vignette|Bâtiment de l'Institut d'Acoustique Graduate School L'université du Mans. ou Le Mans Université (université du Maine jusqu'en 2017) est une université française fondée entre 1965 et 1977L'université est fondée en 1965 en tant qu'annexe de l'université de Caen, obtient son indépendance en 1969 et est reconnue par le ministre chargé de l'Enseignement supérieur en 1977., située au Mans, dans les Pays de la Loire. Elle portait jusqu'en 2017 le nom de la province du Maine, qui correspond aux départements de la Sarthe et de la Mayenne. Elle possède un campus principal au Mans, dans la Sarthe, et un second à Laval, en Mayenne.

En 2020, l'université compte environ et 630 enseignants-chercheurs, ainsi que trois facultés, deux IUT et une école d'ingénieurs, l'ENSIM. Elle comprend également quinze laboratoires de recherche, dont huit associés au CNRS.. Les disciplines enseignées concernent les sciences, les technologies, les lettres, les langues, les sciences humaines, le droit, l'économie et la gestion. Elle possède un pôle d'excellence en acoustique, l'Institut d'Acoustique Graduate School, avec notamment le Laboratoire d'Acoustique de l'Université du Mans.

Depuis le , l'université du Maine s'appelle Le Mans Université, et l'antenne de Laval, Le Mans Université - Campus de Laval...

Historique

Les délocalisations universitaires vignette|Ancien logo. left|thumb|École pratique de commerce et d'industrie du Mans au début du . L’ouverture de l’université remonte à 1977 ; cependant, l’histoire remonte une dizaine d’années auparavant pour percevoir les prémices de cette construction. En 1965, la décision est prise d’ouvrir un collège littéraire en bordure de la ville du Mans. Ce collège ne sera qu’une annexe de l’université de Caen, où les décisions seront prises conjointement de la part des dirigeants de l’université avec les responsables de la ville du Mans. La colline de Vaurouzé est choisie pour accueillir le nouveau centre d’études. La proximité de quelques kilomètres avec l’hôpital laisse entrevoir la possibilité d’ouvrir un jour un CHU. En 1966, les bâtiments du CLOUS (Centre local des œuvres universitaires et scolaires) sont construits. Des logements et un restaurant sont les seuls services proposés. Un an plus tard, ce sont les IUT de gestion d’entreprises, d’administration d’entreprises et de chimie qui ouvrent. En 1968, l’IUT se renforce de deux sections : génie mécanique et génie productique. Des cités universitaires continuent d'être créées. Le Mans devient la plus petite annexe universitaire de France avec ses . Un an plus tard, soit en 1969, la ville du Mans obtient son indépendance totale vis-à-vis de l’université de Caen. L’université du Mans n’est plus annexe, mais centre universitaire à part entière.

En 1975, on ouvre deux nouvelles UFR : Droit et Lettres. La ville essaie de pallier « la fuite de matière grise », qui s’opère de la ville sur la région. Les jeunes Manceaux ont ainsi tendance à se tourner vers les universités de Rennes, Angers, Tours ou Nantes, à la vue du peu d’études supérieures réalisables au Mans. La ville veut urbaniser son site, sur un projet qui pourrait prendre 20 à 30 ans, en le rapprochant de l’extrémité Ouest de la ville, symbolisées par l'hôpital.

Création de l'université vignette|Faculté des sciences. L'université du Maine a été reconnue par le ministre chargé de l'Enseignement supérieur en 1977. Une dernière UFR de sciences est créée, ce qui porte le nombre d’étudiants à . Les dirigeants sont conscients que le campus doit se développer, face aux grandes universités voisines. On commence à voir ce que plusieurs générations d’étudiants appelleront les « turbo-profs » qui viennent directement de la capitale chaque jour pour enseigner à l’université. Ceux-ci sont étonnés de voir une Faculté, disposant d’un cadre naturel privilégié, loin du stéréotype des facultés françaises disposées en plein centre-ville. En 1985, on constate une grande augmentation du nombre d’inscriptions. .

