Le Hyderabad, ou Nizamat d'Hyderabad, est un ancien État indépendant du centre de l'Inde péninsulaire. Dirigé par le nizam d'Hyderabad, titre héréditaire musulman, de 1724 à 1950, il est intégré au Raj britannique comme État princier en 1798.
Au moment de l'indépendance de l'Inde en 1947, le Hyderabad est le plus grand des États princiers. Lors de la partition des Indes, le nizam refuse d'intégrer son État au sein de l'Inde ou du Pakistan et ambitionne de retrouver l'indépendance, mais l'armée indienne envahit le Hyderabad et l'annexe comme État de l'Union indienne.
La capitale de l'État était Hyderabad dans l'actuelle Telangana.
Histoire
Temps Modernes Hyderabad est fondée en 1586 par Muhammad Qulî Qutb Shâh, le cinquième sultan de la dynastie des Qutb Shahi de Golkonda. En 1686, l'empereur moghol Aurangzeb fait campagne dans le Deccan pour contrôler les prétentions des Marathes et pour faire la conquête des sultanats du Deccan. Avant cette campagne, le territoire moghol s'arrêtait à la Godavari. Lorsqu'Aurangzeb a conquis Golkonda et Bijapur en 1687, son empire s'étend alors jusqu'au sud de la Krishna.
Cependant, l'empire ne tarde pas à s'affaiblir après la disparition d'Aurangzeb. En 1724, un fonctionnaire moghol, Asaf Jah, défit le gouverneur moghol des provinces méridionales de l'empire et s'établit à leur tête, se déclarant Nizam al-Mulk de Hyderabad, l'empereur, affaibli et occupé à lutter contre les Marathes, ne pouvant s'y opposer. En 1763, le nizam Ali Khan déplace la capitale de son État d'Aurangabad à Hyderabad.
De 1686 à 1757, l'influence de la France était très grande à Hyderabad. L'État princier était inclus parmi les États du Deccan sous influence Française. Le marquis de Bussy représentera le roi de France Louis XV. Les Français, battus en 1757 à la bataille de Plassey, face aux Britanniques, abandonnent toute revendication en Inde en 1763 par le traité de Paris, et les Britanniques deviennent dès lors influents à Hyderabad.
vignette|left|La partition de l'Empire en deux États en 1947. Hyderabad est annexé en 1948.
Époque contemporaine Hyderabad, un des États princiers les plus importants et les plus riches du Raj britannique, comme le prouve l'honneur de la salve de 21 coups réservée à son souverain par les Anglais, s'étendait sur . À son apogée, durant les années 1930, le nizam était l'un des hommes les plus riches au monde, son palais employant quelque .
Quand l'Inde devient indépendante le , le nizam `Othman `Alî Khân, de religion musulmane, refuse d'intégrer son État à l'Union indienne, bien que son territoire est entièrement enclavé, exigeant la création d'un État séparé de 18 millions d'habitants, en très forte majorité hindous. Après une courte guerre les troupes de l'armée indienne s'emparent du Hyderabad qui devient l'année suivante un nouvel État de l'Inde. Plus tard le nizam a été nommé rajpramukh (gouverneur) du nouvel État selon un vote public ; il conserve cette fonction jusqu'en 1956, date à laquelle l’État d'Hyderabad est découpé en deux d'après les frontières linguistiques. Notes et références
Voir aussi Articles connexes Liste des États princiers du Raj britannique Raj britannique (1858-1947)
Liens externes
Catégorie:Histoire du monde indien Catégorie:Nizam d'Hyderâbâd Catégorie:État princier en Inde Hyderabad Hyderabad