Le () est une espèce de mammifères carnivores de la famille des Félidés. La femelle du lion est la lionne, son petit est le lionceau. Le mâle adulte, aisément reconnaissable à son importante crinière, accuse une masse moyenne qui peut être variable selon les zones géographiques où il se trouve, allant de pour les lions d'Asie à plus de pour les lions d'Afrique. Certains spécimens très rares peuvent dépasser exceptionnellement . Un mâle adulte se nourrit de de viande chaque jour contre chez la femelle. Le lion est un animal grégaire, c'est-à-dire qu'il vit en larges groupes familiaux, contrairement aux autres félins. Son espérance de vie, à l'état sauvage, est comprise entre pour le mâle et pour la femelle, mais il dépasse fréquemment les en captivité.
Le lion mâle ne chasse qu'occasionnellement, il est chargé de combattre les intrusions sur le territoire et les menaces contre la troupe. Le lion rugit. Il n'existe plus à l'état sauvage que dans la savane africaine, répartis en deux sous-espèces, et environ 300 dans le parc national de Gir Forest (nord-ouest de l'Inde). Il est surnommé « le roi des animaux » car sa crinière lui donne un aspect semblable au Soleil, qui apparaît comme « le roi des astres ». Entre 1993 et 2017, sa population a baissé de 43 %..
Description Biométrie alt=Lion en captivité à Touroparc Zoo, Romanèche-Thorins|thumb|left|Lion mâle adulte Le lion est le deuxième plus grand félidé, après le tigre, et ainsi le plus grand carnivore d'Afrique. Un mâle mesure de 172 à de long. du bout du museau à la base de la queue et possède une queue d'en moyenne .. Les mâles atteignent une masse comprise entre 145 et à l'âge adulte. Les femelles adultes mesurent de 158 à sans la queue et possèdent une queue mesurant environ . Elles pèsent entre 83 et et ont une corpulence en moyenne 20 à 50 % moins importante que celle d'un mâle..
La taille au garrot peut varier de (en moyenne, pour les mâles et pour les femelles). Ils peuvent ainsi avoir une taille à l'épaule de plus importante que celle des tigres mais sont moins longs que ces derniers. Si une taille de 189–. du bout du museau à la base de la queue a souvent été évoquée pour le tigre, il est admis que le tigre est au maximum plus long que le lion, soit d'une longueur de . du bout du museau à la base de la queue. Les plus grands lions vivent dans le sud de l'Afrique, les plus petits en Asie. Le record du monde de poids dans la vie sauvage est détenu par un lion du Transvaal de .. Les lions en captivité ont tendance à être plus gros que les lions vivant dans la nature ; dans certains cas, les lions ont atteint en captivité un poids de , notamment le célèbre lion à crinière noire du zoo de Colchester en Angleterre, Simba, dont la masse a été reconnue par le Livre Guinness des recordsPhoto de Simba...
Tête
Avec une longueur de crâne de 26,7 à . en moyenne, il est généralement admis que c'est le lion qui possède la plus grande longueur de crâne parmi les grands félins, devançant ainsi dans ce domaine le tigre de Sibérie qui est la sous-espèce de tigre ayant le crâne le plus imposant avec une longueur en moyenne de 25,3 à environ.
Les lions ont des yeux ambre voire jaunes et une truffe noire. Leurs oreilles, couleur sable, sont arrondies. Leurs canines peuvent atteindre six centimètres de long. Leur langue est recouverte de papilles cornées recourbées leur permettant de saisir la nourriture, mais aussi de se débarrasser des parasites.
Crinière thumb|Portrait de deux mâles et d'une femelle, dans la réserve du Masaï-Mara, au Kenya. Les mâles possèdent une longue crinière, le plus souvent brun foncé, mais également, dans certains cas, noire, brun clair ou fauve. Les lions du Tsavo sont quant à eux dépourvus de crinières. La crinière apparaît vers l'âge de trois ans et s'étend des joues jusqu'au-dessus des épaules, quelquefois aussi sur le ventre et sur la poitrine. La forme et la couleur des mâles peuvent varier non seulement entre les individus, mais également chez un même individu au cours de sa vie en fonction de sa constitution physique.
Une crinière longue et foncée est un indicateur d'une bonne constitution et d'une grande force de combat, car le statut hormonal et la nutrition ont des conséquences sur l'épaisseur ainsi que sur la longueur de la crinière.. Des examens expérimentaux avec des crinières empaillées ont montré que les femelles réagissent positivement aux modèles avec une crinière longue et sombre, et que les mâles évitent les modèles aux crinières prononcées. L'explication en est qu'une crinière foncée et épaisse constitue un handicap, car elle capte et conserve la chaleur. Les mâles ainsi handicapés, mais néanmoins « survivants », se révèlent donc être les porteurs de meilleurs gènes. Cela est avéré par le fait qu'un animal affaibli d'une manière ou d'une autre présente une crinière plus claire et moins importante (des changements d'aspect de la crinière ont été observés chez un même individu au cours du temps)..
En pratique, la crinière pourrait être une protection contre les coups de griffes lors de combats contre des mâles rivaux.
thumb|upright=1.2|Image thermographique d'un lion. Par ailleurs, les dernières recherches ont également prouvé que la température a aussi un effet important sur la longueur de la crinière, et les mâles de régions plus froides, même indépendamment de leur sous-espèce, forment une crinière plus importante que ceux vivant dans des régions très chaudes. Ainsi, les individus mâles des zoos de régions au climat plus continental forment le plus souvent une crinière bien plus importante que celle de leurs congénères restés dans des pays plus chauds..
