En 2008, l’Iran affirme ne pas avoir d’armes de destruction massive et a signé des traités pour interdire leur possession dont la convention des armes biologiques, la convention des armes chimiques et le traité de non prolifération nucléaire (TNP).

Certains gouvernements, dont celui de la France, des États-Unis (qui ont quitté l'accord en 2018 sous la présidence de Donald Trump), du Royaume-Uni, d'Allemagne et de Russie, pensent que l'Iran a l'intention cachée de développer et d'utiliser l'arme nucléaire dans son programme en cours de développement de missiles balistiques mis en œuvre par la force aérospatiale de l'armée des Gardiens de la révolution islamique. La question est pendante devant le Conseil de sécurité des Nations unies qui a adopté notamment la résolution 1696 le ., la résolution 1737 le . et résolution 1747 du et la du sur le sujet et qui impose des sanctions économiques et commerciales depuis .

L'Iran a ratifié la Convention sur l'interdiction des armes biologiques le . et possède des programmes avancés de recherche en génie génétique et biologique qui profitent à une industrie produisant des vaccins de classe mondiale à usage domestique et tourné aussi vers l'export.. La nature duale de cet usage et de ces installations font que l'Iran comme tout pays ayant des programmes de recherche biologique avancés pourrait facilement produire des agents biologiques à des fins militaires.

L'Iran a signé la Convention sur l'interdiction des armes chimiques le et l'a ratifiée le . Ayant subi des attaques chimiques sur des champs de bataille occasionnant des dizaines de milliers de morts civils et militaires durant la guerre Iran-Irak (1980-1988), l'Iran a fait connaître publiquement son opposition à l'emploi d'armes chimiques, faisant de nombreux commentaires « au vitriol » dans de nombreux forums internationaux contre l'emploi par l'Irak de telles armes.

Potentialité de détention d'armes chimiques et biologiques Le programme chimique iranien a connu ses premiers développements durant la guerre Iran-Irak après le début des attaques de ce pays avec ce type d'armements. Il a proliféré en 1987, lorsque des agents chimiques ont été livrés à la Libye.

L'Iran a adhéré en 1993 à la convention sur les armes chimiques et a rejoint la conférence des États de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques en déclarant deux installations, aujourd'hui non opérationnelles.

Un rapport de la CIA de écrit que l'Iran a fabriqué et stocké des armes chimiques comprenant des ampoules (plaquettes), gaz suffocants, échantillons sanguins, et probablement des agents neurologiques et les bombes et artilleries pour les lancer. Il ajoute que les six premiers mois de 2001, l'Iran a cherché à acquérir la technologie de production, la formation, l'expertise, le matériel et les produits chimiques auprès d'entités en République populaire de Chine et Russie, que l'Iran pourrait utiliser pour atteindre son but de posséder des capacités de production neurologique locale. ; les estimations actuellement disponibles tablent sur une réelle aptitude iranienne à la guerre chimique offensive, citant une capacité de production de par an dans quatre centres de production. Les estimations sur les capacités défensives des forces iraniennes et leur capacité à combattre dans un environnement chimique sont plus réservéesDéfense et Sécurité internationale , novembre 2007, L'Iran chimique et balistique, Philippe Langloit.

Dans son rapport de 1993, le Service des renseignements extérieurs de la fédération de Russie a déclaré que la possibilité que de petites quantités d’agent bactériologique aient déjà été créées ne pouvait être écartée et a noté que l’Iran aurait cherché à faire l’acquisition « de façon non officielle » de matériel se prêtant à la production de mycotoxines en particulier..

Le du Congrès des États-Unis a, en 1993, mis l'Iran dans la liste des huit États qui sont reconnus de façon générale comme ayant un programme non déclaré de fabrication d’armes biologique offensivesIl s’agit de l’Iran, de l’Irak, d’Israël, de la Libye, de la Syrie, de la République populaire de Chine, de la Corée du Nord et de Taïwan. Six autres pays ont été mentionnés comme étant soupçonnés par au moins certaines sources ouvertes d’avoir un tel programme. Il s’agit de la Bulgarie, de Cuba, de l’Égypte, du Laos, de l’Inde et du Viêt Nam..

Un rapport de 2005 du département d'État des États-Unis déclare que l'Iran a commencé à élaborer des armes biologiques offensives lors de la guerre Iran-Irak et que leur vaste et légitime industrie biomédicale et biotechnologique « pourrait facilement accéder en secret à des capacités de production à l'échelle industrielle en vue d'un programme potentiel d'armes biologiques (AB) et pourrait masquer un accès à du matériel de traitement d'armes biologiques ». Il est précisé plus loin dans le rapport que « d'autres informations témoignent d'un programme offensif mature, capable d'évoluer rapidement et qui pourrait rapidement produire ces armes par de multiples moyens »Bureau of Verification and Compliance, département d'État des États-Unis, Adherence to and Compliance With Arms Control, Nonproliferation, and Disarmament Agreements and Commitments (30 août 2005)..

Programme nucléaire iranien

thumb|upright=2|Carte des installations nucléaires iraniennes. En 1987, le premier ministre Mir Hossein Moussavi a signé les premiers accords secrets avec Abdul Qadeer Khan, le responsable du programme nucléaire militaire pakistanais, pour l'achat clandestin de la technologie d'enrichissement de l'uranium de l'Agence internationale de l'énergie atomique, 15 novembre 2007, para. 10.

Selon James Risen, lOpération Merlin déclenchée en 2000 et destinée à transmettre à l'Iran les plans défectueux d'une arme nucléaire dans le but de retarder le programme nucléaire iranien a avorté lorsque le savant russe chargé de cette mission s'est aperçu des erreurs et a attiré l'attention des Iraniens sur celles-ci.

