Claude-Louis Petiet ( à Châtillon-sur-Seine - à Paris) est un homme politique français.

Commissaire des guerres en 1778, élu au Conseil des Anciens en 1795, il est nommé ministre de la Guerre le . Il est révoqué le par le « triumvirat » (Paul Barras, Jean-François Reubell et Louis-Marie de La Révellière-Lépeaux).

Nommé au Conseil d'État par Napoléon Bonaparte, il devient intendant général de l'armée au camp de Boulogne en 1805 puis sénateur en 1806. Son nom est inscrit sur l'Arc de triomphe de l'Étoile.

Biographie Carrière thumb|left|200 px|Portrait de Claude-Louis Petiet par Yan' Dargent Gendarme dans la compagnie de la Reine le , subdélégué général de l'intendance de Bretagne le , commissaire des guerres (charge louée le ), il est employé à Saint-Malo le faisant fonction d'administrateur du à .

Titulaire d'une charge en , commis à la levée de police des garde-côtes de la division de Brest, le , il est employé à Rennes en 1788 puis devient procureur général syndic d'Ille-et-Vilaine en .

Commissaire ordonnateur, grand juge militaire de la Division le , commissaire général de l'armée du Centre le , passé en la même qualité à l'armée des Ardennes le , il est autorisé à retourner dans la le .

Employé à Lorient par les représentants du peuple dans l'ouest pour l'approvisionnement de Lorient, Belle-île, Port-Louis et Groix le , il est nommé ordonnateur en chef de l'armée des côtes le et ordonnateur en chef des Côtes de Brest et des Côtes de Cherbourg le . Il réunit à ce service celui de la le .

Suspendu par les représentants du peuple et mis en état d'arrestation le , il est rendu à ses fonctions par les mêmes représentants le .

Ordonnateur en chef de l'armée de Sambre-et-Meuse le , il passe en cette qualité à l'armée des côtes de Brest le . Député au conseil des anciens en , député d'Ille-et-Vilaine, puis de Côte-d'Or il devient Ministre de la Guerre le (ayant signé l'arrêté nommant le Général Bonaparte au Commandement de l'armée d'Italie).

Sorti du corps législatif le , il est rayé de ses fonctions de Ministre de la guerre le .

Député au Conseil des Cinq-Cents en 1799, chef de la première division au Ministère de la Guerre le , conseiller d'état le , il devient Inspecteur en chef aux revues le .

En mission à Genève le En fait Bonaparte lui avait demandé de l'accompagner pour assurer toute l'intendance de la Campagne d'Italie. Nous avons toutes les lettres que Bonaparte lui envoya notamment pour assurer le passage par le Saint-Bernard. Lors de son passage à Genève, Claude Petiet s'arrête au château de Coppet pour voir Monsieur Necker et sa fille madame de Staël qu'il avait connu à Paris. Il fit le pari qu'il lui enverrait 6 semaines après son passage des pièces de musiques italiennes. En fait, il tint le pari 15 jours après ce qui lui valut une charmante lettre de Madame de Staël qui lui dit la confiance que tout le monde a dans les talents et le bonheur de Bonaparte. Son opinion changea ensuite., il est nommé Ministre extraordinaire en Cisalpine en 1800, Président de le Commission extraordinaire de gouvernement de la République cisalpine (1800-1802) et Président de la Consulta (1800-1802).

Conseiller d'État au service extraordinaire le , il est remplacé dans le corps des inspecteurs le .

Commissaire général des six camps le , Président du Collège électoral de l'Yonne le , il est intendant général de la Grande Armée le et organise le camp de Boulogne et la campagne d'AusterlitzMémoires de la duchesse d'Abrantès, tome V, p.34 : .

thumb|right|285px|Le tombeau de Claude-Louis Petiet au Panthéon.

Sénateur du Premier Empire, le , il est décédé le en son hôtel, l'actuel 8 rue Monsieur à Paris alors 6 rue de Fréjus. Napoléon lui fait faire des obsèques grandioses le , auxquelles assistent le Sénat en corps et les principaux dignitaires de l'Empire. Après la cérémonie qui a lieu dans l'Église des Missions étrangères, rue du Bac, le corps est transporté au Panthéon de Paris. Son éloge funèbre est prononcé par le mathématicien Monge, Président du Sénat qui retrace longuement sa carrière. L'ordonnancement de la cérémonie est réglé par Joseph-François Baudelaire chef des bureaux du sénateur Clément de Ris prêteur du Sénat. J.-F. Baudelaire est le père de l'écrivain Charles Baudelaire.

Campagnes 1779, Côtes de Bretagne ; 1792, armée du centre et des Ardennes ; 1793, 1794, 1795, armée des Côtes et de Sambre-et-Meuse ; 1805, Ulm et Austerlitz, Grande Armée.

Décorations Chevalier de Saint-Louis le Membre de la Légion d'honneur le Commandeur le Grand officier le Notoriété La promotion 2007-2008 de l'École Militaire des Cadres Techniques et Administratifs de l'Armée (EMCTA- dissoute en 2010) porte le nom de: Intendant général Petiet.

Portrait politique thumb|right|L'épouse de Claude-Louis Petiet, Anne-Françoise du Lièpvre du Bois de Pacé ( - Nantes ✝ - Paris, inhumée au cimetière du Père-Lachaise, ), fille de Guillaume Nicolas du Lièpvre (1718 ✝ 1773), écuyer, seigneur du Bois de Pacé, avocat au parlement de Bretagne, et ses deux plus jeunes enfants. Cinquante ans après la mort de l'intendant général, le , Sainte-Beuve écrit dans ses Causeries du lundi :

Il fut toujours un modéré et sut garder des liens aussi bien avec des membres de l'Ancien Régime tout en facilitant semble-t-il l'avènement de Bonaparte. Une note indique :

Un passage des souvenirs d'Auguste-Louis Petiet montre que pendant qu'il était en poste à Rennes durant la Révolution, il fut pendant un de ses déplacements arrêté par les chouans. Lorsqu'il se nomma, ceux-ci le laissèrent aller, ce qui montre l'opinion qu'on avait de lui dans le parti royaliste.

Au moment du Coup d'État de fructidor, il avertit ses amis du passage des troupes de Hoche à l'intérieur du « rayon constitutionnel » qu'aucune troupe ne devait franchir sans l'autorisation du corps législatif. Cela entraîne l'interpellation du Directoire à la tribune des Cinq-Cents le 30 messidor par Delahaye. Au moment du coup d'État du 30 prairial avec Lucien Bonaparte, Jourdan et Augereau, il va demander leur démission à La Revellière et Merlin.

Dans une lettre du à César de la Tour-Maubourg, Lafayette écrit :

Il est vrai que comme ministre de la guerre, Petiet avait signé la nomination de Bonaparte à la tête de l'armée d'Italie et de Moreau à la tête de celle du Rhin. Dans une note au général Reynier, Moreau écrit :

Dans ses souvenirs, son fils Augustin Petiet écrit ceci :

Cependant lorsqu'un ami de la famille sollicite une pension pour la veuve, l'Empereur répond :

Pour finir, c'est le Sénat et non l'Empereur qui alloue une pension de francs à la veuve. Il semble que sur le rocher de Sainte-Hélène, Napoléon juge Claude Petiet d'un point de vue plus moral, car il écrit ceciNapoléon Correspondance, tome XXIX, . :

Un autre fils, Sylvain Petiet, écrit les Souvenirs d'un page de l'empereur dans lequel il évoque son père..

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

Article connexe Famille Petiet

Liens externes

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