Cette page présente les faits marquants de l'année 1968 en France. Événements

Janvier Agitation lycéenne autour des Comités Vietnam. Premiers incidents à l'université de Nanterre.

création du Parti communiste marxiste-léniniste de France, de tendance pro-chinoise. décret portant publication de l'accord entre la France et le Luxembourg relatif à la rectification de la frontière du . Il concerne l'échange de zone de . : le ministre de la Jeunesse et des Sports François Missoffe est pris à partie par les étudiants lors de l’inauguration de la piscine du campus de Nanterre. Daniel Cohn-Bendit l'interpelle au sujet des silences de son Livre blanc sur les problèmes sexuels de la jeunesse. : par les premières « classes de neige » de masse, enfants des écoles partent aux sports d'hiver. : grève au Lycée Condorcet pour protester contre la décision de la direction de faire rattraper deux jours de classe non-travaillés du 21 et . 11- : attentats à la bombe du Front de libération de la Bretagne contre les préfectures de Quimper et de Saint-Brieuc. : violente manifestation ouvrière à Redon. : Robert Poujade est élu secrétaire général de l’UDR. 20 et : premiers affrontements violents entre lycéens et policiers. « Affaire Condorcet ». Le 20, première manifestation des CAL (comités d’action lycéens). Après avoir comparu devant le conseil de discipline Romain Goupil, militant trotskiste actif dans les lycées parisiens est exclu du Lycée Condorcet. Le 27, se battent avec la police pour demander la réintégration de Goupil. Cet évènement donne l’impulsion aux Comités d’action lycéens (CAL) créés fin 1967. : journée nationale d’action revendicative dans la métallurgie à l’appel des fédérations CGT et CFDT.

Nanterre vit sa première grande journée d’émeutes. Une rumeur court la faculté. Il existerait des « listes noires » d’étudiants révolutionnaires, promis à d’éventuelles sanctions. Un cortège se forme, pour protester contre le « flicage de l’université » et un éventuel renvoi de Daniel Cohn-Bendit. Le doyen fait appel à la police, qui arrive en force sur le campus. Naissance du groupe des « enragés ». manifestation à Caen des ouvriers de la Saviem qui dégénère en centre-villeCAEN EN MAI 68. : disparition du sous-marin La Minerve à au large de Toulon, dont l'épave a été retrouvée seulement le par de fond. : évacuation anticipée de la base de Mers el Kébir en Algérie par les troupes françaises. Février 3, 7 et : manifestations contre la guerre du Viêt Nam à Paris. : inauguration de la maison de la Culture de Grenoble par le ministre de la Culture André Malraux et le maire Hubert Dubedout. : grèves des cheminots à Grenoble pour l'ouverture des jeux olympiques, des employés de banque à Paris et du personnel navigant d’Air Inter. vignette|redresse|gauche|Alain Calmat allume la flamme olympique. : ouverture des jeux olympiques d'hiver à Grenoble. La vasque olympique est allumée par Alain Calmat devant les spectateurs du stade olympique de Grenoble. Jean Claude Killy remporte 3 médailles d'or en ski alpin. Les images sont retransmises en direct pour la première fois en couleur et partout dans le monde. : le fondateur et délégué général de la Cinémathèque française, Henri Langlois, est démis de ses fonctions sur demande du gouvernement. Ce renvoi suscite une énorme émotion non seulement dans les milieux du cinéma, français et internationaux, mais dans tout le monde culturel. : une manifestation réunit étudiants et ouvriers des usines Dassault à Bordeaux.

manifestation et affrontements avec la police devant la Cinémathèque. Jeunes réalisateurs de la Nouvelle Vague, grandes vedettes et activistes politiques, dont Cohn-Bendit, s'y retrouvent côte à côte. le jour de la Saint-Valentin, les résidents des cités universitaires se mettent en grève contre les règlements intérieurs. : accord national interprofessionnel sur l'indemnisation du chômage partiel codifié. : plateforme commune entre le PCF et la FGDS qui constatent leur large convergence sur les institutions et la politique économique et sociale. : grève des enseignants du secondaire sur la question de l'orientation et des moyens attribués à l'Éducation nationale. Premier meeting des Comités d'action lycéens salle Lancry. Dans les cités universitaires, les étudiants réclament l'abrogation des règlements intérieurs.

