Louveigné []Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 105. (en wallon Lovgné) est une section de la commune belge de Sprimont située en Région wallonne dans la province de Liège. C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.
Toponymie
Géographie
Situation Le village de Louveigné se situe à une altitude de 260 mètres environ, sur la ligne de partage entre l'Amblève et la Vesdre, à la limite nord du vallon des chantoirs et de la région calcaire de la Calestienne ainsi qu'à la limite est du Condroz liégeois. Quant à l'Ardenne, elle occupe la partie orientale de l'ancienne commune.
Banneux, connue pour son pèlerinage, est une section de la localité. Quant à Deigné qui faisait partie de la commune de Louveigné avant la fusion des communes en 1977, il a été rattaché à la commune d'Aywaille. Évolution démographique
Sources : INS, Rem. : 1831 jusqu'en 1970 = recensements, 1976 = nombre d'habitants au 31 décembre.
Histoire
Au Moyen Âge et jusqu'en 1795, Louveigné et Fraipont formaient une enclave de la principauté abbatiale de Stavelot et du district du comté de Logne, entourée de terres luxembourgeoises, limbourgeoises et liégeoises. L'abbé était souverain et seigneur. Il désignait un avoué local, héréditaire, le seigneur de Fraipont, chargé d'assurer la protection des biens de l’abbaye. Il résidait al'Tour (Tour de la Dîme, rue du Gravier). On découvre encore de cette époque quelques habitations en pierre calcaire, extraite au niveau du quartier dit trôleu (trou au loup), un des nombreux chantoirs de la région, l'église St-Remacle, al'Tour avec li pîr à leu (la pierre au loup), le moulin de Stinval, la Cens (ferme) de la Haute-Folie, la chapelle de Blindef.
C'est probablement de cette époque que date l'installation d'une cour de justice de paix, antenne de l'abbatiale de Stavelot, qui se tenait historiquement sur la place dite « du tilleul », et qui a été transférée à l'époque moderne dans sur la petite place devant l'église Saint Remacle.
De 1795 à 1815, sous le régime français, Louveigné est une commune et un canton judiciaire du département de l'Ourthe.
Le , le RI de l'armée impériale allemande y passa par les armes 28 civils et y détruisit 77 maisons, lors des atrocités allemandes commises au début de l'invasion.
Un jugement courageux, favorable aux agriculteurs locaux et contre la C.N.A.A., rendu par le Juge Paul Hanson, en , a eu une portée nationale. Il valut au magistrat la déportation dont, hélas, il ne revint pas.
L'homme politique Claude Ancion y est né.
Le tribunal de justice de paix siège toujours à Louveigné.
Liste des bourgmestres de 1830 à 1977
Patrimoine et culture
Patrimoine architectural et sites gauche|vignette|La tour de la Dîme.
La tour de la Dîme appelée aussi tour Lempereur ou tour-forte de Louveigné date du .
La chapelle Notre-Dame de Bon Secours du Trôleu et les deux tilleuls qui l'entourent. Le tilleul de la Haute Cour.
Culture
Louveigné est notamment connu pour sa fête « Les 5 jours F’Art » qui se déroule du vendredi au mardi autour du dernier dimanche de juillet organisé par l'asbl Louveigné-Initiatives.
Enseignement
Économie
Vie associative
Jumelage Louveigné est jumelée depuis 1974 avec la commune de Le Perréon dans le Lyonnais français.
La rue principale à Louveigné porte le nom de rue du Perréon.
Notes et références
Voir aussi
Catégorie:Commune avant fusion dans l'arrondissement de Liège Catégorie:Sprimont