrit dans la même langue, des restes de pigments utilisés par Adelmo pour ses enluminures et des symboles écrits par un homme gaucher à l'aide d'une encre sympathique. Bérenger s'introduit alors dans la bibliothèque, distrait Guillaume et s'enfuit avec le livre. Tandis que Guillaume se lance à sa poursuite, Adso, dont la lampe-tempête s'est éteinte, cherche à la rallumer à l'âtre de la cuisine. Remigio y fait soudain irruption, à la recherche d'une jeune paysanne qui lui offre régulièrement ses faveurs en échange de quelque pitance. Adso se cache précipitamment à l'endroit même où cette dernière s'était rencognée. Leur attirance mutuelle les conduit à faire l'amour, ce qui suscite chez Adso quelques interrogations qu'il soumet plus tard à son mentor.

Le lendemain, Bérenger est découvert noyé dans un bain et portant des boursouflures noires, similaires à celles de Venantius. Guillaume annonce ses conclusions : la mort d'Adelmo était bel et bien un suicide, car le moine avait cédé aux avances sexuelles et réprouvées de Bérenger et éprouvait des remords ; Adelmo est tombé d'une autre tour que celle au pied de laquelle il a été découvert. Par ailleurs, Venantius a reçu un parchemin d'Adelmo avant la mort de ce dernier et Bérenger est le seul moine gaucher de l'abbaye. Guillaume élabore ainsi l'hypothèse selon laquelle le moine qui a pris des notes en grec l'a fait à partir d'un livre qui aurait un lien avec la cause des meurtres. L'abbé n'est pas convaincu par les raisonnements de Guillaume. Il brûle le parchemin et informe Guillaume qu'il a prévenu le représentant de l'Inquisition, Bernardo Gui, qui fait partie de la délégation papale et fut dans le passé un adversaire de Guillaume.

Guillaume et Adso, déterminés à résoudre l'enquête avant l'arrivée de Bernardo Gui, découvrent une vaste bibliothèque secrète dans le donjon de l'abbaye. Guillaume soupçonne que l'abbé a dissimulé ces livres car une grande partie d'entre eux sont des œuvres de philosophes païens. Pendant ce temps, Bernardo Gui arrive à l'abbaye et surprend Salvatore en train de se disputer un coq noir avec la jeune fille, le tout en présence d'un chat noir. Il ne lui en faut pas plus pour y voir des signes de sorcellerie. Il le fait arrêter et torturer. Peu après, l'herboriste de l'abbaye découvre un livre en grec dans son officine (que Bérenger avait caché) et en informe Guillaume avant de retourner s'enfermer dans son laboratoire qu'il trouve mis à sac. Il est alors assassiné par Malachie qui lui défonce le crâne à l'aide d'une sphère armillaire. Celui-ci s'empresse alors de détourner les soupçons de sa personne en incitant Remigio à s'enfuir pour échapper au bûcher tout en dénonçant cette fuite à Bernardo Gui qui fait ipso facto procéder à l'arrestation du cellérier.

Remigio, Salvatore et la jeune fille comparaissent devant un tribunal de l'Inquisition présidé par Gui, qui nomme Guillaume et l'abbé en tant que juges à ses côtés. Remigio avoue fièrement son passé et nie les meurtres. Bernardo le menace alors de la question préalable et Remigio préfère avouer les crimes pour y échapper, prétendant avoir été inspiré par le diable pour les commettre. Guillaume argumente en faveur de l'innocence de l'accusé : les meurtres, dit-il, sont liés au livre mystérieux, que Remigio ne pouvait pas lire puisqu'il ne sait pas le grec ; Guillaume prévient ses deux collègues que la condamnation ne mettra pas fin aux meurtres. Gui condamne les trois accusés à être brûlés et il s'apprête à faire renvoyer Guillaume à Avignon, car il le soupçonne de « relaps ».

