L'Haÿ-les-Roses (Prononciation en français standard retranscrite phonémiquement selon la norme API.) est une commune située dans le département du Val-de-Marne en région Île-de-France, en France. Elle se trouve à l'extrémité occidentale du département, à la limite des Hauts-de-Seine.

Devenue sous-préfecture en 1972, la ville est ainsi un chef-lieu d'arrondissement du Val-de-Marne.

L'Haÿ-les-Roses est l'une des quatre communes françaises comportant un y tréma dans leur nom (avec Moÿ-de-l'Aisne, Faÿ-lès-Nemours et Aÿ-Champagne).

Géographie Localisation vignette|redresse|gauche|Localisation de L'Haÿ-les-Roses dans le Val-de-Marne. L'Haÿ-les-Roses est une ville de la banlieue sud de Paris située dans l'ouest du département du Val-de-Marne.

Elle se trouve dans l'aire d'attraction de Paris, ainsi que dans son unité urbaine, dans sa zone d'emploi et dans son bassin de vie.

Communes limitrophes

Géologie et relief L'Haÿ-les-Roses est située dans le bassin parisien, pour moitié dans la vallée de la Bièvre et pour moitié sur le plateau de Longboyau.

Elle se situe au-dessus de deux importants aquifères : les sables de l'Albien qui, vers de profondeur, contiennent une eau légèrement ferrugineuse à une température d’environ ; un aquifère profond, dans le Dogger (vers de profondeur), présente une eau très chargée en sels et à une température de .

Hydrographie vignette|redresse=1.4|Carte hydrographique de la commune. L'Haÿ-les-Roses est parcourue par la Bièvre qui avait été recouverte au début des années 1950 dans sa partie nord à partir de Fresnes et dès 1910, en aval de l'ancien moulin jusqu'à Cachan. En 2019, la rivière est encore enterrée sur une longueur d’une centaine de mètres au nord du « parc des prés de la Bièvre », sous les jardins de pavillons privés puis sous l’avenue Victor Hugo. En revanche, elle a été remise au jour en 2016 sur dans le parc « La Fontaine », le long de l’avenue Flouquet.

En aval du parc La Fontaine, dans le « parc de la Bièvre », le bras vif, bief artificiel qui alimentait un moulin, est encore enterré en 2019. Son parcours est cependant matérialisé par un dallage jusqu’à l’avenue Larroumès à côté de l’ancien moulin, actuellement centre municipal d’accueil. À l’emplacement de ce parc, un bras mort à l’ouest se séparait du bras vif.

La Bièvre, enterrée depuis 1910 le long de l’avenue Henri-Barbusse, recevait sur sa rive gauche, à l’angle de la rue de la Cosarde, un petit affluent : le ru de Blagis ou ruisseau de la Fontaine du Moulin, qui prenait sa source au Plessis-Robinson..

L'acqueduc du Loing traverse également Paris pour alimenter Paris en eau potable.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située à Choisy-le-Roi à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site publié par Météo-France en .

Milieux naturels et biodiversité Les espaces verts représentent environ quarante hectares de la ville..

Urbanisme Typologie Au , L'Haÿ-les-Roses est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022..

Elle appartient à l'unité urbaine de ParisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et ...

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Occupation des sols

centre|vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine L'Haÿ-les-Roses est composée de six quartiers : Centre, Jardin Parisien, Lallier–Bicêtre, Blondeaux, Petit Robinson et Vallée-aux-Renards..

En 2024, la ville compte par ailleurs cinq (QPV : une portion géographique de la commune urbaine répondant à des critères de population et de précarité fixés par l'INSEE) : Jardins Parisiens, Jardins Parisiens–Stade, Vallée-aux-Renards, Lebon–Hochart–Mermoz (incluant les Lozaits Sud) et Les Sorbiers–Lallier.

Habitat et logement En 2021, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 2016 et de en 2011..

Parmi ces logements, 91,7 % étaient des résidences principales, 1,4 % des résidences secondaires et 6,9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 25,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 71,7 % des appartements.

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à l'L'Haÿ-les-Roses en 2021 en comparaison avec celle du Val-de-Marne et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (1,4 %) par rapport au département (2 %) et à la France entière (9,7 %).

+ Le logement à l'L'Haÿ-les-Roses en 2021. Typologie L'Haÿ-les-Roses. Val-de-Marne. France entière. Résidences principales (en %)91,792,182,2 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)1,429,7 Logements vacants (en %)6,95,88,1

La commune respecte les obligations qui lui sont faites par l'article 55 de la loi SRU de disposer d'au moins 25 % de son parc de résidences principales constituées de logements sociaux..

Voies de communication et transports Voies routières À une distance de l’ordre de du sud de Paris, la commune est desservie à l’ouest par l’ancienne nationale 20 depuis la porte d’Orléans, devenue départementale 920, à l’est par l’autoroute A6 : branche A6a depuis la porte d’Orléans, branche A6b depuis la porte d’Italie.

