Jean-Marc Governatori , né le à Nice (Alpes-Maritimes), est un homme politique et essayiste français.

À partir de 1997, il est candidat à plusieurs élections législatives, élections européennes et scrutins locaux en Provence-Alpes-Côte d'Azur et en Île-de-France. Il tente également de se présenter aux élections présidentielles de 2007 et 2012. Il est depuis 2020 conseiller municipal d’opposition de Nice et membre du conseil communautaire de la Métropole Nice Côte d'Azur.

Après avoir été membre de l’UDF, il fonde et prend la présidence du parti La France d'en bas en 2004 puis de l'Alliance écologiste indépendante en 2009. Il se présente à la primaire présidentielle de l'écologie de 2021, où il arrive en dernière position avec 2,35 % des voix.

Lors des élections municipales de 2026 à Nice, il soutient Éric Ciotti, du parti d'extrême droite UDR. Après la victoire de celui-ci, il devient adjoint délégué à l’environnement du nouveau maire, puis vice-président de la métropole Nice Côte d'Azur délégué à la transition écologique, l’énergie, le plan alimentaire territorial et le covoiturage.

Situation personnelle

Origines et carrière Fils de menuisier, Jean-Marc Governatori, après avoir été diplômé de l'École supérieure de commerce de Nice, a été directeur de magasins (Fly, Basika, Planet Wood) dans le Sud de la France.. Il affirme avoir vendu ses affaires en 2000 et être un « gros contribuable », s'étant diversifié dans les secteurs tels que l’informatique, la communication, l’imprimerie, et l'immobilier..

Il est l’auteur d’ouvrages, publiés à compte d'auteur, sur les thématiques de l’écologie, de la protection des animaux, de la lutte contre la drogue et l'insécurité, de la défense des petits commerçants, des personnes handicapées. Certains de ses livres sont préfacés par des personnalités comme Albert Jacquard. ou Philippe Desbrosses.

Vie privée et familiale Divorcé et père de six enfantsTrop bio pour être vrai, Nice Matin, 29 janvier 2020, Jean-Marc Governatori est végétarien et milite pour le bien-être animal. Il obtient l'une des meilleures notes de l’association L214 en matière de défense des animaux, avec 19,6 sur 20..

Parcours politique Premières candidatures électorales Jean-Marc Governatori se présente comme divers droite aux élections législatives de 1997 dans la première circonscription des Alpes-Maritimes, où il obtient 4,6 % des voixRésultats des élections législatives 1997 par circonscription. Après avoir adhéré en 2001 à l'Union pour la démocratie française, qu'il quitte au bout de deux mois, il est à nouveau candidat dans cette circonscription en 2002, où il termine avant-dernier avec une seule voix..

En , le Conseil constitutionnel constate des irrégularités dans ses comptes de campagne et le sanctionne à un an d'inéligibilité pour avoir réglé ses factures en dehors du délai légal. La juridiction indique notamment « Décision n° 2002-2789 AN du 7 novembre 2002 », conseil-constitutionnel.fr..

La France d'en bas / La France en action En 2004, il fonde La France d'en bas avec Francine Gomez, ancienne PDG de Waterman. Ce parti politique, dont il devient le président, entend représenter les « 60 millions de Français qui en ont ras le bol de la passivité des pouvoirs publics » et défendre « les handicapés, les petits patrons, l'écologie indépendante et la protection des animaux ».. Aux élections européennes de la même année, ses listes obtiennent 1,5 % sur l'ensemble du territoire françaisRésultat des élections européennes 2004.. Le parti devient La France en action en ..

Jean-Marc Governatori cherche à être candidat à l'élection présidentielle de 2007. Ayant annoncé disposer de plus de 800 promesses de parrainage, il n'en obtient finalement que 11 sur les 500 requis« 2012 : ces inconnus qui candidatent à la présidentielle », huffingtonpost.fr, octobre 2011.« Présidentielle : les petits candidats sortent les griffes », liberation.fr, 11 août 2011..

Au début de l’année 2007, Jean-Marc Governatori signe, avec notamment Corinne Lepage (Cap21) et France Gamerre (Génération écologie), le « pacte écologique » de Nicolas Hulot..

Au premier tour des élections législatives de 2007 dans la des Alpes maritimes, il obtient 0,7 % des votes exprimésRésultats de la des Alpes maritimes sur le site du ministère de l'Intérieur.. Lors des élections européennes de 2009, tête de la liste Alliance écologiste indépendante (AEI) dans la circonscription Île-de-France, il réunit 3 % des suffrages exprimésRésultats sur le site du ministère de l'Intérieur.. En 2010, il est candidat aux élections régionales en Île-de-France et recueille 1,4 % des voix..

En 2008, le député UMP Georges Fenech, président de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, fait état de « liens existant entre certains des candidats de France en action et des organisations à caractère sectaire », Jean-Marc Governatori répond : Il considère que l'accusation du député Fenech a été préjudiciable à son mouvement quant à son score électoral et demande 10 millions d'euros de réparation. Georges Fenech est finalement relaxé pour « injure et diffamation en lien avec leur appartenance à une religion »..

Dirigeant de l’Alliance écologiste indépendante Fondation du parti L'Alliance écologiste indépendante (AEI) est fondée en 2009 à la suite de l'alliance entre trois mouvements politiques : La France en action, Génération écologie et le Mouvement écologiste indépendant. Ses trois co-présidents sont alors Jean-Noël Debroise (président de Génération écologie), Jean-Marc Governatori et Antoine Waechter (président du Mouvement écologiste indépendant).

