vignette|Image satellite de la Palestine et de l'Aqaba en 2003.

« Entité sioniste » est un néologisme politique et une expression péjorative et hostileLassner, Jacob; Troen, S. Ilan (2007). Jews and Muslims in the Arab World: Haunted by Pasts Real and Imagined. Rowman & Littlefield. p. 129. Jeane Kirkpatrick (1988). Legitimacy and Force: Natural and International Dimensions, Transaction Publishers, p. 6. .

"In this Arab world where faith and politics are linked, traditionalists and radicals, Saudis and Libyans, can unite in hostility against the state of Israel – whose right to exist they deny, whose very existence they refuse to acknowledge, whose name they refuse to utter, calling Israel instead 'the Zionist entity' or 'the deformed Zionist entity' utilisée pour désigner l'État d'Israël par certains de ses opposants qui en rejettent la légitimité et l'existence.

Présentation Les opposants à Israël utilisent l'expression péjorative « entité sioniste » afin de contester sa légitimité étatique. Dans cette perspective, Israël est considéré non comme un État souverain, mais comme un produit historique provisoire du mouvement sioniste apparu au . Son appartenance à la communauté internationale est remise en cause par ses opposants, et son droit à faire partie de la famille des nations lui est niéSank, Diane & Caplan, David I., To Be a Victim: Encounters with Crime and Injustice, Plenum Press, 1991, p.289. Rashid Khalidi (2009). Chapter 8, "The 'Disappearance' and Reemergence of Palestinian Identity", in Palestinian Identity: The Construction of Modern National Consciousness. Columbia University Press. .Jodock, Darrell (2008). Covenantal conversations: Christians in dialogue with Jews and Judaism. Fortress Press. p. 154. . Dans certains pays qui ne reconnaissent pas Israël, notamment en Algérie ou en Iran, l’expression « entité sioniste » est couramment utilisée dans le discours politique et médiatique. Néanmoins, la majorité des États du monde (139 sur 193) reconnaissent l'État d'Israël. À titre de comparaison, 158 États reconnaissaient l'État de Palestine en .

L'expression était d'usage courant dans les émissions officielles égyptienne, syrienne et jordanienne depuis les et 1970. Depuis, elle est couramment utilisée par des États arabesRaphael Patai et Jennifer Patai, The Myth of a Jewish Race, éd. Wayne State University Press, 1989, p. 179, des politiciens et des intellectuels de ces paysHumphreys, R. Stephen (2005). Between Memory and Desire: The Middle East in a Troubled Age. University of California Press. p. 51. ., ainsi que par l'Iran, les mouvements Hezbollah et Hamas, et beaucoup d'autres organisations. Il est aussi fréquemment utilisé par des militants et des sites internet pro-palestiniens et antisionistes.

En 2020, Saad Dine El Otmani, chef du gouvernement marocain, emploie lui aussi cette expression et déclare : .

L'usage des termes est perçu par certains comme une expression d'antisémitisme. Le penseur palestinien Edward Saïd écrit que l'une des différences entre les citoyens arabes d'Israël et les autres Palestiniens est que les premiers considèrent Israël comme un vrai pays, plutôt que comme « entité sioniste »Said, Edward; Mohr, Jean (1986) (this edition 1999). After the Last Sky: Palestinian Lives. Columbia University Press. p. 51. . Il estime également que l'utilisation de cette expression par les Arabes est « une politique stupide et inutile »Said, Edward, "Barenboim and the Wagner Taboo", in Barenboim, Daniel; Said, Edward; Gizelimian, Ara. Parallels and Paradoxes: Explorations in Music and Society". Random House. .

Articles connexes

Guerre des mots dans le conflit israélo-palestinien Petit Satan

Références

Catégorie:Expression ou néologisme politique Catégorie:Antisionisme