Genainville est une commune française située dans le département du Val-d'Oise, en région Île-de-France.

Géographie Description La commune est située au cœur du Vexin français, à environ au nord-ouest de Paris, entre Magny-en-Vexin et Vétheuil, et est aisément accessible par l'ancienne route nationale 183 (actuelle RD 983 de Mantes-la-Jolie à Magny-en-Vexin).

vignette|centré|Vue sur le village

Le village se situe dans un vallon où coule un ruisseau prenant sa source à l'emplacement des ruines gallo-romaines des Vaux-de-la-Celle.

Communes limitrophes La commune est limitrophe de : Omerville, Hodent, Charmont, Maudétour-en-Vexin, Villers-en-Arthies et Chaussy.

Hydrographie vignette|Le ru de Genainville.

La commune est située à la confluence de trois ruisseaux, dont le ru de Genainville et le ru de Préfontaine. Le cours d'eau ainsi formé se jette dans l'Aubette de Magny et est donc un sous-affluent de la Seine par l'Epte.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Boissy-l'Aillerie à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site publié par Météo-France en .

Milieux naturels et biodiversité Le site des bois de l’Aunaie et Morlû a été déclaré en 2018 Zone naturelle d’intérêt écologique faunistique et floristique (ZNIEFF) de type 1, puis intégré au site Natura 2000 Vallée de l’Epte et ses affluents. En 2020, le département du Val d'Oise a préempté de ce site comme espace naturel sensible avec pour but la protection des habitats (bois et pelouses calcicoles), des paysages et de l'écrevisse à pattes blanches..

Urbanisme Typologie Au , Genainville est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022..

Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Toponymie vignette|Ancienne plaque de cocher.

Attesté sous les formes Genetville et Geneth-ville en 658Dans des actes de donation de la reine Bathilde.., puis sous la forme latinisée Genestivilla en 849. , GenezvillaHippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois., Genesvilla en 1186, Genevilla en 1338. .

La forme Genestivilla est une étymologie de clerc d'après le latin genista « genêt ». En effet, les formes suivantes ne comportent aucune trace d'un groupe [st] qui se serait amuï par la suite et, de plus, les formations toponymiques médiévales en -ville ne sont jamais associées à un nom d'arbre. Il s'agit, comme c'est le plus souvent le cas, d'un nom de personne. Albert Dauzat et Charles Rostaing proposent l’anthroponyme germanique Gening, mais Ernest Nègre préfère le nom de personne roman Genesius. Il est plus conforme phonétiquement aux formes anciennes connues et le passage de Gene- à Genain- se serait fait par analogie avec la finale -ain des anthroponymes contenus dans Goussainville, Attainville et Fremainville, autres communes du Val-d'Oise.

Le second élément -ville est un appellatif toponymique signifiant anciennement « domaine rural », puis « village ». Il est issu du gallo-roman VILLA, lui-même du latin villa rustica « grand domaine rural », d'où le sens global de « domaine rural de Gening ou de Genesius ».

Histoire

Le site de Genainville est occupé depuis l'âge du fer. D'importants monuments gallo-romainshttp://www.pnr-vexin-francais.fr/fichier/pnr_document/49/document_fichier_fr_genainville.pdfPierre-Henri Mitard, Le sanctuaire gallo-romain des Vaux-de-la-Celle à Genainville (Val-d'Oise), Paris, Centre de recherches archéologiques du Vexin français / Errance, 1993, 452 p., ill. furent détruits par les invasions barbares en 275 ; ils servirent plus tard de carrière de pierre à l'époque mérovingienne.

Le village, siège d'un prieuré à partir du , est soumis au pouvoir de plusieurs communautés religieuses durant plusieurs siècles. Outre l'agriculture et l'artisanat, une mine d'argent constituait la seule autre activité économique de la commune.

Politique et administration Liste des maires

Jumelages .

Population et société Démographie

Manifestations culturelles et festivités La de la foire gastrinomique de Genainville organisée par la commune et le XV du Vexin avec de nombreux producteurs régionaux et locaux a eu lieu le ..

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Genainville compte quatre monuments historiques sur son territoire :

L'église Saint-Pierre (classée monument historique par arrêté du .) date du mais a été très remaniée au . Elle présente la particularité d'être en fait une double église : elle possède en effet deux nefs et deux chœurs ; l'un était semble-t-il réservé au moines du prieuré voisin et l'autre aux paroissiens, même si cette théorie est contestée par des historiens. Le chœur double date du , les deux nefs égales furent reconstruites au , les voûtes d'ogives sont séparées par des piliers du . La façade principale nord-ouest est du pure style Renaissance. Sa division en deux parties inégales reflète la réalité à l'intérieur. Les deux portails Renaissance sont attribués sans preuve à Jean Grappin. L'église possède une pierre-labyrinthe de la fin du (classée monument historique), unique exemple présent dans le Vexin. Sa dimension réduite ( × ) permettait aux fidèles de le parcourir avec le doigt...

À droite de l'église, un bâtiment moderne renferme les restes d'un ancien (inscrit monument historique par arrêté du .). Il en reste une porte romane dont l'archivolte est décorée de bâtons brisés, accessible par un escalier extérieur, et une fenêtre géminée du . Le prieuré dépendait de l'abbaye Saint-Père-en-Vallée, à Chartres.

