Labbeville est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France.

Géographie Description vignette|gauche|La rue de l'Ancienne gare. Labbeville est un village périurbain situé dans la vallée du Sausseron, dans l'est du Vexin français. Il est aisément accessible par l'ancienne Route nationale 327 (actuelle RD 927) qui tangente le territoire communal.

Labbeville se trouve à au nord de Pontoise, au nord-ouest de Paris, au sud-est de Gisors et au sud de Beauvais.

Elle est proche du sentier de grande randonnée 1 (GR 1) auquel elle est reliée par un chemin de randonnée PR qui traverse le village.

Communes limitrophes

Hydrographie La commune est drainée par le Sausseron, un affluent de l'Oise et donc un sous-affluent de la Seine.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ()..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Pontoise à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site publié par Météo-France en ..

Urbanisme Typologie Au , Labbeville est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Toponymie

Le nom de la localité est mentionné sous la forme Labeville en 1249Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois..

Le nom provient du latin abbas, "abbé"Les noms de lieux d'origine ecclésiasticque, Géraud Lavergne, Revue d'histoire de l'Église de France lien Année 1929, Volume 15, Numéro 68, page 324. et villa (domaine).

Histoire Labbeville, Abbatis Villa (maison de l'Abbé), était un prieuré dépendant de l'abbaye du Bec. En 1182, le pape Lucius III confirme à l'abbé du Bec ses droits sur le prieuré de Labbeville, contrairement aux prétentions de l'archevêque de Rouen.

Dans différences pièces authentiques des , , , on trouve les orthographes suivantes : l'Abbeville, l'Abeville, Labéville, Labbéville, Labbeville. Du à la Révolution, la paroisse faisait partie du diocèse de Rouen, du doyenné de Meulan, de l'archidiaconat et du bailliage de Pontoise.

La commune est traversée de 1886 à 1949 par la ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique Valmondois - Marines.

Les communes d'Argenteuil, Colombes, et Bezons se sont groupées en 1968, pour acheter un domaine de boisés, avec une immense prairie appelé improprement "Plaine de jeux de Vallangoujard" qui permettait d'organiser des fêtes champêtres, des camps de vacances pour adolescents sous des tentes, organisés sous forme de patronage laïc..

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux Rattachements administratifs Antérieurement à la loi du Loi 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF 162 du 12 juillet 1964, 6204–6209, fac-similé sur Légifrance., la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département du Val-d'Oise et à son arrondissement de Pontoise après un transfert administratif effectif au .

Elle faisait partie de 1793 à 1976 du canton de L'Isle-Adam, année où elle intègre le canton de la Vallée-du-Sausseron. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux Pour les élections départementales, la commune est membre depuis 2014 du canton de Saint-Ouen-l'Aumône

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription du Val-d'Oise.

Intercommunalité Labbeville est membre fondateur de la communauté de communes Sausseron Impressionnistes, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 2002 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Liste des maires

Population et société Démographie

Enseignement Les enfants de la commune sont scolarisés au sein d'un regroupement pédagogique intercommunal (RPI) qui rassemble les communes de Labbeville, Frouville et Hédouville.

Personnalités Pierre Riel de Beurnonville (1752-1821), propriétaire du château de La Chapelle. Étienne Martin de Beurnonville (1789-1876) est décédé au château de La Chapelle. Didier Kaminka (1943-2024), réalisateur, acteur, dialoguiste et scénariste français y vivait et y est mort..

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Labbeville compte deux monuments historiques sur so:n territoire