Transports en commun vignette|La ligne 14 du métro de Paris à la station L'Haÿ-les-Roses. La ville de L’Haÿ-les-Roses est traversée : par la ligne 14 du métro de Paris à la station L'Haÿ-les-Roses ; par la ligne 7 du tramway d'Île-de-France à la station Domaine Chérioux (située entre Vitry-sur-Seine et Chevilly-Larue, à 50 m de la limite communale de L’Haÿ-les-Roses) : par huit lignes du réseau de bus RATP, une ligne du réseau de bus Valouette et une ligne de Noctilien (en limite communale).

Énergie Une centrale photovoltaïque de est installée en 2017 sur le réservoir de l'usine de production d'eau potable d’Eau de Paris. C’est alors la plus grande centrale photovoltaïque d’Île-de-France, capable d'alimenter par an..

Depuis 1985, L’Haÿ-les-Roses, Chevilly-Larue et Villejuif (Val-de-Marne) sont regroupés dans le plus grand réseau de chaleur géothermique d'Europe (en 2015) qui dessert environ (). Des visites sont organisées pour les particuliers et les groupes. L'eau est puisée dans un aquifère profond, le Dogger (, ), bien en dessous de l'aquifère des puits artésiens de Paris (- , ) du .

Toponymie vignette|250px|Panneau d'entrée. Le toponyme vient d'un nom de domaine gallo-roman Laiacum (795), Lagiacum (829) « domaine de Laius »., qui évolue régulièrement en Lay // puis est écrit L'Haÿ avec déglutination d'un article inexactement supposé.

C'est en 1914 que L'Haÿ obtient de devenir « L'Haÿ-les-Roses », honorant ainsi la notoriété de sa roseraie créée par Jules Gravereaux entre 1892 et 1894. Après vote du conseil municipal en date du (qui dénonce une homophonie avec la commune de Lagny, distante d'une cinquantaine de kilomètres, qui deviendra Lagny-sur-Marne en 1971), un décret présidentiel est signé le . Le président Raymond Poincaré et Jules Gravereaux étaient amis, ce qui fait qu'on ne sait pas qui du maire, du rhodologue ou du président a eu l'initiative de ce changement de nom, qui intervient pour le vingtième anniversaire de la roseraie. Le délai entre la décision du conseil municipal et le décret peut être expliqué par le fait que les rosiers fleurissant en mai, l'événement aurait été organisé début maiL’Haÿ-les-Roses – une appellation centenaire, Les Gravereaux, site de la famille de Jules Gravereaux.

Histoire Moyen Âge

Le plus ancien document concernant les terres de Laiacum est une charte de Charlemagne datée de 798 et affirmant les droits de l’Église de Paris sur ce lieu. La légende ecclésiastique locale affirme que ces droits remonteraient à Clovis , roi des Francs converti au christianisme après la fin de l’Empire romain d'Occident. Clovis aurait distribué une partie importante des terres de l’actuelle banlieue parisienne, dont le domaine de Laiacum, à l’Église de Paris.

Sous Inchadus (810-831), successeur d'Erchanrade , a lieu le le huitième concile de Paris où il est décidé que Lay dépendrait de Saint-Germain-des-Prés.

L’expansion en France du domaine royal au détriment des pouvoirs nobiliaires et ecclésiastiques empêche ceux-ci de constituer des États comme dans le « Saint-Empire » germanique et, au , Lay passe du domaine de l’Église à celui du Roi. Au cours des siècles, le petit village de Lay se développe à partir de la rue des Tournelles, la plus ancienne de la commune. Les rois de France y font parfois escale lors de leurs fréquents voyages entre Paris et Orléans (leurs nuitées étant à Dourdan et Étampes).

Temps moderne .

Révolution française et Empire Le , un cahier de doléances commun est rédigé pour les deux paroisses. Si la loi du crée les communes, ce n’est que le que les deux anciennes paroisses sont érigées en communes distinctes.

Époque contemporaine vignette|Mémorial de la bataille de l'Haÿ-les-Roses. Durant le siège de Paris de la guerre franco-allemande de 1870 et plus particulièrement le , l'Haÿ est l'enjeu d'un combat de diversion dans le cadre de la Bataille de Champigny.

En 1899, Jules Gravereaux crée la roseraie qui inspire le nom de L'Haÿ-les-Roses adopté par la ville en 1914.

Le , Nestor Makhno réunit un congrès international anarchiste dans la ville. L'ensemble des participants sera arrêté par la police..

vignette|Mémorial aux victimes de l'incendie du . En 2005, la commune est le théâtre de l'incendie criminel d'une tour HLM, qui fait dans la nuit du 3 au ..

Le , la commune attire l'attention des médias français et internationaux (jusqu'en Nouvelle-Zélande.) lors des émeutes consécutives à la mort de Nahel Merzouk avec l'attaque du domicile du maire Vincent Jeanbrun..

Politique et administration Rattachements administratifs et électoraux Rattachements administratifs vignette|gauche|La sous-préfecture.