La est une des principales écoles qui, dans le bouddhisme de Nichiren (un courant du bouddhisme japonais), se fondent sur les enseignements de Nichiren (1222-1282).. « Nichiren shōshū » signifie littéralement « école orthodoxe de Nichiren » ou « véritable école de Nichiren ».

Elle a été fondée par l'un des six principaux disciples de Nichiren, (1246-1332), que l'école a toujours considéré comme le successeur de Nichiren. Mais elle a durant la plus grande partie de son existence été incluse dans le courant Hommon-shû (« école de la Porte principale »). Le Hommon sera une école mineure pendant quelques siècles, avant de gagner en importance, pour enfin rompre définitivement, vers 1900, ses liens avec l'école originelle Nichiren Shū et prendre alors le nom de Nichiren shōshū..

Ce courant estime que Nichiren a désigné Nikkō comme prêtre principal du et comme son successeur.

Histoire vignette|Taisekiji Kaidan no Dai Gohonzon. Selon les écoles qui ont repris les préceptes de Nichiren Daishonin, ce dernier aurait désigné — ou non — un successeur. À la mort de Nichiren en 1282, ses 260 disciples se divisent. La quasi-totalité d'entre eux se rapprochent de l'école fondatrice Nichiren Shū.

Quant à la Nichiren shōshū, fondée par (1246-1333) à qui Nichiren a transmis le Gohonzon ainsi que les deux documents de passation, elle affirme que Nikkō est reconnu comme son , et elle est restée fidèle à l’enseignement de Nichiren, reconnaissant dans celui-ci (et non plus Siddharta Gautama) le Bouddha fondamental de l'ère de la fin du Dharma (mappō) dans lequel le bouddhisme était entré. Nichiren établit cependant sa doctrine sur la base d'un sûtra attribué à Siddharta Gautama, le Sūtra du Lotus.

En 1290, le seigneur d´Ueno fit construire pour Nikkō le temple Taiseki-ji (Tahō Fuji Dainichirenge-zan Taiseki-ji) à Oishigaraha, à la suite d'un différend opposant Nikkô aux six doyens (ou moines aînés) qui se chargeaient de répandre la doctrine de Nichiren.

Nikkō Shonin, qui avait recueilli les enseignements oraux de Nichiren () de son vivant, consolidera l'œuvre de ce dernier en propageant ses écrits, en s'opposant à la prière devant des statues à l'effigie du bouddha Shakyamuni. Il écrira les 26 articles de Prévention. Plus tard il nommera des moines pour protéger l'enseignement de Nichiren, dont Nichimoku (1260-1333).Nichimoku Shonin qui deviendra le troisième Grand Patriarche de l'école.

Nichikan Shonin (1665-1726), Patriarche du Taiseki-ji, .

En 1899, le nom du mouvement change pour Honmon Shū, puis en 1900 Nichiren Shu Fuji-Ha, et enfin en 1912 Nichiren shōshū.

Dans les années 1930, au Japon, naît la Sōka gakkai, une branche laïque de la Nichiren shōshū. Culte international et puissant, fondateur au Japon d'un parti politique, elle sera excommuniée par le Patriarche Nikken Shonin en 1991, sur fond de querelles.

Nationalisme dans les années '30 Selon une enquête gouvernementale menée à la fin de 1939, soixante-quinze temples et cinquante-deux prêtres sont affiliés à la Nichiren shoshu. À titre de comparaison, l'ensemble des autres branches du bouddhisme de Nichiren totalise alors 4 962 temples et 4 451 prêtres.

Le mouvement est associé à la ferveur ultranationaliste de l’époque par la figure d'Arimoto Kōga (1867-1936), ancien directeur général des affaires religieuses de l’école et responsable du temple Myōkōji à Tokyo. En septembre 1929, Kōga fonde la « Société pour la protection de la nation par l’enseignement orthodoxe » (Seikyō Gokoku-kai), dont il installe le siège au sein de son temple. Cette initiative répondait directement à un décret publié plus tôt la même année par le ministère de l’Éducation, appelant à une mobilisation spirituelle générale de la population.

En décembre 1941, Suzuki Nikkyō (1869-1945), chef de la Nichiren Shōshū, salue l’attaque japonaise sur Pearl Harbor.

Pratique vignette|Hōan-dō du Taiseki-ji (2009). La Nichiren shōshū a plus de et locaux pour pratiquer au Japon, une douzaine en Amérique, plusieurs en Europe, en Afrique et en Asie.. Son temple principal, le Taiseki-ji, est situé au pied du mont Fuji.

Notes et références

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