La (classée monument historique par arrêté du .) Elle présente une pietà et surprend par la finesse des détails.

Un important site archéologique, datant du et mis au jour en 1935 (classé monument historique en 1941 et en 1981.Historique du site : 160 - Construction des bâtiments ; 250 - abandon du site ; 1935 - l'architecte Pierre Orième (1903-1977) met au jour un bâtiment nommé « pavillon » ; 1941 - tenant compte des découvertes prometteuses, l'État rachète 5 hectares et classe le site comme monument historique ; 1960-1991 - fouilles conduites par la CRAVF sous la direction de Pierre-Henri Mitard ; 1988 - Le directeur des Antiquités classe le site parmi les grands sites nationaux retenus pour une mise en valeur ; 1991 - Fermeture du site au public ; conservation assurée par les Monuments historiques ; 2002 - création d'une association de sauvegarde ; 2003-2006 - fouilles menées par l'association étudiante de l'université de Cergy.) Il se trouve au lieu-dit les Vaux-de-la-Celle.

On peut également signaler : Ferme de la Bretèche, écart de la commune au sud du village Ancienne ferme seigneuriale fortifiée, elle comporte d'éléments architecturaux du , mais ses bâtiments ont été largement remaniés au . Parmi les vestiges les plus intéressants, l'on peut signaler un coussiège, deux bancs de pierre ménagés dans l'épaisseur du mur, et une voûte du au-dessus du puits de la Bretèche, dans une cave. Croix Chevrier, route de Magny, à l'entrée du village Cette croix, placée sur un haut soubassement maçonné en moellons, surplombe largement la route. Le socle très marqué par l'influence des intempéries semble plus ancien. Le court fût de section carrée est biseauté sur sa partie basse, puis présente sur trois faces des cartouches sculptés. Cette partie la plus intéressante de la croix est mis en exergue par des larmiers en haut et en bas. La croix proprement dite est toute simple et dénuée d'ornementations. Lavoir, rue de la Sérée Situé en dessous du niveau de la rue, l'on y accède par une rampe et non par un escalier, fait assez rare dans la région. Sauf à son entrée, le lavoir est entièrement entouré de murs, tenant à des propriétés privées de deux côtés. Ces murs supportent en même temps les deux toits en appentis protégeant les emplacements réservés aux lavandières, alors que le bassin au centre reste au ciel libre. Du fait de la présence de murs-pignon, il n'y avait pas besoin de placer des poutres autour du bassin pour supporter la toiture. L'alimentation en eau se fait par l'une des nombreuses sources autour du village. vignette|Promenade du Val. Fontaine ou abreuvoir, sente rurale Cette sente relie la rue du Vieux-Moulin, à la rue de la Sérée. Le ruisseau Chalot coule le long de la sente, alimenté par deux sources visibles le long du chemin. L'eau des sources alimentait également un petit bassin un peu en retrait par rapport au chemin, et environ un mètre plus bas. Les abords du bassin ont été incorporés dans deux propriétés privées attenantes, et le caractère délaissé de cet aménagement ne permet plus de déterminer sa fonction exacte. Le bassin n'est pas rectangulaire, mais devient plus large vers son chevet en hémicycle, dominé par un mur en pierre. Promenade du Val Cette ruelle relie la place de l'Église à la rue du Vieux-Moulin. Elle est suivie par un ruisseau dont les abords sont stabilisés par des murets. L'intérêt de la promenade réside en l'authenticité du lieu, ayant subi peu de transformations depuis le . Lavoir, au bout d'une courte sente partant de la rue du Chat-Noir : Un escalier rudimentaire descend vers ce petit lavoir en dehors du village, dont le bassin n'est accessible que d'un seul côté. Il est alimenté par une fontaine attenante. La charpente du toit en appentis s'appuie sur l'un des murs latéraux, ainsi que sur deux poutres en bois. Sentier du patrimoine, aménagé en 2018, dont les 10 stations permettent de découvrir des lieux historiques de la commune et son petit patrimoine Le Prieuré (propriété privée), l’église Saint-Pierre avec sa double nef et son labyrinthe, le plus grand site archéologique d’Île-de-France (avec celui de Pincevent), le lavoir de la Serrée et celui du Chat Noir, des éléments témoins d’un passé industriel : des moulins, une ancienne usine de tire-bouchons, des fours à chaux et la maison de Rodolphe Salis....

Personnalités liées à la commune Rodolphe Salis (1851-1897), créateur du café-concert Le Chat Noir à Montmartre, avait une maison dans le village, qu'il avait surnommé Chatnoiville-en-Vexin.

Héraldique

Genainville au cinéma et à la télévision

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liste des communes du Val-d'Oise

Liens externes

Site archéologique de Genainvilles sur pnr-vexin-francais.fr .

Notes et références Notes

Références

Catégorie:Commune dans le Val-d'Oise Catégorie:Commune du parc naturel du Vexin français Catégorie:ZNIEFF de type I dans le Val-d'Oise Catégorie:Espace naturel sensible dans le Val-d'Oise Catégorie:Aire d'attraction de Paris Catégorie:Mine d'argent en France