left|vignette|Ligne de tram sur le campus. thumb|Vue sur le campus. thumb|UFR Sciences. En 1987, la capacité d’accueil est débordée par et les amphithéâtres ne suffisent plus pour accueillir tout ce monde. L’État ne fait rien alors qu’il semble évident que le CHU n’ouvrira jamais. Une école d’infirmière a été ouverte, mais depuis 1966 et l’ouverture du CHU d’Angers, l’utilité n’est plus évidente. Avec déjà deux CHU dans la région, la construction d’un troisième n’est même plus envisagée. La Communauté urbaine du Mans prend alors les choses en main. Devant le refus de l’état d’apporter des moyens supplémentaires, la CUM use de ses caisses pour agrandir le campus Ouest. L’amphithéâtre Robert Garnier des UFR Droits et Lettres est quasiment entièrement subventionné par la ville elle-même. Mais cela ne suffit pas à régler les problèmes de places dans les « amphis ». En attendant de trouver les fonds nécessaires, la ville réquisitionne le Palais des congrès pour y faire dispenser les cours les plus importants et les plus demandés. En 1989, le technopôle ouvre ses portes à côté du campus Ouest.

En 1990, les moyens sont donnés à l’université pour construire trois nouveaux bâtiments. Plutôt que l’étalement, les dirigeants choisissent surtout l’agrandissement de locaux déjà construits. Cette campagne de restructuration coûtera au total de francs de l’époque. Le CUEP ouvre ses nouveaux locaux alors que la ville prévoit un investissement de de francs d’ici à 2000.

Expansion right|thumb|Le RU Bartholdi.

En 1992, l’institut européen des métiers de la musique décide de s’installer au centre du technopôle, à proximité directe de l’université. L’institut accueille des étudiants de toute la France et aussi des étudiants européens . La même année, le CTTM : Centre de transfert de technologie du Mans ouvre ses portes. Le lien entre technopôle et université est ainsi réalisé. En 1993, l’ISMANS, Institut supérieur des matériaux du Mans s’installe sur le campus. Deux amphithéâtres, huit laboratoires et douze salles de cours lui sont dédiés. De nouveaux logements étudiants sont alors créés.

En 1994, l’université professionnelle ouvre ses portes. Des partenariats avec les entreprises voisines sont déjà créés. Deux nouveaux bâtiments sont cependant encore attendus en lettres et droit tandis que la Maison de l'Université se voit terminée. Elle permet une meilleure coordination sur le campus. L’aménagement des rues est revu, on agrandit l’UFR des sciences avec de francs, entièrement pris en charge par la CUM. Cette même année, l’IUP micro-informatique-électronique diversifie l’offre culturelle. En 1995, les voitures sont considérées comme trop nombreuses sur le campus : des voies réservées aux bus sont alors aménagées, avec dispositif empêchant les véhicules léger d'emprunter ces voies. Trois lignes (12, 15 et 19) desservent l’université. Ceci permet aux bus de ne pas être gênés par les nombreuses voitures, souvent garées dans des endroits qui ne leur sont pas destinés.

En 1997, pour les vingt ans du campus, l’École supérieure des géomètres et topographes vient s’installer au Mans. En 1998, l’ENSIM, l’École nationale supérieure d’ingénieurs du Mans, s'installe. Les années 1997 à 1999 sont les années les plus fastes avec environ qui sont dénombrés sur l’ensemble du campus et l’université fait le plein de formations. Une bibliothèque Universitaire centrale est construite sur deux étages où pourront venir se référer les différentes UFR. Les locaux éparpillés des anciennes BU des différents UFR sont abandonnés pour en faire des salles de cours ou bien des BI, bibliothèques d’instituts, plus pointues que la BU centrale.

