Le (), ex-centre national d'entraînement commando (CNEC), est un centre d'aguerrissement de l'armée de terre française situé à Mont-Louis et à Collioure. Il dépend du Commandement de l'entraînement au combat interarmes.
Historique Débuts Créé le à partir de la parachutiste de choc et en particulier du parachutiste de choc, le Centre national d'entraînement commando, dit aussi CNEC, est un centre unique et spécialiste de la formation commando en France. Après sa dissolution le , le fanion du 1er bataillon de choc rejoint le drapeau du de choc.
Avec le retour en 1961 des troupes françaises d'Algérie, les méthodes d'instruction des troupes de choc sont reconnues pour leur efficacité en matière d'aguerrissement.
Dix centres sont créés en métropole et en Allemagne, le plus souvent au sein d'une fortification austère. Le premier centre d'entraînement commando, créé en France, est le centre d'entraînement commando (CEC) de Givet, au fort de Charlemont, dans le département des Ardennes. Il fut conçu en 1961, mis en fonction en 1962, par et pour la légère d'intervention (), division parachutiste créée en 1961 à partir des et parachutistes (DP) d'Algérie. En conséquence, la réalisation du CEC de Givet fut confiée au parachutiste et aux sapeurs parachutistes de la du génie aéroporté () de retour d'Algérie, compagnie issue du du génie aéroporté (). La section de base de la devint « CEC de la » le .
Pour sa part, implanté à partir de 1964, le Cnec de Mont-Louis et de Collioure formait les cadres de l'Armée française et recevait également les forces spéciales et des stagiaires étrangers venant de Grande-Bretagne, d'Allemagne, de Belgique, d'Espagne, des États-Unis et du Maroc. Il accueillait occasionnellement des unités constituées. Le programme s'articulait autour des mêmes invariants : parcours d'audace individuels et collectifs, franchissements, mise en œuvre d'explosifs, combat au corps à corps, navigation, combat rapproché anti-char, etc. Durant l'hiver, les moniteurs et instructeurs, titulaires des brevets d'alpinistes et de skieurs militaires, encadraient les « stages froids » (à d'altitude, Mont-Louis est la plus haute garnison de France) : déplacements à ski, descente, montée (avec peaux de phoque), bivouacs en igloo…
Au terme des trois semaines de stage dans un CEC, l'ensemble de l'unité, cadres et militaires du rang, se voyait décerner un insigne « entraînement commando », flanqué du numéro associé au centre ( pour le CNEC). Insigne doré « moniteur » pour les sous-officiers après cinq semaines de stage au CNEC ; un stage de huit semaines existait aussi pour les sous-officiers. Insigne doré « instructeur » pour les officiers après huit semaines de stage au CNEC ; le stage du groupement des officiers d'active (GOA) de l'École d'application d'infanterie de Montpellier qui avait lieu en juin ne durait que quatre semaines mais donnait la qualification « Instructeur » : ceux qui échouaient ou qui n'avaient pu participer au stage de quatre semaines étaient convoqués à nouveau, mais pour un stage de huit semaines.
Pour mémoire, un stage interne est organisé pour remettre à niveau les cadres du CNEC, moniteurs et instructeurs, venant des corps de troupe : ainsi, il ne donne en général pas lieu à attribution de brevet.
Le , il prend l'appellation de de chocDÉCISION N° 504470/ARM/EMAT/SCPS/BORG portant changement d'appellation du centre national d'entraînement commando - 1er régiment de choc. Du 11 juin 2025.. Différents centres d'entrainement commando (CEC) Pour les dix premiers CEC cités, leur n° d’ordre figure en tête de ligne (entre parenthèses est mentionné le nom du régiment qui fournit les effectifs du centre) :
Aujourd'hui Répondant à un besoin opérationnel des forces armées, le CNEC voit passer chaque année plus de deux mille stagiaires venus suivre une formation exigeante. En fonction de leurs régiments d'appartenance ou de leurs écoles, ces stagiaires reçoivent le brevet initiation ou initiateur (deux semaines pour l'École nationale des sous-officiers d'active), aguerrissement (qualification partielle à l'issue du stage des moniteurs), commando spécialisé (réservé à certains corps des forces spéciales dont le stage est une part obligatoire de leur formation), ou le brevet entraînement (), le brevet moniteur des techniques commando (, quatre semaines de stage) ou instructeur des techniques commando (, quatre semaines de stage également). L'insigne formateur commando est réservé aux cadres affectés pendant deux ans à un emploi d'instructeur au CNEC. Outre les stages d’aguerrissement, sont dispensés également : des qualifications diverses (DAA : détachement d'accompagnement d'autorité, instructeur et moniteur C4, stage survie…)
Les deux sites complémentaires du CNEC lui permettent d'organiser différentes activités. À Mont-Louis, l'accent est mis sur le franchissement rocheux, la mise en œuvre d'explosifs, l'escalade ou encore les techniques d'interventions opérationnelles rapprochées. Le milieu nautique de Collioure est plus propice au « palmage », à la navigation ou encore au combat en zone urbaine, au fort Béar.