Église Saint-Martin (inscrite monument historique en 1926.) : Elle se compose d'une nef recouverte d'une remarquable charpente lambrissée du ; d'un bas-côté nord muni d'une fausse voûte en berceau ; et de cinq travées orientales voûtées d'ogives, réparties sur deux vaisseaux. L'église est attestée pour la première fois en 1066. Le plan de la nef primitivement dépourvue de bas-côtés pourrait remonter à cette époque. Sinon, l'église actuelle est surtout le résultat de plusieurs campagnes de construction rapprochés à la fin de la période romane et au début de la période gothique, autour du milieu du . Dans un premier temps, la nef est munie de bas-côtés, et le transept est rebâti. Seul le bas-côté nord subsiste depuis l'incendie de 1821, et le croisillon nord a été remanié quelques décennies après sa construction lors de l'adjonction de la chapelle de la Vierge à l'est. La croisée du transept a perdu son caractère roman ou gothique primitif lors du remaniement des supports de la voûte après la guerre de Cent Ans. Mieux conservée est la dernière travée du chœur, qui fut ajoutée à la même époque que la chapelle de la Vierge, comme le montrent ses chapiteaux romans, et la corniche et les contreforts du chevet, également romans. Au , le chevet est pourvu d'une vaste fenêtre au réseau rayonnant, et la façade occidentale reçoit une grande rosace et un nouveau portail. Celui-ci est mutilé par une restauration néo-classique, et abrité sous un porche de 1811. Le clocher latéral date seulement de 1862, et remplace le clocher roman bâti au-dessus du croisillon sud, détruits par l'incendie de 1821. Des constructions annexes cachent les élévations latérales du chœur, et pour cette raison et les divers remaniements effectués au fil des siècles, le caractère roman de l'édifice n'est plus guère visible à l'extérieur de l'édifice...

Château de Labbeville de style Louis XIII, rue du Moulin / rue du Château (inscrit monument historique en 1981, avec pont, portail, ferme et colombier.) : Geoffroy Lhuillier, fils de Jean Lhuillier, prévôt des marchands de Paris, s'est fait construire ce château sur le fief de Tourly au début du . Du fait de l'existence du château de Brécourt, il n'est toutefois appelé château qu'après la démolition de ce dernier. L'édifice se compose d'un corps principal d'habitation de sept travées, avec un étage et de haut combles, et de deux pavillons latéraux d'un étage également. Les façades en pierre de taille sont soignées mais sobres, avec deux bandeaux horizontaux en dessous des lignes des fenêtres comme seule ornementation. Les fenêtres rectangulaires sont de dimensions généreuses. Le mur de clôture du domaine ne permet pas de voir le château depuis la rue, ni le colombier rond du et la grange dîmière au sud du parterre du parc. La grange est établie sur un terrain marécageux et possède de ce fait un nombre important de contreforts et un rez-de-chaussée voûté..

On peut également signaler :

Moulin de Labbeville, rue de la Bauve : Il date du et était le moulin à eau le plus performant de la vallée du Sausseron grâce à une roue à aubes de grand diamètre et une hauteur de chute de l'eau , obtenue par une déviation du Sausseron par le parc du château, à l'ouest du village. Le moulin a été transformé en usine métallurgique en 1906, puis converti en habitation.. Vieux puits public, Grande-Rue : Ce puits ancien a été partiellement reconstruit au et doté d'un édicule cylindrique en briques. Du fait de sa situation à proximité immédiate de la route, le puits est protégé par des chasses-roue sous la forme de blocs de pierre de différente taille.. Lavoir couvert sur la déviation du Sausseron, rue de l'Ancienne gare : Le toit en appentis de ce lavoir s'appuie de deux côtés sur les murs de la ferme Mayel, si bien qu'un seul mur n'a dû être construit pour le lavoir.. Lavoir du Petit-Biard sur la déviation du Sausseron, rue de l'Abreuvoir : Il comporte un petit édicule en moellons et un toit en appentis. Lors de sa restauration en 1979, le pilier central en bois de la charpente a été remplacé par un pilier en béton, et le toit a été couvert de tuiles mécaniques neuves.. Château de Brécourt et sa chapelle, au hameau du même nom près de la RD 64 vers Vallangoujard : Le château de la famille de Mornay datant de l'Ancien Régime est démoli en 1793, et la maison construite par la famille Rendu, propriétaires depuis un siècle, a été détruite par un incendie en 1905. Le château actuel n'est qu'une villa bourgeoise dans le style régional du début du , avec un mélange de matériaux et large emploi de la meulière, ainsi que d'éléments de charpente apparents et un toit aux multiples volumes. Après la Première Guerre mondiale, le domaine appartient à un colon revenu d'Afrique, M. Gazinquel, qui y installe un élevage d'autruches. La chapelle leur sert d'écurie, mais est rendu au culte en 1930. Après la Libération de la France, le château et son domaine sont confisqués et accueillent ensuite une maison de correction pour jeunes délinquants, dit la prison sans barreaux. C'est depuis 1997 la propriété de la fondation Saint-Jean qui y accueille une « maison d'enfants à caractère social » sur un site de comportant le manoir après avoir restauré l'ensemble..