Les Deux Cavaliers () est un film américain de John Ford sorti en 1961.

Synopsis Le shérif Guthrie McCabe est porté sur la bouteille et le cigare. Il vit dans le luxe, grâce au pourcentage qu’il perçoit sur toutes les transactions effectuées dans son comté. Jusqu’au jour où une troupe de cavaliers, parmi lesquels il reconnaît le lieutenant Jim Gary, débarque en ville. Devant un verre, Gary lui explique qu’il est chargé de le ramener au camp de la cavalerie, de gré ou de force. D’abord réticent, le fantasque McCabe doit accepter de partir. Dès son arrivée, il est enrôlé comme scout (éclaireur) afin de négocier avec les Comanches, qu'il connait par ses anciens trafics commerciaux. L'objectif est la restitution de prisonniers blancs, femmes ou enfants enlevés des années auparavant. Il objecte qu'après tant d'années, les enlevés sont morts ou totalement assimilés à la culture comanche, et irrécupérables. De plus, la paye militaire est insuffisante à ses yeux. Le camp de la cavalerie est entouré par les caravanes des membres des familles des disparus. Cynique, amer et vénal, McCabe réclame aux familles cinq cents dollars pour chaque personne qu’il réussira à ramener.

Le commandant du fort lui impose d'être accompagné de Jim Gary. Ils ne parviennent à ramener de force qu'un adolescent blanc devenu comanche, et l'épouse du chef indien Stonecalf, ancienne captive mexicaine. Les prédictions cyniques de McCabe sur le retour de ces Blancs capturés se révèlent tragiquement exactes, et la désillusion des familles de caravaniers vire au drame.

Fiche technique Titre : Les Deux Cavaliers Titre original : Réalisation : John Ford Scénario : Frank S. Nugent d’après le roman « Comanche captives » de Will Cook Production : Stanley Shpetner et John Ford (non crédité) Société de production et de distribution : Columbia Pictures Musique : George Duning Image : Charles Lawton Jr. Montage : Jack Murray Direction artistique : Robert Peterson Décorateur de plateau : James Crowe Costumes : Frank Beetson Jr. et Ron Talsky (non crédité) Pays de production : Format : Couleur (Eastman Color) - 35 mm - 1,85:1 - Son : Mono (RCA Sound Recording) Type : Western Durée : 109 minutes Dates de sortie : États-Unis : France : Affiches : Howard Terpning (États-Unis), Boris Grinsson (France)

Distribution James Stewart (VF : Roger Tréville) : le shérif Gus McCabe (« Guthrie » McCabe en VO) Richard Widmark (VF : Roger Rudel) : le lieutenant Jim Gary Shirley Jones (VF : Jeanine Freson) : Martha Purcell (« Marty » en VO) Linda Cristal (VF : Nelly Benedetti) : Elena de la Madriaga Andy Devine (VF : Jean Daurand) : Sergent Posey John McIntire (VF : Louis Arbessier) : Major Frazer Henry Brandon (VF : Jean-François Laley) : Quanah Parker Woody Strode : Stonecalf Harry Carey Jr. (VF : Lucien Bryonne) : Ortho Clegg Olive Carey (VF : Hélène Tossy) : Abby Frazer John Qualen : Ole Knudsen Jeanette Nolan (VF : Lita Recio) : Mary McCandless Willis Bouchey (VF : Yves Brainville) : M. Harry J. Wringle Mae Marsh : Clegg Boyd « Red » Morgan (VF : Henry Djanik) : le des deux joueurs professionnels descendus de la diligence Acteurs non crédités Big John Hamilton : un colon William Henry (VF : Jacques Deschamps) : un joueur

Cascades Jack N. Young

Autour du film

Ford toucha et 25 % des bénéfices nets. L'acteur Ward Bond, fidèle souffre-douleur de la bande à Ford qui tourna plus de vingt fois avec lui, mourut au moment du tournage auquel il ne participait pas pour une fois. Cette disparition affligea le cinéaste, qui écourta le tournage et se remit à boire, isolé et déprimé, à bord de son bateau l'Araner. Le film s'apparente à un remake raté de La Prisonnière du désert. Ford a décrit le film comme :

L'un des autres acteurs fidèles du cinéaste, Harry Carey Jr., alias Dobe Carey, rapporte ainsi sa vision du film et du tournage durant lequel Ford lui cassa trois côtes pour le punir d'avoir repris la boisson :

Les stars du film, James Stewart (Jimmy) et Richard Widmark (Dick), portaient tous deux une perruque et entendaient mal. Harry Carey Jr. raconte cette anecdote à propos du cinéaste (Jack) en train de tourner une séquence qui avait pour cadre une rivière :

Les deux chefs indiens sont interprétés, l'un (Quanah Parker) par un acteur d'origine allemande (Henry Brandon), aux yeux bleus, l'autre (Stonecalf) par un acteur afro-americain (Woody Strode).

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Marcel Martin, « Les deux cavaliers », Les Lettres françaises, . Louis Marcorelles, « Les deux cavaliers », France-Observateur, Paris, . Jean d'Yvoire, « Les deux cavaliers », Téléciné, , Paris, Fédération des Loisirs et Culture Cinématographique (FLECC), . Claude Franchini, « Les deux cavaliers », Contre-Champ, , . Madeleine Garrigou-Lagrange, « Les deux cavaliers », Téléciné, , Paris, Fédération des Loisirs et Culture Cinématographique (FLECC), juin-, Fiche . Marc Kravetz, « Les deux cavaliers », La Saison cinématographique 62, , .

Liens externes

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