Le but de la formation est d'acquérir certaines techniques spécifiques et de placer le stagiaire en situation de stress (alerte permanente) et de fatigue physique (au moyen d'une succession d'activités diurnes et nocturnes intenses). Mis en conditions difficiles, il doit apprendre à gérer son appréhension et trouver la ressource suffisante pour réaliser la tâche qui lui est assignée.
La devise du CNEC : En Pointe Toujours est reprise du de choc.
Les parcours d'audace Les murs de la citadelle militaire de Mont-Louis servent de supports aux différents parcours d'audace nécessaires à l'acquisition des savoir-faire mis en œuvre pendant les formations. Les couleurs de ces parcours déterminent les divers niveaux de difficulté, et chaque parcours propose des obstacles variés (taggle rope, ponts de fortune, passerelles, tyroliennes de toutes sortes, rampés…). Une erreur sur ces obstacles est immédiatement sanctionnée. Cependant, tous les parcours sont réalisés dans des conditions optimales de sécurité.
Les différents types de parcours d’audace sont les suivants : la piste bleue, qui est une piste d'initiation qui se trouve à l'intérieur de la citadelle ; les pistes jaune et violette, qui sont des pistes collectives : par groupe de dix, équipés de leurs sac à dos, de leurs armes et de leurs casques, les stagiaires doivent y franchir de multiples obstacles, sans rien perdre, et aux ordres du chef de groupe qui définit pour chaque obstacle une stratégie de franchissement. C'est une véritable école de commandement où le rôle de chacun est essentiel à la réussite du groupe ; la piste rouge, qui est une piste individuelle chronométrée, utilisée pour la formation des moniteurs ; la piste noire, fixée sur le mur extérieur de la citadelle, qui est la piste « phare » du Cnec ; très aérienne, elle est la plus connue et surtout la plus audacieuse ; elle clôt le stage d'instructeur.
Traditions
Insigne Reprise de l’insigne du de choc : rondache d’or à fond grenu, une carte de France tiercée en bande d’azur foncé, de blanc et de gueules, brochée d’un parachute à coupole et suspentes d’argent, sur brochée d’une épée basse du même posée en barre.
Pour l'insigne de manche, reprise de l'écusson du parachutiste de choc (1946-1955) et de la parachutiste de choc (1955-1963).
Drapeau
Le CNEC a la garde du drapeau du de choc dont les plis portent, cousues en lettres d'or, les inscriptions suivantesDécision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'Armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , .Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du (A)NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie. : Corse - 1943 ; Île d'Elbe - 1944 ; Cap Nègre - Toulon 1944 ; Haute Alsace - 1944-1945 ; Indochine - 1947-1948 ; 1951-1954 ; AFN - 1952-1962.
Décorations Sa cravate est décorée de la avec trois palmes et de la « croix de guerre des théâtres d'opérations extérieurs » avec deux palmes.
Le drapeau est orné de la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de avec une olive aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1939-1945 et de la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre des TOE. Il est l'héritage du parachutiste de choc.
Chant Le CNEC a conservé le chant du de choc, Adieu du bataillon de choc, créé en Corse en sur une musique de . :
La route vers l'inconnu est toujours bien venue, Le but est devant nous, braquant les armes. La défaillance exclue, plus rien ne compte plus, Pour nous c'est le devoir, pour vous les larmes.
Refrain L'heure a sonné, adieu belle fille, Nous repartons vers notre destin. Loin du pays, loin de la famille, Nous nous en allons par les chemins. Le cœur léger avec un sourire, Les yeux fixés sur l'horizon. Les compagnies en marche s'entre-admirent, Chantons en chœur à pleins poumons : "En pointe toujours !", ce cri nous appelle, Nous sommes ici taillés d'un bloc. Tous en avant, adieu à la belle, Adieu du bataillon de choc.
Liste des chefs de corps
Personnalités ayant servi au sein de l'unité Erwan Bergot ; Michel Poniatowski ; Jean-Pierre Michelin, fils de Marcel Michelin.
Annexes
Sources et bibliographie
Bulletin de l'Amicale des anciens AABC-CNEC-L'Amicale des anciens du de choc et du « CNEC de choc ».. Panneaux explicatifs autour de la citadelle de Mont-Louis.
Articles connexes Escadron de formation des commandos de l'air ; Commando marine : Sélection ; École des troupes aéroportées ; Liste d'unités parachutistes françaises ; parachutiste de choc ; de choc ; parachutiste de choc ; parachutiste de choc ; , demi-brigade et régiment parachutiste de choc ; et régiment parachutiste de choc ; d'infanterie parachutiste de choc ; parachutiste de choc ; de dragons parachutistes ; du génie parachutiste ; Groupement des commandos parachutistes.
Liens externes Le Centre national d'entraînement commando sur le site de l'Armée de terre.
Notes et références Notes
Références
Catégorie:Armée de terre (France) Catégorie:École militaire en France Catégorie:Unité d'instruction militaire française Catégorie:Organisme fondé en 1964 Catégorie:Collioure Catégorie:Armée dans les Pyrénées-Orientales Catégorie:Centre de formation commando Catégorie:Mont-Louis (Pyrénées-Orientales)