Le Hanriot HD-1 (« HD » pour Hanriot-Dupont) est un chasseur biplan français de la Première Guerre mondiale construit par la société anonyme des appareils d’aviation Hanriot.

Historique La société Hanriot produisit quelques monoplans avant-guerre mais est surtout connue pour avoir construit des appareils Sopwith sous licence, notamment le Sopwith 1½ Strutter. C'est pendant l'été 1916 qu'est construit le « HD-1 » conçu par Pierre Dupont. Il a été mis à l'étude comme possible remplaçant du Nieuport 17 mais, une fois produits, ces appareils deviennent rapidement des « surplus » quand l'aviation militaire française décide finalement de remplacer le Nieuport 17 par le tout nouveau chasseur SPAD S.VII. Certains exemplaires ont alors été livrés à la marine française, d'autres ont été modifiés pour être embarqués comme hydravion, mais c'est avec les escadrons de chasse belges que le « HD-1 » trouve le succès. Ce type est resté la norme belge de chasseur pour le restant de la guerre. Willy Coppens, l'as belge, fut le meilleur pilote de « HD-1 », remportant à son bord.

En Italie, le « HD-1 » fut livré en petit nombre par la France, mais abondamment construit sous licence par la société Nieuport-Macchi de Varese qui construisit près de entre 1917 et 1919. Il devient là aussi la référence en matière d'appareil de chasse, avec 16 des équipés en . Il y fut même jugé meilleur chasseur que le SPAD S.VII pour les combats tournoyants. La Suisse l'utilisa aussi en plus petit nombre, surtout comme avion d'entraînement et il y resta en service jusqu’en 1920. L'U.S. Navy l'utilisa aussi pour mener des expériences d'avion embarqué sur des navires de guerre, et comme hydravion (après avoir modifié la dérive et remplacé le train fixe par des flotteurs).

Conception Il s'agit d'un chasseur monoplace petit et extrêmement maniable à l'allure générale d'un Sopwith. Sa motorisation par un moteur rotatif Le Rhône de ne le rendait pas exceptionnellement rapide, mais très manœuvrable et très populaire parmi les pilotes, comme étant un avion sûr et agréable à piloter. Pour maintenir une bonne vitesse ascensionnelle et de bonnes performances en altitude, il s'avéra nécessaire de limiter l'armement à une seule mitrailleuse synchronisée Vickers tirant au travers de l'hélice.

Variante Hanriot HD-1 : Moteur Le Rhône 9J de , Vickers Hanriot HD-1 : Moteur Le Rhône 9R de , Vickers Hanriot HD-2: Appareil transformé en hydravion, empennage plus grand et flotteurs à la place du train fixe Hanriot HD-12 : Monoplace de chasse embarqué proposé au programme des monoplaces d'escadre de .

Engagement

escadrille de chasse Groupe de Chasse escadrille de chasse 10e escadrille de chasse escadrille de chasse 16 escadrilles de chasse

1 appareil 3 appareils 16 appareils. Un premier HD-1 italien se pose à Samedan le . Interné, l'avion est longuement essayé pendant six mois avant d'être restitué à l'armée de l'air italienne le . À la suite de ces essais, la Suisse achète aux surplus italiens seize avions en 1921. Ils sont utilisés pour l'entrainement au combat aérien. En 1926, le N° 660 est testé en statique jusqu'à rupture. Les résultats valident la poursuite de l'exploitation et ce n'est qu'en 1930 que le reste de la flotte est réformé. Le N° 653 est conservé et se trouve au Musée suisse des transports à Lucerne

United States Navy

Notes et références

Voir aussi Liens internes René Hanriot Willy Coppens

Liens externes

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