Antoine-Guillaume Rampon, né le à Saint-Fortunat-sur-Eyrieux, arrondissement de Privas Ardèche, mort le à Paris, est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Biographie

Il s’engage au régiment de Médoc le , il a alors 16 ans. En 1789, il devient sergent-major puis sous-lieutenant en 1792. En 1792, il sert à l'armée du Midi commandée par le général Jacques Bernard d'Anselme puis passe de 1793 à 1795, à l'armée des Pyrénées-Orientales où il participe à la guerre du Roussillon. Capitaine en , il est nommé adjudant-général sur le champ de bataille de VillelongueÉgalement appelée bataille de Villelongue-dels-Monts le , il est blessé sous le commandement de Jacques François Dugommier lors de la reprise de Collioure.

Devenu chef de brigade en , il est à la tête de la de première formation et se distingue le à la redoute de Monte-Legino près de Montenotte, en arrêtant, avec deux bataillons, les troupes austro-sardes commandées par le général Eugène-Guillaume Argenteau. Il est nommé, le même jour, général de brigade provisoire par Bonaparte. Le lendemain, avec l'aide du général Laharpe, il bat de nouveau le général Argenteau à Montenotte. Le , il est confirmé dans son grade et on le trouve à la tête de ses troupes aux batailles de Millesimo, de Dego, de Lonato, d'Arcole, de Rivoli et à La Favorite.

thumb|right|300px|Le chef de brigade Rampon défend la redoute de Monte-Legino contre les austro-sardes, près de Montenotte le , René Théodore Berthon (1776-1859), 1812, châteaux de Versailles et de Trianon. Il fait partie de l'expédition d’Égypte puis de celle de Syrie et se distingue lors de la bataille des Pyramides, la prise de Gaza, le siège de Jaffa, la bataille du Mont-Thabor et le siège de Saint-Jean-d'Acre. Revenu en Égypte, il se distingue lors de l'attaque du fort d'Aboukir. Le , il est nommé provisoirement général de division par le général Kléber, promotion qui est confirmée le suivant. On retrouve ensuite le général Rampon aux batailles d'Héliopolis, de Canope et au siège d'Alexandrie. En , il est nommé sénateur et est de retour en France en .

En 1802, il épouse Marie-Louise Élisabeth Riffard de Saint-Martin. En 1806, il est titulaire de la Sénatorerie de Rouen.

Le , il devient comte d'Empire puis, à partir de 1811, il organise les Gardes nationales chargées de la défense de la France sur la frontière pyrénéenne. Le , il procède à l'installation de la Cour impériale au palais de justice de Rouen.. On retrouve, le , Antoine-Guillaume Rampon à Anvers où il est chargé d'organiser les gardes nationales du département des Deux-Nèthes.. Il est ensuite chargé de la défense de Gorcum qui capitulera après un siège de (- ).

Lors des Cent-Jours, il se rallie à l'Empereur et, sous les ordres du général Valence, défend Paris entre la Seine et Bicêtre.

Il meurt dans le ancien de Paris le Archives de Paris, état civil de Paris, V3E/D 1255..

Les papiers personnels du général Rampon sont conservés aux Archives nationales sous la cote 139APArchives nationales.

Descendance En 1802, il épouse Marie-Louise Élisabeth Riffard de Saint-Martin avec laquelle il a plusieurs enfants : Joseph Jérôme Achille (1804 - 1832), Joachim Achille (1805 - 1883) qui deviendra député puis sénateur de l'Ardèche, Zénaïde Joséphine Élisabeth (1806 - 1827) qui épousera Victor Amand baron Thierry de Ville d'Avray, Hiéronime Delphine (1808 - 1817), André Guillaume Auguste (1810 - avant 1842), Jules Antoine Henri (1813 - 1832).

Distinctions thumb|upright|Statue du général Rampon à Saint-Fortunat-sur-Eyrieux. Il fait partie des 660 personnalités à avoir son nom gravé sur l'Arc de triomphe de l'Étoile. Il apparaît sur la (l’Arc indique « »).

Décorations Grand-croix de l'ordre royal de la Légion d'honneur : (chevalier en 1803, grand officier en 1804). Commandeur de l'ordre de la couronne de fer : . Grand cordon de l'ordre de l'Union : 1809.

Hommages et postérité Paris, rue Rampon dans Saint-Fortunat-sur-Eyrieux, rue et statue du général Rampon Lamastre, place Rampon Tournon-sur-Rhône, haut relief représentant le général Rampon Privas, la gendarmerie loge à la Caserne Général Rampon

Iconographie Au Salon de 1833, Couder exposa un tableau : Le général Rampon, au siège de Saint-Jean-d'Acre. Cette œuvre fut commentée par Auguste Jal dans Les Causeries du Louvre, page 153 : (il fait parler des visiteurs) : «-Quel est ce général républicain de l'armée d'Égypte ? Le général Rampon au siège de Saint-Jean-d'Acre, par . La tête est un peu commune et d'une faible exécution ; le reste n'est pas mal».

Notes et références

Source

Service historique de la Défense – Fort de Vincennes – Dossier S.H.A.T. Cote : S.H.A.T.: 7 Yd 357.

Liens externes

.

Catégorie:Général de la Révolution française promu en 1796 Catégorie:Personnalité liée à l'Ardèche Catégorie:Membre du Sénat conservateur Catégorie:Comte de l'Empire Catégorie:Pair de France (Restauration) Catégorie:Pair de France (Cent-Jours) Catégorie:Nom gravé sur l'arc de triomphe de l'Étoile Catégorie:Grand-croix de la Légion d'honneur Catégorie:Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Grand-croix de l'ordre de l'Union Catégorie:Commandeur de l'ordre napoléonien de la Couronne de fer Catégorie:Pair de France (monarchie de Juillet) Catégorie:Chef militaire français des guerres napoléoniennes Catégorie:Naissance en mars 1759 Catégorie:Naissance dans la province du Languedoc Catégorie:Décès en mars 1842 Catégorie:Décès dans l'ancien 1er arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 82 ans