Louis Napoléon Auguste Lannes, né à Paris le Il aurait eu pour parrain Jean VI (1767-1826), roi de Portugal. Source . et mort au château de Mareuil-sur-Ay (Marne) le , duc de Montebello, est un diplomate et homme politique français du .

Biographie Fils aîné de Jean Lannes, duc de Montebello (mortellement blessé à la bataille d'Essling), et de sa seconde épouse, Louise de Guéhéneuc, Napoléon Lannes fut fait pair de France à la seconde Restauration , mais il ne prit séance au Palais du Luxembourg qu'après la Révolution de 1830.

Chambre des pairs et diplomatie Il a pour précepteur Victor Cousin. Sous son influence, il participe aux complots contre les Bourbons de 1820 et assure le commandement d'une Compagnie franche des écoles..

Polytechnicien démissionnaire (X1821), il voyage beaucoup, notamment aux États-Unis, puis avait été attaché à l'ambassade de France à Rome auprès du vicomte de Chateaubriand (1828-1829). En , il se rendit à Bogota (Grande-Colombie) avec Charles Bresson dans une mission secrète : proposer une couronne à Simon Bolivar et faire de la Colombie une monarchie constitutionnelle qui, après la mort de Bolivar, serait régie par un prince françaisGeorges Lommé, "Bolívar, l’homme qui ne voulait pas être roi. L’échec de la mission Bresson (1829)", 129-149, L’échec en politique, objet d’histoire, textes réunis par Fabienne Bock, Genevieve Bührer-Thierry et Stéphanie Alexandre. Paris : L’Harmattan, 2008. https://www.researchgate.net/profile/Georges-Lomne/publication/278381430_Bolivar_l%27homme_qui_ne_voulait_pas_etre_roi/links/5935813caca272fc555cd9a2/Bolivar-lhomme-qui-ne-voulait-pas-etre-roi.pdf.

Il parut d'abord, par ses votes, se rattacher au parti légitimiste, mais il ne tarda pas à se rallier pleinement à la monarchie de Juillet et vota dès lors avec les doctrinaires. Il siège régulièrement à la Chambre des pairs (1830-1833), prit la parole dans un grand nombre de discussions concernant la liberté de la presse, l'hérédité de la pairie (1831), la contrainte par corps, le budget, l'avancement dans l'armée (1832).

Rentré dans la diplomatie, il fut envoyé en mission au Danemark près la cour de Copenhague (1833), puis nommé ministre plénipotentiaire à Berlin.

À la Chambre des pairs, il appuya l'amendement Cousin à la loi abrogeant la journée de deuil en l'honneur de Louis XVI du . Partisan des lois de septembre 1835, il les soutint à la tribune et proposa à ses collègues de traduire devant eux le gérant du journal La Tribune.

En 1836, il fut nommé ambassadeur de France près la Confédération suisse en remplacement du marquis de Rumigny, jugé trop favorable aux démocrates helvétiques. Le duc de Montebello ayant des sympathies opposées, sa nomination était destinée à plaire à l'Autriche, dont la France cherchait alors à se rapprocher tant pour rompre son isolement en Europe que pour assurer l'établissement matrimonial du duc d'Orléans. Il obtint des autorités confédérales l'internement des réfugiés politiques pouvant troubler la sécurité des États voisins ainsi que l'expulsion du prince Louis-Napoléon Bonaparte, qui résidait en territoire helvétique, au château d'Arenenberg, mais la manière dont cette demande fut présentée faillit amener la guerre entre les deux pays.

Il fut ensuite chargé de représenter la France à Naples, auprès du roi des Deux-Siciles, Ferdinand II (1838).

Il fut appelé, le , à remplacer Louis-Mathieu Molé comme ministre des Affaires étrangères dans le ministère provisoire qui fut dissous le suivant. Il remit alors son portefeuille au maréchal Soult et rentra dans la Chambre des pairs où il parla sur la propriété littéraire, sur la Légion d'honneur, sur l'emprunt grec, sur le travail des enfants dans les manufactures.

Il repartit pour Naples comme ambassadeur en 1840, où il négocia le mariage du duc d'Aumale avec Marie-Caroline de Bourbon, princesse de Salerne (1844).

Le , le duc de Montebello remplaça l'amiral-baron de Mackau comme ministre de la Marine et des Colonies dans le gouvernement Guizot. Il présenta, en cette qualité, un rapport au roi dans lequel il se prononçait contre l'émancipation des esclaves, et quelques projets de loi relatifs à la juridiction des cours d'assises aux colonies, aux corps de l'administration du contrôle et de la comptabilité de la marine et participa aux débats sur le budget, sur les défrichements, sur l'enseignement et l'exercice de la médecine et de la pharmacie, etc. L'ayant entendu parler, Victor Hugo, alors son collègue à la Chambre, eut ce mot cruel : « Son père s'appelait Lannes. Je crains qu'il ne faille maintenir la prononciation et changer l'orthographe. »

