Je sais rien, mais je dirai tout est une comédie française réalisée par Pierre Richard en 1973.

Synopsis Pierre Gastié-Leroy est le fils du richissime directeur d'une usine de fabrication d'armes. Malgré ses parents, deux oncles généraux et un parrain évêque, qui essayent de lui inculquer les valeurs rigides de son niveau social, Pierre est un doux rêveur, antimilitariste, éducateur social qui rêve de sauver trois jeunes voyous, ses « p'tits gars » à la limite de la délinquance.

Après plusieurs échecs retentissants qui l'ont conduit en prison, Pierre est sommé par son père d'entrer dans son usine afin d'en diriger le service social. Fatigué par la vénalité de son père et les bêtises des « p'tits gars », Pierre les fait embaucher à l'usine. Ils s’amusent à y semer la zizanie, en faisant de l’excès de zèle pour convaincre les contremaîtres d’augmenter les cadences de travail, en dénonçant les meneurs syndicaux, en déjouant une grève et, finalement, en volant 499 chars pour les revendre au marché noir. Une démonstration de nouveaux missiles télécommandés en présence du ministre de la Défense tourne au fiasco.

Blessé dans son orgueil, Gastié-Leroy père veut montrer la fiabilité de son produit et dirige inconsciemment le tir vers sa propre usine à l'ineffable bonheur de Pierre, qui éclate alors d'un fou rire interminable.

Fiche technique

Réalisation : Pierre Richard Scénario, adaptation et dialogues : Pierre Richard, Didier Kaminka Musique : Michel Fugain et le Big Bazar Orchestration : Jean Bouchéty Direction de la photographie : Pierre Lhomme Montage : Yann Dedet assisté de Bernard Dubois Son et mixage : Bernard Aubouy Décors : Maurice Sergent Costumes : Yvette Bonnay Conseils techniques : Marco Pico Production : Claude Berri et Christian Fechner (non crédités) Production déléguée : Bernard Artigues Sociétés de production : Les Films Christian Fechner et Renn Productions Société de distribution : AMLF Pays de production : Langue originale : français Format : couleur (Eastmancolor) et partiellement noir et blanc - 1,66:1 — 35 mm — mono Genre : comédie Durée : 78 minutes Date de sortie : France :

Distribution

Production

Le tournage a lieu au château de Théméricourt, dans le Val-d'Oise.

Commentaires

Le film débute par une citation du général Poizerot : En effet, l'histoire dépeint un homme qui s'enrichit de la fabrication et la vente d'armes militaires aussi bien auprès des Israéliens que des Égyptiens. Aussi, en campant le rôle de Pierre Gastié-Leroy (fils du patron de l'usine), Pierre Richard dénonce, à la fois, le militarisme, le racisme, le financement des conflits dans le monde et surtout l'enrichissement qui en résulte pour certains.

Lors de la scène d'ouverture, Pierre Gastié-Leroy siffle l'air du Bon, la Brute et le Truand tout en roulant une cigarette. Plus tard, lorsqu'il se fait passer pour un peintre dans l'usine (pour espionner ses ), il se met à fredonner la chanson 'O sole mio (qui a également été adaptée aux États-Unis par Elvis Presley sous le titre It's Now or Never) au moment où il se retrouve à peindre une grosse pièce fabriquée avec l'ouvrier faisant de nouveau équipe avec lui.

C'est le second film dans lequel Pierre Richard conserve son véritable prénom pour son personnage, après Le Distrait (1970). Ce sera le cas de nombreuses fois dans La moutarde me monte au nez (1974), La Course à l'échalote (1975), Je suis timide mais je me soigne (1978), C'est pas moi, c'est lui (1980), Un chien dans un jeu de quilles (1983) et Un profil pour deux (2017). Il se fera également appeler Pierrot dans Les Vieux Fourneaux (2018).

Luis Rego, Didier Kaminka, Georges Beller, Nicole Jamet et Danièle Minazzoli conservent eux aussi leurs prénoms dans le film. Luis Rego, ancien membre du groupe Les Charlots (auparavant Les Problèmes, accompagnateurs d'Antoine), est présent sur l'ensemble du film. Le reste du groupe n’apparaît qu'en clin d'œil à la fin du film et en costumes de bidasses en référence au film qui les a fait connaître, Les Bidasses en folie.

Bande originale Composée par Michel Fugain et le Big Bazar, les principales chansons du film, Les Gentils, les Méchants et Le Chevalier des causes perdues, sortent également dans un de leurs albums, intitulé Fugain et le Big Bazar - numéro 2 (1973).

Notes et références

Annexes Bibliographie

Liens externes

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