Mars : arrêt Syndicat général des fabricants de semoules de France. Le Conseil d’État reconnait la primauté du droit national sur le droit international (décision renversé en 1989 pat l'arrêt Nicolo). : accident aérien du vol 212 Air France en Guadeloupe. : accident aérien à La Réunion. Décès du général Charles Ailleret, chef d'état-major des armées. 11- : semaine de manifestations pour la défense de l’emploi dans le nord et l’est. : Pierre Viansson-Ponté signe en une du journal Le Monde un éditorial titré « Quand la France s'ennuie... ». : une manifestation organisée le CVN devant le siège de l'American Express, près de l'Opéra. Six manifestants sont arrêtés à la suite des bris de vitrines, parmi lesquels Nicolas Boulte et Xavier Langlade. : mouvement du 22 Mars. , menés par Daniel Cohn-Bendit, occupent la tour administrative de la faculté de Nanterre. : discours de Lyon du général de Gaulle pour annoncer le projet gaulliste de réforme régionale ; .

la faculté de Nanterre est fermée par le doyen. Campus émission de François Jouffa, puis Michel Lancelot sur Europe 1 ; contre-culture, discussion, jazz, rock et chanson engagée, étudiants… : « journée de l'université critique » ; protestation des étudiants de Nanterre qui occupent un amphithéâtre à la Sorbonne. Avril : le gouvernement décide une réforme universitaire qui envisage la mise en place un système d'orientation et de sélection. : décès de Pépée, le chimpanzé femelle de Léo Ferré. : la fusée française Véronique est lancée de la base spatiale de Kourou, en Guyane. : plusieurs étudiants sont blessés lors d'incidents à Nanterre. Assemblée générale extraordinaire de l'UNEF ; Jacques Sauvageot assure l'intérim de la présidence après la démission de Michel Perraud. : à la suite d'une mobilisation animée notamment par les Cahiers du cinéma, Henri Langlois est réintégré à la tête de la Cinémathèque. : les « enragés » de Nanterre empêchent une conférence de Pierre Juquin, membre du comité central du parti communiste, sur « les solutions des communistes à la crise de l'Université ».

attentat contre la compagnie de CRS 13 de Saint-Brieuc, plasticage revendiqué par le Front de libération de la Bretagne. le docteur Christian Cabrol réalise la première transplantation cardiaque en Europe, à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. interpellation de Daniel Cohn-Bendit par la police. : le Conseil national prochinois détruit une exposition de soutien au gouvernement sudvietnamien, 44, rue de Rennes, organisée par Occident, mouvement d'extrême-droite. : début de la diffusion en noir et blanc de la série animée, Les Shadoks, sur la première chaîne de l'ORTF à 20h30, créé par Jacques Rouxel avec la voix du comédien Claude Piéplu. Le dessin animé bouscule le conformisme de la télévision française et divise les français, pour ou contre l'humour absurde des Shadoks.

Mai Contestation estudiantine et sociale de « mai 68 » en France. Manifestation de la gauche de la République à Denfert-Rochereau le ( à participants). La Sorbonne et la fac de Nanterre sont occupées par les étudiants. : fermeture de l'université de Nanterre. 2- : Georges Pompidou est en voyage officiel en Iran et en Afghanistan. vignette|Un groupe d'étudiants dans la cour de la Sorbonne le 3 mai 1968. : les étudiants se réunissent à la Sorbonne, que la police fait évacuer. Le SNE-Sup pour les enseignants et l'UNEF pour les étudiants dénoncent l’atteinte aux franchises universitaires et décident une grève illimitée.