Chez les lions d'Asie, ainsi que certains spécimens d'Afrique de l'Ouest (au parc de la Pendjari au Bénin, par exemple), la crinière est clairement moins prononcée que chez leurs cousins d'Afrique, les poils ont la particularité d'être également plus fins.
Vibrisses
Tout comme les autres félins, le lion a de nombreuses moustaches épaisses, également connues sous le nom de vibrisses. Ces longs poils sensibles aux vibrations aident le lion à se diriger dans l'obscurité, ou quand son champ visuel est obstrué. La majeure partie de sa chasse se déroulant la nuit, ils l'aident presque à « sentir » son chemin dans l'obscurité, le nez vers le ciel. Les plus longues moustaches sont sur sa lèvre supérieure ; ce sont les vibrisses mystaciales. Les moustaches au-dessus des yeux sont appelées les vibrisses superciliaires. Il y a également des vibrisses sur l'une ou l'autre joue, appelées les vibrisses géniales. Les vibrisses peuvent se développer non seulement sur le visage, mais aussi bien sur le dos des pattes : ces dernières sont appelées poils de carpelle et sont utilisées pour ressentir des vibrations terrestres..
Il est possible d'identifier les lions en dénombrant les points noirs qui mouchettent leur peau au-dessus de leurs babines, à la base des poils de leurs moustaches.
Corps vignette|alt=Animal en posture de sphinx. Belle crinière, qu'on croirait peignée, autour de la figure.|Un lion mâle, à six ans, dans la (Afrique du Sud). Les lions ont une musculature imposante et très développée. Leur corps est allongé et trapu sur d'épaisses pattes musclées. Celles-ci permettent de mettre à terre des proies pouvant faire plusieurs fois leur propre taille et possèdent des griffes rétractiles qui sont protégées par des fourreaux de chair. Leur mâchoire est puissante pour être capable de déchirer l'épaisse peau des proies (telles que les gnous), et pour rester accrochée sur une proie qui chercherait à faire tomber le prédateur de son dos. Les muscles des pattes sont également capables d'infliger de sérieux dommages. Un grand coup de patte d'un lion est assez puissant pour provoquer la rupture des organes internes et même pour casser des os.
Couleur du pelage
thumb|Lion blanc.
Leur pelage court est de couleur sable, jaune-or ou ocre foncé. La face intérieure des pattes est toujours plus claire, tout comme le ventre, chamoisé chez le mâle, presque blanc chez la femelle. Les jeunes lionceaux ont des taches sombres sur l'ensemble du corps, mais qui disparaissent déjà au cours de la première année. Dans des cas très rares, ces taches restent encore visibles à l'âge adulte, mais demeurent insignifiantes, n'étant visibles que de près.
Comme chez les tigres, il existe chez les lions des cas occasionnels de leucistisme ; environ en captivité et moins de 20 à l'état sauvage. possèdent cette particularité génétique due à un gène récessif, qui donne une couleur blonde, crème voire blanche au pelage. Le leucistisme est différent de l'albinisme, et ne pose aucun problème direct sur la physiologie de l'animalCependant, des conséquences indirectes existent, comme le fait d'être plus visible dans la nature, donc plus vulnérable.. Les yeux conservent leurs pigments et restent le plus souvent de couleur normale (noisette ou or), mais peuvent également être bleu-gris ou vert-gris. Les lèvres et les coussinets restent également normalement pigmentés.
Chez le mâle leucistique, la crinière ainsi que l'extrémité de la queue, normalement sombres voire noires, sont très pâles. Les spécimens les plus connus sont sans doute les lions blancs de Timbavati en Afrique du Sud, où deux lions blancs sont nés d'une lionne et d'un lion de couleur fauve dans une réserve naturelle privée.. Chris McBride a été le premier à les observer en octobre 1975 et a écrit deux livres sur le sujet... En 2005, deux lionceaux au pelage blanc et aux yeux bleus sont nés dans un parc zoologique à proximité d'Agen. et quatre au parc zoologique de Jurques, près de Caen, le , de deux parents blancs également.. Le zoo de Beauval en Loir-et-Cher fut le premier parc français à présenter un couple de lions blancs au public..
Il n'existe aucune preuve tangible de l'existence de lions mélaniques (noir)..
Excroissance caudale La queue des lions se termine par un pinceau de poils noirs, indispensable contre les mouches. À l'extrémité se trouve une vertèbre non développée, découverte par Didyme d'Alexandrie. Ce dernier trouva à l'extrémité de la queue, caché au milieu des poils, un ergot corné noirâtre, et il supposa que c'était là l'organe qui, lorsque le lion, au moment du danger, agitait violemment sa queue, lui piquait les flancs à la manière d'un éperon et l'excitait à se jeter sur ses ennemis. Cette observation passa presque inaperçue, et soit que les naturalistes modernes n'en eussent pas connaissance, soit qu'ils la révoquassent en doute, aucun d'eux n'en parla jusqu'à Johann Friedrich Blumenbach, qui confirma l'exactitude du fait anatomique rapporté par Didyme, mais sans adopter l'opinion de celui-ci relative aux usages de cette partie.