La découverte en 2002, confirmée par l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), d’éléments d’un programme clandestin d’enrichissement et de retraitement, contraire aux engagements de l’Iran, a suscité une très forte préoccupation de la communauté internationale.

Par l’accord de Paris, signé le et négocié par la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni avec le soutien de l'Union européenne, l’Iran avait accepté de suspendre toutes ses activités liées à l’enrichissement et au retraitement.

Mais en violation de cet accord, l’Iran a repris ses activités nucléaires sensibles : d’abord en , les activités de conversion à Ispahan, puis, en , les activités d’enrichissement à Natanz. C’est la raison pour laquelle le Conseil des gouverneurs de l’AIEA, réuni en session extraordinaire en , a entériné la saisie du conseil de sécurité des Nations unies à une très large majorité ..

Selon l'Agence internationale de l'énergie atomique, l'Iran ne possède pas en 2007 d'armes nucléaires ni même d'uranium suffisamment enrichi pouvant servir à des fins militairesLes premières armes nucléaires françaises et indiennes étaient au plutonium, ce qui ne nécessitait pas l'enrichissement de l'uranium.. Le , le directeur général de l'AIEA, Mohamed El Baradei, a déclaré que « l'Agence n'a noté aucune déviance de matériel nucléaire vers des fins militaires ou autre engin nucléaire explosif, mais qu'après trois ans d'inspections intensives il y avait toujours des doutes à la fois sur l'étendue et le but du programme nucléaire iranien ».. Peu de temps auparavant, des plans de fabrication de demi-hémisphères en uranium métal avaient été découverts par l'agence, et on ne connaît aucune autre application autre que militaire à ces piècesIran, les clés de la crise nucléaire, Le Nouvel Observateur du 16 au 22 mars 2006. L'Iran a annoncé le qu'il venait d'enrichir de l'uranium combustible à 3,5 %Voir ..

Le , il a été apparemment rapporté qu'on avait noté la présence d'uranium hautement enrichi (bien au-delà de 3,5 %) . Ils ont trouvé des particules d'uranium hautement enrichi (UHE) mais il n'est pas établi que c'était une contamination de centrifugeuses découvertes préalablement (matériel importé) ou si c'était un phénomène nouveau." déclara un diplomate proche de l'AIEA. Au , ces déclarations n'ont pas été confirmées par l'AIEA.... Un rapport de 2006 de l'AIEA reconnaît cette découverte (voir paragraphes 11 et 24), rapport de l'AIEA du 31 août 2006., mais l'agence conclut finalement que ces traces sont dues aux équipements et non à un programme militaire , d'après une dépêche de l'AFP..

L'Iran a signé le Traité de non-prolifération nucléaire le et l'a ratifié le .. Le , l'Iran a signé un protocole additionnel qui permet aux inspecteurs de l'AIEA de contacter des personnes, d'accéder à de la documentation relative à l'obtention de matériel et au matériel à usage double, à certains ateliers de l'armée et sites de recherche-développement ..

Le président Ahmadinejad a déclaré publiquement ne pas développer d'armes nucléaires. Le , le chef suprême de l'Iran, l'ayatollah Ali Khamenei a prononcé une fatwa selon laquelle la production, le stockage et l'usage d'armes atomiques étaient interdits par l'islam et que l'Iran n'acquerrait jamais de telles armes..

Une étude de 2005 de l'Institut international d’études stratégiques a conclu que « si l'Iran jetait sa prudence aux orties et recherchait l'arme nucléaire le plus vite possible sans se soucier des réactions internationales, il pourrait produire assez d'UHE pour un vecteur atomique avant la fin de cette décennie, sans aucun problème technique ». D'autres programmes de développement plus plausibles que l'Iran pourrait choisir pourraient prendre plus d'une décennie.. En 2006, le directeur du renseignement national, John Negroponte a déclaré que l'Iran pourrait construire une arme atomique entre 2010 et 2015..

Le , The Times déclare que des documents iraniens de 2007 font état de travaux sur des détonateurs pour les armes nucléaires.

Le , une source journalistique en France affirme que d'après l'AIEA « l'Iran a mené des activités visant à mettre au point un engin explosif nucléaire » en se fondant sur une information émanant d'une agence de presse, elle-même basée sur un rapport de l'AIEA non encore publié.. Un rapport sera effectivement dé-classifié le {en}Rapport 2011-65 de l'IAEA (AIEA en français).

Le , l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien est signé par les États-Unis, la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne, ainsi que par l'Union européenne et l'Iran. Le , le président des États-Unis, Donald Trump, annonce le retrait américain de cet accord.

En aout 2016, le physicien nucléaire Shahram Amiri, accusé d'avoir fourni des renseignements aux États-Unis, est exécuté..

Installations nucléaires

Fin 2001, des officiers du renseignement américain confièrent à Seymour Hersh que les installations nucléaires iraniennes les plus importantes ne se trouvaient pas à Bushehr, qui peut être surveillée par l'AIEA, mais sur des sites secrets gardés par l'armée.

Ce n'est qu'en 2002 que les États-Unis commencèrent à se douter des intentions nucléaires iraniennes après que l'Organisation des moudjahiddines du peuple iranien, membre du Conseil national de la résistance iranienne, un mouvement d'opposition., révéla l'existence des sites de Natanz et Arak.

Le , le président Ahmadinejad annonce officiellement que le programme d’enrichissement est entré « dans sa phase industrielle » et le président de l’Organisation de l’énergie atomique iranienne réaffirme l’objectif d’installation de centrifugeuses à Natanz.