premières barricades à Paris. Violent affrontement au quartier latin. et plus de 300 policiers sont blessés. Le mouvement s'étend en province, notamment à Grenoble, Lyon, Strasbourg et Toulouse. Début des grèves dans les lycées. : les étudiants défilent à travers Paris et vont chanter l'Internationale devant la tombe du soldat inconnu. 10 au : nuit de barricades au Quartier latin de Paris. Les affrontements avec la police font plus de mille blessés des deux côtés. La FEN appelle à une grève générale. vignette|gauche|La Sorbonne occupée par les étudiants, le 28 mai 1968.

les centrales syndicales et les partis de gauche commencent à soutenir le mouvement estudiantin : des manifestations unitaires sont organisées à Paris et en province. La manifestation de la Gauche à Paris rassemble personnes selon les syndicats contre selon la police. À la fin de la journée, la Sorbonne rouverte est occupée par les étudiants. ouverture de la Conférence de Paris entre les représentants américains et nord-vietnamiens. : grève à Sud-Aviation, près de Nantes. occupent l'usine et séquestrent leur directeur. Deux usines sont occupées à Woippy en Lorraine. 14 au : voyage du général Charles de Gaulle en Roumanie. vignette|Le théâtre de l'Odéon le 28 mai.

grève de Renault-Cléon avec occupation des locaux. Grève à Kléber-Colombes à Elbeuf et à La Roclaine à Saint-Étienne-du-Rouvray. le théâtre de l'Odéon est occupé par les artistes.

grèves dans les usines Renault à Flins, Billancourt en Île-de-France, Sandouville, près du Havre, et au Mans. Georges Pompidou dénonce à la télévision « les groupes d'enragés qui se proposent de généraliser le désordre » et « les provocateurs ». : plus de grévistes.

de retour anticipé de Roumanie, de Gaulle déclare à ses ministres à Orly « La récréation est terminée ». le Festival de Cannes est suspendu à la suite de l'intervention de Jean-Luc Godard, François Truffaut, Claude Berri, Louis Malle, en solidarité avec les étudiants et les ouvriers. assemblée générale des Comités d'action lycéens au lycée Louis-le-Grand à Paris et appel à la grève générale.

De Gaulle déclare devant le conseil des ministres « les réformes oui, la chienlit non ! ». les syndicats de l'enseignement secondaire SNES et SGEN lancent un mot d'ordre de grève ; les CAL décident l'occupation générale des lycées. : début de grandes grèves de mai-. On compte de grévistes. vignette|gauche|redresse|Daniel Cohn-Bendit à Amsterdam le 23 mai.

on compte huit millions de grévistes. Daniel Cohn-Bendit est interdit de séjour en France. une motion de censure déposée par la gauche est repoussée à l'Assemblée avec seulement de majorité. La crise ne peut se dénouer par un changement de gouvernement. 23- : deuxième nuit des barricades. Le ministre de l'Intérieur Christian Fouchet évoque

de Gaulle annonce à la télévision un référendum sur la participation dans les entreprises et les universités, mal accueilli par l’opinion. De nouvelles barricades sont dressées dans la nuit du 24 au . Dans les incidents de la nuit, deux morts : un commissaire de police à Lyon, renversé par un camion, et un jeune homme à Paris (éclat de grenade dans le cœur). manifestations d'agriculteurs organisées par la FNSEA contre la baisse des prix de la viande et du lait. vignette|gauche|Nuit de barricades à Bordeaux le 25 mai 1968.

grève des journalistes à l'ORTF. déclaration de Villeurbanne rédigée par le philosophe Francis Jeanson et signée par les vingt-trois directeurs de maisons de la culture et de théâtres populaires dénonçant la culture « bourgeoise ». 25 au : négociations des accords de Grenelle.

signature des accords de Grenelle, protocole d’accord entre le gouvernement et les syndicats (relèvement du SMIG, augmentation des salaires, réduction du ticket modérateur en matière de Sécurité sociale…). Les grévistes de Renault-Billancourt refusent les accords. meeting au stade Charléty à Paris ; UNEF, PSU, CFDT.

dans une conférence de presse, François Mitterrand réclame un gouvernement provisoire sous la direction de Pierre Mendès France.