Joseph-Israël Tarte, né le à Saint-Joseph-de-Lanoraie et mort le à Montréal, est un notaire, journaliste, homme d'affaires et homme politique canadien. Rédacteur en chef de plusieurs journaux, il les mit d'abord au service de l'ultramontanisme, avant de se retourner vers le libéralisme de Wilfrid Laurier.

Biographie

Jeunesse et études Natif de Lanoraie dans la région de Lanaudière, il fit ses études au collège de l'Assomption avant d'être admis au notariat. Il effectue son stage auprès de Louis Archambeault.

Journalisme En 1872, il devient propriétaire du journal Les Laurentides et collaborateur à La Gazette de Joliette. Deux années plus tard, il achète le journal Le Canadien et s'associe à Louis-Georges Desjardins.

Pendant dix ans, de 1883 à 1893, il est rédacteur en chef de L'Événement, puis il est correspondant parlementaire pour L'Électeur.

Il achète le journal La Patrie en où il place ses deux fils à la direction.

Politique En 1875, il se présente dans le district de Québec-Centre, mais sa candidature est retirée quelque temps avant le vote. En 1877, il est élu député conservateur dans Bonaventure ; il est réélu de nouveau l'année suivante. Organisateur électoral du Parti conservateur du Québec, il contribue à la victoire électorale de Joseph-Adolphe Chapleau en 1879. Il s'était lié brièvement au Parti national d'Honoré Mercier. En 1891, il se présente à nouveau, mais cette fois à titre d'indépendant, et il est élu dans Montmorency.

Le scandale McGreevy-Langevin qu'il a contribué à révéler et les différends politiques qu'il a avec Hector-Louis Langevin sur la question des écoles du Manitoba contribuent à rompre ses liens avec le Parti conservateur. Son gain électoral est annulé en 1892, mais il réussit tout de même à vaincre son adversaire conservateur dans L'Islet en 1893.

En 1896, Tarte est élu libéral dans Saint-Jean et Iberville et réélu dans Montréal—Sainte-Marie en 1900. Nommé au Conseil Privé, il devient le ministre des travaux publics de Wilfrid Laurier, position ministérielle qu'il gardera jusqu'en 1902.

En 1900, ses propos sur l'indépendance politique du Canada enflamment la presse écrite de la province de l'Ontario, province toujours attachée à sa mère-patrie la Grande-Bretagne.

Il redevient organisateur politique pour les conservateurs, puis quitte la vie politique en 1904. Il est mort à Montréal le , âgé de près de soixante ans.

Ouvrages publiés

Le Clergé, ses droits, nos devoirs, 1880. L'Autonomie canadienne est notre sauvegarde, 1889. Procès Mercier, 1892. Les États-Unis au , 1904.

Liens externes

Fonds Joseph-Israël Tarte, Bibliothèque et Archives Canada

Catégorie:Naissance en janvier 1848 Catégorie:Naissance au Canada-Est Catégorie:Décès en décembre 1907 Catégorie:Décès à Montréal Catégorie:Décès à 59 ans Catégorie:Député du Parti conservateur du Québec Catégorie:Député fédéral canadien provenant du Québec Catégorie:Député du Parti conservateur du Canada (ancien) Catégorie:Député fédéral canadien indépendant Catégorie:Député du Parti libéral du Canada Catégorie:Journaliste québécois Catégorie:Homme d'affaires québécois Catégorie:Membre du Conseil privé du Roi pour le Canada Catégorie:Personnalité historique nationale du Canada Catégorie:Docteur honoris causa de l'Université Laval Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière Notre-Dame-des-Neiges