En 2007, le tramway du Mans relie le campus au centre-ville en quelques minutes et au sud du Mans en . En 2002, le technopôle prend une autre forme puisque les entreprises pharmaceutiques s’agrandissent et gagnent du terrain sur l’extrémité sud du campus. Entre 2003 et 2006, les aménagements sont nombreux, et le pari fait 30 ans plus tôt, de relier l’université à la ville est gagné. De nombreux services sont construits à l’image d’une patinoire (City Glace), d’un skate-park, etc. Les bâtiments sortent de terre et à l’Ouest, le campus use d’une grande expansion avec la création d’un nouveau quartier et de nouvelles cités universitaires. Un parking sur trois étages, une grande surface commerciale sont construits. Outre la ville de Laval, des annexes ont été créées dans la ville du Mans avec le quartier « Campus-technology » au sud de l’agglomération, de même que certains étudiants doivent se rendre aux circuits, au sud du Mans pour leurs formations mécaniques.

En 2009, l’université est membre fondateur du PRES Université Nantes Angers Le Mans devenue « COMUE ». Ce PRES a été transformé, au , avec le PRES université européenne de Bretagne en une communauté d'universités et établissements appelée université Bretagne Loire, supprimée fin 2019.

Avenir de l'université Plusieurs projets ont été annoncés au cours de l'année 2021 pour l'université du Mans.

Création d'une Comue expérimentale Angers - Le Mans Le ., la création d'une Comue expérimentale reliant l'Université d'Angers et Le Mans Université a été annoncée et officialisée au Journal Officiel. Cette coopération a pour but de favoriser la mise en place de projets en mettant en commun les ressources des deux universités. La Comue a été dissoute en 2025.

Nouveau campus En , Stéphane Le Foll, maire du Mans, ainsi que Pascal Leroux, président de Le Mans Université actuel, ont annoncé la volonté de construire un nouveau campus pouvant accueillir entre 3 000 et .au cœur du centre-ville. Ce dernier serait donc agencé près de la gare de la ville, avec pour objectif d'attirer de nouveaux étudiants et de redynamiser le quartier de la gare. Les deux campus seront reliés par les lignes de Tramway de la Setram.

Ce nouveau campus devrait accueillir selon le maire du Mans la première année d'accès aux études de santé PASS et éventuellement la deuxième année d'étude de médecine. En plus de ces deux formations, ce nouveau campus devrait également accueillir l'IFSI du Mans. Ce dernier point ouvre cependant des questionnements quant à l'éloignement de ce nouveau centre de formation pour les étudiants infirmiers du Centre Hospitalier du Mans, où ils étudient actuellement..

Ce projet devrait commencer d'ici la fin du mandat de Stéphane Le Foll, donc avant 2026. Les travaux ont une durée estimée de 5 à 6 ans. Le projet a évolué avec l'arrivée de l' Institut Mines-Télécom Atlantique qui permuterait ses locaux avec la CESI (enseignement) qui, elle, irait au centre-ville.

Historique des présidents

Composantes Conformément au code de l'éducation qui fixe l’organisation légale des universités publiques en France, l’université du Mans se compose de plusieurs composantes. On trouve d’une part les unités de formation et de recherche (UFR), ici nommées « facultés » et d’autre part les « instituts et écoles ». L’université se compose donc de. :

Unités de formation et de recherche, IUT, école Faculté de Droit, Sciences économiques et de gestion Faculté de lettres, langues et sciences humaines Faculté des Sciences et Techniques

Institut universitaire de technologie de Laval Institut universitaire de technologie du Mans École nationale supérieure d'ingénieurs du Mans (Ensim)

Instituts Institut d’Acoustique Graduate School (IAGS) Institut d’Informatique Claude Chappe (IC2)

Service commun de documentation vignette|gauche|La bibliothèque universitaire centrale. thumb|Bibliothèque universitaire du Mans.|130x130px La bibliothèque universitaire Vercors (située au Mans) est une bibliothèque pluridisciplinaire. Elle a ouvert ses portes en 2004, un deuxième pôle est situé à Laval. Elle s'étend sur et compte assises.