Lucien Léon Jules Marie Merlin, né le au Mans (Sarthe) et mort le à HyèresArchives départementales de la Sarthe, commune du Mans, année 1890, acte de naissance , vue 376/513, avec renvoi vers la fin de la table pour la mention de décès (vue 513/513), était un officier général de l'armée de terre française, grand artisan du développement de l'arme des transmissions.
Biographie Né en , engagé pour 3 ans au Bataillon de sapeurs télégraphistes de Nice ( RG), le , il entre comme aspirant à l'École d'administration de Vincennes en . En , il est officier d'administration des services du génie et est envoyé à Batna, en Algérie. Rapatrié à l'approche de la Première Guerre mondiale, il est muté au régiment du génie le comme sous-lieutenant. Dans cette même unité, il sera promu d'abord lieutenant le , puis capitaine le , date à laquelle il est nommé chef du service télégraphique de la subdivision de Taza, au Maroc. En 1920, il est muté au bataillon du génie à Oujda. Après un stage à l'École militaire de Versailles en 1921, il est affecté de nouveau au Maroc, au bataillon du génie à Casablanca, en . En 1923, rentré en France, il sert au RG et repart pour le BG comme commandant du parc de transmissions le . Lucien Merlin est promu chef de bataillon le . En il sert au bataillon du génie à Hussein Dey, au régiment du génie en , au BG en 1937, année au cours de laquelle il est promu lieutenant-colonel. Le , il commande le bataillon du génie et simultanément, est directeur des transmissions au Maroc. Il prend le commandement des transmissions d'Afrique du Nord le . En 1940, il est affecté comme commandant du RG, puis, le , comme commandant du BG. Le , Lucien Merlin est promu colonel et reprend le commandement des transmissions à Alger le de la même année.
En juin 1942, l'arme des transmissions est créée, et pour combler le déficit en hommes instruits des unités de l'armée d'Afrique, le colonel Merlin prévoit de recruter des auxiliaires féminines. Toutefois, ce n'est qu'après le débarquement allié en Afrique du Nord le qu'il réussit a former Corps féminin des Transmissions (CFT), regroupant 2000 jeunes femmes, surnommées les par les soldats. Celles-ci participent aux campagnes de Tunisie, d'Italie et de France. Certaines sont parachutées en zone occupée et plusieurs d'entre elles payent de leur vie la Libération de la France.
En novembre 1942, il est nommé commandant des transmissions auprès du général en chef commandant les Forces terrestres et aériennes en Afrique française. Général de brigade en , Lucien Merlin devient commandant des transmissions du Corps expéditionnaire français le . En novembre 1943, le général Merlin est commandant des transmissions des Forces de terre, de mer et de l'air et directeur général du service des transmissions.
Le , le général Merlin se voit confier les responsabilités suivantes : commandant des transmissions des Forces de terre, air et mer ; directeur général des services de transmissions au Commissariat à la guerre ; commandant des transmissions des Forces terrestres en Afrique du Nord.
Le , il est nommé inspecteur des Transmissions et promu général de division quelques mois plus tard, le . Le , il devient inspecteur technique du service et du matériel des transmissions et le est chargé de mission pour les télécommunications en Afrique du Nord.
Atteint par la limite d'âge de son grade en , Lucien Merlin quitte l'armée d'active.
Il meurt le à 92 ans.
Notes et références
Catégorie:Général français du XXe siècle Catégorie:Transmissions militaires en France Catégorie:Armée d'Afrique (France) Catégorie:Naissance en juin 1890 Catégorie:Décès en octobre 1982 Catégorie:Naissance au Mans Catégorie:Décès à Hyères Catégorie:Décès à 92 ans