La gare d'Hirson est une gare ferroviaire française, principalement établie sur les lignes de à Hirson et Anor (frontière) et de Fives à Hirson. Elle est située sur le territoire de la commune d'Hirson, dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Mise en service en 1869 par la Compagnie des chemins de fer du Nord, elle est désormais une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par des trains TER Hauts-de-France.

Situation ferroviaire vignette|gauche|Étoile ferroviaire d'Hirson. Établie à d'altitude, la gare d'Hirson est située au point kilométrique (PK) 196,490 de la ligne de La Plaine à Hirson et Anor (frontière), entre les gares ouvertes d'Origny-en-Thiérache et d'Hirson-Écoles.

Elle est également située au PK 122,597 de la ligne de Fives à Hirson, au PK 235,920 de l'ancienne ligne de Busigny à Hirson, déclassée en totalité, et au PK 197,977 de la ligne de Charleville-Mézières à Hirson (par Auvillers), cette dernière étant déclassée entre Tournes et Hirson.

Enfin, elle est l'origine au PK 0,000 de la ligne d'Hirson à Amagne - Lucquy, exploitée jusqu'à Liart et déclassée au-delà.

Histoire L’essor Le tronçon de Soissons à la frontière belge est concédé à titre éventuel par décret, à la Compagnie des chemins de fer du Nord, le . Il est déclaré d'utilité publique le Décret Impérial , bulletin des Lois , annales du Sénat et du Corps législatif, Volume 2, page 514. et concédé, avec un délai de réalisation fixé à . Il est réalisé sans subvention, mais avec les garanties d'intérêt et d'amortissement qui sont attachées au nouveau réseau. Les tronçons Laon – Vervins et Hirson – Anor ouvrent simultanément le Le courrier des chemins de fer du 7 septembre 1870, page 3., le même jour que le tronçon d'Aulnoye à Anor () ; les omnibus Vervins - Soissons effectuent le trajet en et en moyenne, temps variable selon la durée de l'arrêt à Laon.

Le tronçon de Vervins à Hirson ouvre le Le courrier des chemins de fer du 31 août 1870, page 6., mais uniquement pour le transport de troupes. Il ouvre finalement au public, le , mais d'importants travaux de reconstruction ne permettent son exploitation régulière que le Nouvelles annales de la construction : publication rapide et économique des documents les plus récents et les plus intéressants relatifs à la construction française et étrangère… , page 86, par C.-A. Oppermann.. Il faut alors pour rejoindre Soissons par omnibus, et pour relier Paris. Avec le doublement de la ligne de Paris en 1881, l’amélioration progressive des horaires et l’introduction de trains mixtes, Hirson et la bourgade voisine de Buire entre dans l’histoire ferroviaire.

À cette époque, Hirson, la citadine, compte moins de et Buire, la rurale, environ . Avec la création et l’ouverture de différents tronçonsLes chemins de fer en Thiérache de l’origine à 1914 : Projets, construction des lignes et mise en exploitation par Bernard Choquet de la Société archéologique et historique de Vervins et de la Thiérache ., Hirson va très rapidement devenir une étoile ferroviaire, passant du statut de gare de passage à terminus. En 1869, intervient l'ouverture des sections d'Anor à Hirson, d'Hirson à Namur et d'Hirson à Charleville (par Auvillers-les-Forges). En 1870, la section de Vervins à Hirson est ouverte et, en 1885, celle de Busigny à Hirson et d'Hirson à Amagne-Rethel est mise en service.

vignette|gauche|Cabine d'aiguillage. De 1886 à 1890, le trafic augmente de par anHirson, seconde gare de France…. En 1891, dix nouvelles voies et une halle à marchandises sont créées. L’accroissement de la capacité des wagons est porté à en 1898 favorisant le développement de la gare. En 1908, Henri Bourrillon, plus connu sous son pseudonyme de Pierre Hamp, écrivain français, devient sous-chef de gare d'HirsonLes entreprises et leurs réseaux : hommes, capitaux, techniques et pouvoirs - siècles de Michèle Merger et Dominique Barjo, page 408.. Il dira : Pierre Hamp, Il faut que vous naissiez de nouveau, NRF, Paris, 1935, .. En 1910, la ligne de Guise à Hirson est ouverte.

vignette|Ouvriers de l'atelier de réparation. La population est passée à pour Hirson et à 374 pour Buire. En , la population d’Hirson a été multipliée par trois. En 1913, la gare d’Hirson emploie aux alentours de ( d’exploitation, de traction, d’entretien auxquels s'ajoutent les services généraux). Face à ce développement, le site n’est plus adapté et doit être agrandi mais la Première Guerre mondiale va être un frein à cette expansion. Après quatre années d'occupation allemande, le site est énormément endommagé. Seul, le chantier dit de « Batavia », créé en 1915 par les occupants, semble en bon état. Le reste est à reconstruire. L’activité redémarre en .