Deuxième République et Second Empire

Il quitta le pouvoir après la Révolution de 1848. Ses opinions conservatrices et monarchistes le firent élire, le , le sur 8Avec sur et , dans la coalition des « anciens partis », député de la Marne, département dans lequel il possédait des vignobles considérables, à l'Assemblée législative. Il fit partie de la commission dite Composée de dix-sept membres, cette commission était chargée de préparer le projet de loi du 31 mai 1850. Elle comprenant les chefs de la majorité, que l'on surnommait « les Burgraves » : Thiers, Molé, Montalembert et Berryer. Les treize autres membres de cette commission sont : Benoist d'Azy, Beugnot, Victor de Broglie, Louis Buffet, Prudent de Chasseloup-Laubat, Napoléon Daru, Léon Faucher, Jules de Lasteyrie, Louis Napoléon Lannes de Montebello, Théobald Piscatory, Aurélien de Sèze, Saint-Priest et Antoine Lefebvre de Vatimesnil Source Moniteur du ). Léon Faucher est le rapporteur du projet, présenté dès le 8 mai à l'Assemblée, qui en vote l'urgence par 453 voix contre 197. et se borna à voter constamment avec la majorité : pour l'expédition de Rome, pour la loi Falloux-Parieu sur l'enseignement libre, pour la restriction du suffrage universel, etc. Il siège au sein de la Commission sur l'assistance et la prévoyance publiques présidée par Thiers.

Il n'adhéra pas d'emblée au coup d'État du 2 décembre 1851, éleva même des protestations et se tint quelque temps à l'écart. C'est vers cette époque qu'il participaFondateurs :

Assemblée générale constitutive des 23 et 27 juillet 1853 : Louis Napoléon Lannes Duc de Montebello, vice-président, Comte Henri de Pourtalès-Gorgier, Comte Henri d'Avigdor, Jean Germain Henri Nouton, Joseph-Xavier de Lizardi, Auguste Dassier, John Masterman, John Sadleir, Major J.-A. Moore, Joseph Paxton. Henri Siméon (1803-1874), comte de l'Empire, préfet et député, cofondateur, premier président de 1853 à 1861., à la fondationAssemblée générale constitutive des 23 et 27 juillet 1853. de la Compagnie générale des eaux (devenue Vivendi en 1998). Il avait été aussi actionnaire du Globe (1828-1830).

S'étant ravisé, il fut nommé, le , ambassadeur en Russie en remplacement du comte de Rayneval. Dans ce poste, où il resta jusqu'en 1864, il eut à négocier, entre autres, la convention du pour la garantie réciproque des œuvres d’art et d’esprit.

Un décret du le nomma sénateur du Second Empire. Il fut admis à la retraite comme ambassadeur le .

Il a longtemps représenté le canton d'Ay au conseil général de la Marne, dont il fut l’un des vice-présidents.

Lui et sa femme Eleanor Jenkinson, épousée en 1830, ont 2 filles et 6 fils.

Titres duc de Montebello et de l'Empire (successeur à la mort de son père en 1809) ; Successeur à la possession des biens affectés à la dotation du majorat attaché au titre de duc de Montebello accordé à son père, le maréchal Jean Lannes. (membre de la Chambre des pairs) : le , duc et pair héréditaire le (lettres patentes du enregistrées à la chambre des Pairs le , et entérinées à la cour royale de Paris le suivant, Sans majorat. Admis à siéger le , il ne prit séance au Palais du Luxembourg qu'après la Révolution de 1830

Décorations Grand-croix de la Légion d'honneur () Ordre de Saint-André de Russie (conféré par l'Empereur de Russie après son séjour à Nice en 1864) Armoiries Figure Blasonnement Armes du duc de Montebello, pair de France

De sinople à l'épée haute en pal d'or. Ascendance et postérité

150px|thumb|right|Eleonor Jenkinson (1810-1863), Claude Marie Dubufe.

Le duc de Montebello épousa, le à Londres, Eleonor ( - Londres † - Saint-Pétersbourg (Russie), fille de (1779-1855), , député de Douvres au parlement britannique (1806–1818).

Annexes Bibliographie

Larousse encyclopédique en couleurs, France Loisirs, 1978

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Noblesse d'Empire Liste des membres de la noblesse d'Empire Liste de polytechniciens par ordre alphabétique Liste de polytechniciens par promotion Politique extérieure de la France sous la monarchie de Juillet Loi du 31 mai 1850 Liste des grands-croix de la Légion d'honneur

Liens externes

Données généalogiques sur :

Louis Napoleon Louis Napoleon Catégorie:Naissance en juillet 1801 Catégorie:Naissance dans l'ancien 1er arrondissement de Paris Catégorie:Pair de France (Restauration) Catégorie:Pair de France (monarchie de Juillet) Catégorie:Ministre de la monarchie de Juillet Catégorie:Ministre français des Affaires étrangères Catégorie:Ministre français de la Marine Catégorie:Ministre français des Colonies Catégorie:Député de la Deuxième République française Catégorie:Député de la Marne Catégorie:Conseiller général de la Marne Catégorie:Grand-croix de la Légion d'honneur Catégorie:Duc français du XIXe siècle Catégorie:Sénateur du Second Empire Catégorie:Producteur de vin de Champagne Catégorie:Élève de l'École polytechnique Catégorie:Ambassadeur de France en Suisse Catégorie:Ambassadeur de France en Russie Catégorie:Ambassadeur de France au royaume des Deux-Siciles Catégorie:Ambassadeur de France en Suède Catégorie:Décès en juillet 1874 Catégorie:Décès dans la Marne Catégorie:Décès à 72 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière de Montmartre (division 4)