Peu après, Malachie s'effondre pendant l'office : il porte à son tour les boursouflures noires aux mêmes endroits que les deux morts précédents. Tandis que les trois condamnés sont emmenés vers le bûcher, Guillaume et Adso s'introduisent une nouvelle fois dans la bibliothèque secrète. Ils s'y trouvent face à face avec le vénérable aveugle Jorge, le doyen d'âge de l'abbaye. Guillaume, dans l'intervalle, a décrypté les paroles inscrites sur le parchemin qu'ils avaient découvert et compris quel est le livre qui est la cause de tous les meurtres : le second tome de la Poétique d'Aristote, qui évoque la comédie, le théâtre comique : le rire. Jorge, convaincu que le rire est un instrument du Diable, a empoisonné les coins des pages à l'arsenic et ainsi provoqué le trépas de tous les moines qui se risquaient à le lire en tournant les pages. Quand Jorge l'invite à feuilleter le livre à son tour, Guillaume ne tombe pas dans le piège et enfile un gant. Démasqué, Jorge s'enfuit et, dans la bousculade avec ses poursuivants, déclenche accidentellement un incendie en faisant choir une lampe à huile. La bibliothèque s'embrase. Guillaume ordonne à Adso de fuir puis tente de sauver autant de livres que possible. Jorge décide de détruire à tout jamais ce qui ne devait pas être écrit, en mâchant et avalant les pages du livre empoisonné, avant de chuter dans l'incendie.

À l'extérieur, les bûchers du verdict sont mis en place. Lorsque l'incendie de la tour devient visible, tous les moines abandonnent les bûchers pour lutter contre la destruction du bâtiment. Salvatore et Remigio succombent aux flammes ; la jeune paysanne est secourue par les villageois. Adso poursuit Gui, qui lui échappe. Des paysans font basculer son char du haut de la falaise. Dans la chute, Bernardo Gui meurt sur les pointes d'un instrument de torture tombé en contrebas. Guillaume parvient à s'extraire du donjon embrasé en suivant les rats. Adso et lui quittent l'abbaye, quand Adso revoit la jeune fille, qui l'attend au bord du chemin. Après un moment d'intense hésitation face à l'attitude implorante de la jeune paysanne qui lui embrasse la main, Adso décide finalement de suivre Guillaume. Le film s'achève sur les paroles d'Adso désormais âgé : il n'a jamais regretté son choix, ajoutant que la jeune fille a été l'unique amour de sa vie, bien qu'il n'ait jamais su son nom.

Avant que débute le générique, la bise souffle après les derniers mots d'Adso et une phrase latine apparaît en lettres rouges, en bas à droite de l'écran : (« Ne subsiste que le nom de la rose d'autrefois, [car] nous ne retenons des choses que des noms sans plusLe second membre de phrase reste d'interprétation délicate. L'adjectif nuda (à l'accusatif pluriel neutre s'accordant au substantif « nomina » : « des noms ») exprime une absence. Plus largement, il peut aussi signifier purs et simples, sens qui semblerait le mieux convenir. L'adage illustre l'évanescence de choses qui, une fois disparues donc dénuées d'existence, ne subsistent plus qu'en pensée, sous la forme immatérielle d'un nom. »).

Fiche technique

Titre original français : Le Nom de la rose Titre original allemand : Titre original italien : Titre original espagnol : Titre anglais : Réalisation : Jean-Jacques Annaud Scénario : Gérard Brach, Alain Godard, Andrew Birkin et Howard Franklin, d'après le roman éponyme d'Umberto Eco Musique : James Horner Photographie : Tonino Delli Colli Décors : Dante Ferretti Costumes : Gabriella Pescucci Distribution des rôles : Gianni Arduini, Dominique Besnehard, Celestia Fox, Sabine Schroth, Lynn Stalmaster et David Rubin Montage : Jane Seitz Affiche : Philippe Druillet Production : Bernd Eichinger et Bernd Schaefers Coproduction : Franco Cristaldi et Alexandre Mnouchkine Production déléguée : Jake Eberts, Thomas Schühly Production associée : Pierre Hébey et Herman Weigel Sociétés de production : Les Films Ariane, FR3 Films Production, Cristaldifilm, Neue Constantin, en association avec ZDF, Radiotelevisione Italiana (non créditée) Sociétés de distribution : Acteurs Auteurs Associés, 20th Century Fox, Constantin Film Budget : (estimation) Pays de production :, et Langues originales : anglais, latin, italien Format : couleurs —70mm - 1,85:1 — son Dolby Genre : drame Durée : Dates de sortie : États-Unis : Allemagne de l'Ouest : Italie : France : , (version restaurée)

Distribution

Sean Connery (VF : Claude Giraud) : Guillaume de Baskerville (William of Baskerville en version anglaise) Christian Slater (VF : Vincent Ropion) : Adso de Melk Helmut Qualtinger (VF : Henry Djanik) : Remigio de Varagine