L'expansion de la gare est relancée avec de nouvelles installations, prêtes à accueillir plus d’une centaine de machines à vapeur : tour d'aiguillage de la Florentine, un dépôt, un toboggan, des parcs à charbon. L'année 1929 sera l’apothéose pour le trafic du pôle ferroviaire hirsonnais ; on compte cheminots sur le site : 229 pour la traction des trains, 450 à l'entretien, , 304 à l'exploitation et de train. Côté trafic, d’échanges sont enregistrées et sont manœuvrés par jour. L’activité voyageurs est également vive avec et . de messageries journaliers desservent la gare. Hirson devient la .

Le déclin redresse|vignette|Mémorial des agents des chemins de fer, victimes des guerres de 1914-18 et de 1939-45. En 1931, la population d’Hirson est de , celle de Buire de (triplement en ). Les cités cheminotes Champs-Élysées et de Cité de Buire ont vu le jour. En 1932, la Compagnie des chemins de fer du Nord et la Compagnie des chemins de fer de l'Est décident de mettre en place des trains directs mettant fin au transit d’Hirson.. Le rôle de jonction d’Hirson entre les réseaux Nord et Est est donc remis en cause. Petit à petit, la gare cesse d'être un point de passage nécessaire pour procéder au transbordement et aux ruptures de charge. La moyenne de wagons manœuvrés quotidiennement passe de en 1931 à 500 en 1932.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la gare est victime des bombardements : près des trois-quarts des installations ferroviaires sont détruits. À la suite du conflit mondial, un dépôt est érigé ainsi qu'une rotonde de couvertes (voir ci-dessous). Une baisse des effectifs s'amorce ; le personnel procède à la déconstruction d'environ à vapeur. Le dépôt de Buire ferme définitivement ses portes le 1969.

Jusqu'à , la gare est desservie par certains trains Corail directs Lille-Flandres – Strasbourg via Charleville et Metz. Ces trains sont supprimés en 2004.

Fréquentation Selon les estimations de la SNCF, la fréquentation annuelle de la gare s'élève aux nombres indiqués dans le tableau ci-dessous.. Année2015201620172018201920202021202220232024VoyageursVoyageurs etnon voyageurs

Service des voyageurs Accueil Gare de la SNCF, elle dispose d'un bâtiment voyageurs, avec guichet, ouvert tous les jours. Elle est équipée d'automates pour l'achat de titres de transport..

Desserte Hirson est desservie par plusieurs lignes dont elle est, pour la plupart, le terminus : celle vers Laon (avec environ de trajet, puis correspondances pour Paris-Nord, Amiens, Reims…) et celle de la ligne Lille-Flandres – Valenciennes – Aulnoye-Aymeries – Hirson – Charleville-Mézières (mettant Lille à environ , Valenciennes à plusieurs fois par jour et Charleville-Mézières à un peu moins fréquemment).

vignette|redresse|Tour Florentine. Les liaisons Hirson – Laon sont assurées par des autorails mono-caisse X 73500 d'Alstom Transport et des rames AGC de Bombardier Transport.

Intermodalité vignette|gauche|Quais de la gare, avec la passerelle. Un parking est aménagé à ses abords. En 2014, une passerelle avec des ascenseurs est construite.

Patrimoine ferroviaire vignette|Rotonde de Laffaille et Peirani.

L'ancienne rotonde est de type P à . Œuvre de l'architecte Paul Peirani et de l'ingénieur Bernard Laffaille, elle est construite en 1948 par l'entreprise Inventaire de la Cité de l'architecture et du Patrimoine. en remplacement d’anciennes remises. Désaffectée, les voies déposées, elle a été restaurée pour être utilisée par des manifestations comme le Rotonde Festival, festival de metal et de rock organisé jusqu'en 2006Site crdp.ac-amiens.fr, Hirson : rénovation urbaine sur les anciennes emprises de la SNCF, vue aérienne (02) lire (consulté le 23 décembre 2011)..

À proximité, se situe un ancien poste d'aiguillage portant le nom de tour Florentine de Buire. Haute d'environ , elle est classée monument historique depuis 1995...

L'ancien dépôt de locomotives, d'une superficie d'environ , est déclassé et laissé à l'abandon.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Dossier Reconstruction de la gare d’Hirson avec améliorations de la gare et du dépôt d’Hirson (Côte 505LM77/5, dates extrêmes : 1945-1946, 1952-1953) issu des dossiers documentaires des débuts de la S.N.C.F. aux années 1980 incluses constitués par le secrétariat du Conseil d’Administration. Paul Durand, La SNCF pendant la guerre, Presses universitaires de France, 1968. Revue générale des chemins de fer, Volume 74. M. Maréchal, « Étude détaillée sur l'évolution de la gare d'Hirson », dans la Revue Générale des Chemins de fer, . Marcel Bouleau, Le rail à Hirson, 2011. .

Articles connexes

Liste des gares de Picardie Transports dans l'Aisne Ligne de La Plaine à Hirson et Anor (frontière) Ligne de Fives à Hirson Ligne d'Hirson à Amagne - Lucquy Ligne de Charleville-Mézières à Hirson (par Auvillers) Ligne de Busigny à Hirson Chemin de fer de Guise à Hirson Schéma de la ligne de Flavigny-le-Grand à Ohis - Neuve-Maison

Liens externes

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