Jean-André Sainte-Laguë (prononcer ), né le à Casteljaloux et mort le , est un mathématicien français, pionnier de la théorie des graphes.
Il est connu pour ses recherches (publiées en 1910) concernant les méthodes de répartition de sièges électoraux, il a donné son nom à l'une d'entre elles, la méthode de Sainte-Laguë.
Il a publié plusieurs essais de vulgarisation mathématique, dont un Du connu à l'inconnu (Gallimard, coll. «L'avenir de la science», 1941, préfacé par le biologiste Jean Rostand) a été traduit en plusieurs langues.
Biographie
Né à Casteljaloux (Lot-et-Garonne), en 1882, André Sainte-Laguë a été admis à la fois, à l’âge de 20 ans, à l’École polytechnique et à l’École normale supérieure. Il choisit celle-ci et devint professeur en province, puis à Paris. Pendant la grande guerre, après avoir été trois fois blessé, il fut rattaché au Service des inventions de l’École normale de 1917 à 1919, étudia au laboratoire les obus à longue portée, et par la suite, le vol des oiseaux, ainsi que des questions se rattachant à l’aviation (essai de théorie du poisson). Après la Première Guerre mondiale, il est professeur dans les lycées de Paris.
De 1917 à 1919, puis de 1928 à 1931, il préside la Société des agrégés.
Conservatoire national des arts et métiers André Sainte-Laguë devint maître de conférences de mathématiques au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM). Puis il reçut, en 1938, la Chaire de mathématiques appliquées. Il y forma des générations d’ingénieurs et de techniciens. À sa mort, il faisait trois cours en totalisant deux mille cinq cents élèves.
Seconde Guerre mondiale et Résistance Dès les premiers jours de l’Occupation, il prit une part importante dans la Résistance et fut même emprisonné pendant un certain temps. Il est délégué à l'Assemblée consultative provisoire, siégeant à Paris du au , comme représentant de la Confédération des travailleurs intellectuels.
Activités annexes Il fut l’organisateur et l’animateur de la Section de mathématiques du Palais de la découverte, où son esprit encyclopédique reste encore présent.
À côté de sa carrière universitaire, il menait une existence de militant, en particulier à la Confédération des travailleurs intellectuels, dont il fut président dès 1929.
Publications Monographies
Distinctions (1932)
Notes et références
Annexes
Bibliographie Jérôme Chastenet de Géry (1994), « Sainte-Laguë, André (1882-1950) : professeur de mathématiques générales en vue des applications (1938-1950) », dans Claudine Fontanon & André Grelon (éds.), Les professeurs du Conservatoire national des arts et métiers. Dictionnaire biographique 1794-1955. Tome 2 : L - Z, Paris, Institut national de recherche pédagogique & Conservatoire national des arts et métiers, p. 522-525. .
Liens externes Agnès Brard, « Enseigner et vulgariser les mathématiques dans la première moitié du 20e siècle », Encyclopédie d'histoire numérique de l'Europe [en ligne], mis en ligne le 20/07/26, https://ehne.fr/fr/node/22797 Roland Brasseur, « André Sainte-Laguë » (2021), dans Dictionnaire des professeurs de mathématiques spéciales 1852-1914
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