Élection présidentielle de 2012

Jean-Marc Governatori écrit en 2010 un courrier à Brigitte Bardot pour l'appeler à être candidate à l'élection présidentielle de 2012 : « il faut bien qu'une voix se lève pour défendre les animaux puisque tout le monde, à droite comme à gauche, s'en fout ! ».. Brigitte Bardot dit étudier la possibilité d’une candidature mais ne donne finalement pas une suite favorable..

En 2011, il annonce sa candidature à l'élection présidentielle « au-delà du clivage droite-gauche »... En , il se lance dans une grève de la faim au pied du siège du Conseil supérieur de l'audiovisuel, pour protester contre l'inégalité d'accès aux médias des « petits candidats »... Il n’obtient finalement pas les parrainages requis pour se présenter. Aux élections législatives qui suivent, il se présente à nouveau dans la circonscription des Alpes-Maritimes et obtient 0,7 % des suffrages exprimésRésultats des élections législatives, site du ministère de l'Intérieur..

Élections régionales de 2015 en PACA Aux élections régionales de 2015, Jean-Marc Governatori se présente comme tête de la liste de l'AEI en Provence-Alpes-Côte d'Azur et obtient 4 % des suffrages au premier tour.. Au second tour, sa liste appelle à voter pour celle de Christian Estrosi contre Marion Maréchal (FN). Cet appel crée une polémique car ce ralliement de dernière minute est lié à un marchandage de voix, Jean-Marc Governatori ayant négocié la présidence d'un futur « institut pour l'écologie et la qualité de la vie » devant être doté de 30 millions d'euros de subventions.. L'institut ne voit cependant jamais le jour.

Élections européennes de 2019 et municipales de 2020 En 2019, alors qu'Europe Écologie Les Verts (EELV) intègre trois candidats de l'Alliance écologiste indépendante (Caroline Roose, Salima Yenbou et Ghislain Wysocinski) sur sa liste pour les élections européennes, il finance la liste « Alliance jaune, la révolte par le vote », une liste menée par Francis Lalanne qui se réclame du mouvement des Gilets jaunes et obtient le score de 0,54 % des suffrages exprimés..

Pour les élections municipales de 2020 à Nice, Jean-Marc Governatori est à la tête d’une liste « Nice écologique », qui, à l’issue du second tour, recueille 19,3 %, derrière la liste LR de Christian Estrosi (59,3 %) et celle du RN (21,4 %). Il est élu au conseil municipal et à la Métropole Nice Côte d'Azur..

Cap écologie et élections régionales de 2021

Le , Cap21 et l’Alliance écologiste indépendante fusionnent en un nouveau parti politique, Cap écologie (CE), dont Jean-Marc Governatori partage la co-présidence avec Corinne Lepage. En vue notamment des scrutins locaux de 2021, Cap écologie s’associe à Europe Écologie Les Verts, à Génération écologie et au Mouvement des progressistes au sein de la coalition Pôle écologiste..

Alors qu'il devait être tête de liste de cette alliance dans les Alpes-Maritimes aux élections régionales en Provence-Alpes-Côte d'Azur, Jean-Marc Governatori prend finalement la tête d’une liste autonome de Cap écologie en PACA, nommée « L'Écologie au centre », jugeant celle constituée par le Pôle écologiste trop orientée à gauche.... Avant même le premier tour, il se dit prêt à une alliance, en vue du second tour, avec le président du conseil régional sortant, Renaud Muselier (LR), afin de battre le Rassemblement national..

La liste « L'Écologie au centre » arrive en quatrième position du premier tour, avec 5,28 % des suffrages exprimés. Si aucune fusion avec Muselier n’est finalement conclue, ce qui fait qu’aucun écologiste ne siégera au conseil régional, Jean-Marc Governatori obtient un accord avec le président sortant sur des mesures écologistes.. Muselier le nomme ensuite à la présidence de l'Office régional environnemental...

Élection présidentielle de 2022

Primaire présidentielle de l'écologie vignette|redresse|Jean-Marc Governatori aux journées d’été des écologistes de 2021.

Le , Jean-Marc Governatori annonce sa candidature à la primaire présidentielle de l'écologie organisée par le Pôle écologiste, entendant défendre .. Son programme repose en particulier sur la « potagérisation » du pays, le développement des systèmes d’échange locaux, l’éducation à la santé, la rénovation énergétique et la sortie du « présidentialisme ». Il milite pour la réduction de la consommation de viandes et la conversion totale des surfaces agricoles en bio....

Mais Corinne Lepage, présidente-fondatrice de Cap21 et co-présidente de Cap écologie ayant été exclue du Pôle écologiste, il n’obtient pas les parrainages lui permettant d’être candidat... Il dénonce alors une manœuvre de EELV pour écarter sa candidature car incompatible avec l'union de la gauche et car mettant en avant ... Le , le tribunal judiciaire de Bobigny enjoint aux instances organisatrices de réintégrer Corinne Lepage dans ses attributions, ce qui apporte à Jean-Marc Governatori les parrainages nécessaires pour sa participation à la primaire.. Le tribunal condamne également l’association organisatrice à verser une indemnité de à Governatori et à l’AEI..

Attaqué pour ses positions contre la vaccination obligatoire contre la Covid-19, il indique qu’il n’est .... Qualifié par la presse d’, il se différencie de ses concurrents en s'opposant au « fléau » des voitures électriques ainsi qu’à la légalisation du cannabis.. Il se dit par ailleurs contre le droit au blasphème, invoquant le fait qu'il s'agisse non pas d'un droit mais d'une insulte.. Il s'oppose radicalement aux positions de Sandrine Rousseau admettant qu'il y a des différences entre une écologie au centre et les positions de la « gauche, gauche, gauche ! ».