Jean-Baptiste Thomas Médée Cécille, né le à Rouen et mort le à Saint-Servan, est un militaire, diplomate et homme politique français.
Biographie Officier dans la Marine, commandant de la corvette L'Héroïne, il quitta Brest, en La Marine au secours des baleiniers : la campagne de l'Héroïne, capitaine Cécille (1837-1839) par Nicolas Poirier, Chronique d'histoire maritime, 2004, et suivantes, pour l'Amérique latine puis l'Afrique australe. Il navigua jusqu'au Cap de Bonne-Espérance pour y représenter la France et assurer la protection des pêcheurs de baleines et apporter aux missions catholiques françaises le soutien officiel du gouvernement. Il reconnait les île-du-Prince-Édouard, l'archipel Crozet et l'île Saint-PaulJules Rouch, Époque contemporaine, tome IV de Histoire Universelle des Explorations publiée sous la direction de L.-H. Parias, Paris, Nouvelle Librairie de France, 1957, . Des lieux sur l'Île de la Possession, où il fit escale, furent rebaptisés dans les années 1960 en hommage à Cécille et à son navire : le Cap de l'Héroïne et le Mont Cécille.
Lors de campagnes autour d’Akaroa, il s’empare de plusieurs artéfacts māori qu’il remet à son retour en France au Muséum d'histoire naturelle de Rouen, notamment des éléments de pirogue.
En dépit de l'installation britannique à Hong Kong, il ne peut obtenir du pouvoir une implantation à Sulu ou Busilan où il châtie des pirates en 1845.
En 1846, l'amiral Cécille, à la tête d'une escadre française, accoste aux îles Ryūkyū (Okinawa) pour négocier un traité visant à ouvrir des échanges commerciaux avec le royaume de Ryūkyū et à protéger des missionnaires catholiques sur place. Les représentants ryūkyū, influencés par leurs liens avec la Chine et le Japon (via Satsuma), refusèrent fermement, arguant de leur pauvreté et de leur dépendance économiquePatrick Beillevaire, « Présences françaises à Okinawa : de Forcade (1844-1846) à Haguenauer (1930) », Ebisu [En ligne], 49 | printemps-été 2013, mis en ligne le 17 novembre 2014, lire en ligne, consulté le 13 décembre 2025.
Grand officier de la Légion d'honneur le , il fut promu aux grades de contre-amiral (), puis vice-amiral () et fut également membre du Conseil d'Amirauté.
Reconverti dans la politique, il fut représentant de la Seine-Inférieure à l'Assemblée constituante de 1848 et à l'assemblée législative. Soutien de Louis-Napoléon Bonaparte, il fut également ambassadeur de France à Londres. Il a été élevé à la distinction de sénateur en 1852.
Il est créé comte romain en 1847 par le pape Pie IX. Il est inhumé au cimetière monumental de Rouen..
Décoration .
Postérité Créé en 2006, le centre de Préparation Militaire Marine (PMM) de Rouen porte le nom du vice-amiral Cécille.
Notes et références
Liens externes
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