Ancy-le-Franc est une commune française située dans le département de l'Yonne, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants, appelés les Ancéacquais, sont au nombre de en . Le village fait partie d'une communauté de communes, Le Tonnerrois en Bourgogne, comprenant et en 2014. Ancien chef-lieu de canton, le village fait aujourd'hui partie du canton du Tonnerrois. Géographie Situation vignette|gauche|Carte de la commune avec les différents axes de transport. Ancy-le-Franc se situe dans l'Est du département de l'Yonne, à à l'Est de sa préfecture Auxerre.. Le département de la Côte-d'Or est à au Sud-Est (direction Aisy-sur-Armançon) et à l'Est (direction Verdonnet) ; celui de l'Aube est à au nord (direction Channes)..

Le village est traversé par la D905, route départementale structurante de l'Yonne, reliant la préfecture du département Auxerre à la préfecture de la région, Dijon en passant par les villes de Chablis, Tonnerre, Montbard, Venarey-les-Laumes et Vitteaux.

La ligne ferroviaire reliant la gare de Laroche - Migennes à celle de Dijon longe le sud du village.

Topographie

Le village est situé dans la vallée de l'Armançon qui forme les vestiges d'une pénéplaine après une érosion très ancienne. Sa superficie est d'environ , pour une altitude comprise entre et NGF. Une partie du village est établie sur la colline surplombant la vallée de l'Armançon Couches « Cartes IGN classiques », « Limites administratives » et « Hydrographie » activées. Vous pouvez bouger la carte (cliquer et maintenir, bouger), zoomer (molette de souris ou échelle de l'écran), moduler la transparence, désactiver ou supprimer les couches (= cartes) avec leurs échelles d'intensité dans l'onglet de "sélection de couches" en haut à droite, et en ajouter depuis l'onglet "Cartes" en haut à gauche. Les distances et surfaces se mesurent avec les outils dans l'onglet "Accéder aux outils cartographiques" (petite clé à molette) sous l'onglet "sélection de couches"..

Les parties Sud et Ouest de la commune s'étendent une plaine assez dégagée alors que les parties Nord et Est sont dominées par une colline composée de calcaire et boisée qui culmine à une altitude de NGF.

Communes voisines

Hydrographie

Ancy-le-Franc est traversé par le canal de Bourgogne et par un cours d'eau naturel : l'Armançon, tous deux à l'air libre. Le village reçoit environ de pluie par an..

L'Armançon venant de l'Est a un débit de /s à /s (observé à la station hydrologique d'Aisy-sur-Armançon)., mais bien supérieur en période de crue qui peuvent être importantes et qui sont assez fréquentes. Le débit de l'Armançon a été observé sur une période de (1989-2020), à la station hydrologique d'Aisy-sur-Armançon. Le module de la rivière à Avallon est de /s. La surface étudiée du bassin versant à cet endroit est de , soit 44 % du bassin versant total de .

L'Armançon est surveillé à Aisy-sur-Armançon par Vigicrues, avec publication de son niveau toutes les six heures .. Le débit instantané maximal enregistré a été de /s le , tandis que la valeur journalière maximale a été de /s le .

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Cruzy_sapc », sur la commune de Cruzy-le-Châtel à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . ...

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.. Ils sont consultables sur un site publié par Météo-France en ..

Urbanisme Typologie Au , Ancy-le-Franc est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (53,5 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (52,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (53,5 %), terres arables (33,4 %), zones urbanisées (6,6 %), prairies (5,8 %), zones agricoles hétérogènes (0,7 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Anciacum. (721) ; Anciacus (vers 1080) ; Anceius (1147) ; Anceium-Francum (1225) ; Ancy-le-Franc (1289) ; Ancey-lou-Franc (1295). ; Ancy le Franc (1793) ; Ancy-le-Franc (1801).

Ancy-le-Franc par opposition à Ancy-le-Serveux devenu Ancy-le-Libre. Les deux villages qui ont changé de nom lors de la Révolution française, appliquant le décret de la Convention du 25 vendémiaire de l’an II (soit le , le jour même où Marie-Antoinette, comme tout condamné à mort, a eu la tête tranchée) et qui font partie des rares qui ont gardé leur nom révolutionnaire.

Histoire Appelé Anciacum dès 721 : il s’agissait de l’origine du vaste domaine agricole d'un nommé Antius, qui sera plus tard partagé entre une partie affranchie (attestée Anceium francum en 1225) et une partie qui conservera son statut servile (attestée Anceyum servosum dès 1116).

Bronze final Des fouilles antérieures aux années 1980 réalisées dans une sablière ont révélé des objets datés de l'âge du bronze final.

Au début des années 1980, des fouilles archéologiques sont réalisées par Robert Biton dans le quartier Les Fontainottes. Elles mettent au jour les trous de poteaux de quelques centimètres de largeur d'un mur de cabane, de deux foyers pour le feu et d'un possible silo. Des petits objets indiquent l'existence d'un habitat ancien : os d'animaux domestiques, quelques tessons de poterie (jarre, pots et pichet) et trois pièces métalliques. De plus, le lieu se trouve à proximité 'une source et d'une vallée fertile. La poterie est de couleur rose-rouge avec paillettes de mica, unique dans le secteur.

Moyen Âge

Vers l'an mille, un habitat agricole est attesté dans le village.

Antoine III de Clermont, comte de Clermont, hérita des terres d'Ancy-le-Franc par sa mère, Anne de Husson, comtesse de Tonnerre. Il décida d'y faire construire un château, sous la direction de l'architecte italien Sebastiano Serlio, qui fut achevé vers 1550.

En 1683, François Joseph de Clermont-Tonnerre, ruiné, vend Tonnerre, avec le château, à François Michel Le Tellier de Louvois. La famille Le Tellier de Louvois devient le plus grand propriétaire foncier du village avec la possession de la moitié du finage et du château..

Époque contemporaine

À l'époque de la Révolution française, une manufacture de faïencerie dirigée par Jacques Boutet est présente. à Ancy-le-Franc-Château. Mais l'approvisionnement en métaux nécessaires à la fabrication de ses poteries est chose difficile en ces temps, et comme de nombreuses autres établissements similaires (en Bourgogne ce sont Montigny à Perreux en 1809, manufacture Ollivier à Nevers en 1809, manufacture Chantemerle aussi à Nevers en 1810, La Charité-sur-Loire en 1812, Dijon-l'Ile en 1812, Ligny-le-Châtel en 1815) elle doit fermer en 1807..

Pendant l'occupation autrichienne de 1814, un magasin de ravitaillement des troupes alliées est créé.

Le marquis Louis-Michel-Félicité Le Tellier de Louvois est président du collège électoral du département, le . Ce dernier construit une forge dans le village en 1822, qui ferme en 1881.

En 1844, le château revient aux Clermont-Tonnerre, plus précisément à Gaspard Louis Aimé de Clermont-Tonnerre, marquis puis sixième duc de Clermont-Tonnerre. Il appartient ensuite à la Maison de Merode et à différents propriétaires. Ultérieurement, il est acquis par la société parisienne Paris Investir SAS, dont il est encore la propriété en 2018.

Entre 1870 et 1930, le village est touché par l'exode rural avec le départ d'une partie des jeunes pour les villes de Troyes, de Paris et d'Auxerre et les pertes dues à la Première Guerre mondiale, la population vieillit.

En 1973, Ancy-le-Franc absorbe l'ancienne commune de Cusy (Yonne), située sur l'autre rive de l'Armançon.

Politique et administration Liste des maires

Démographie

Économie

Au , l'économie du village est principalement basée sur l'agriculture et la viticulture, malgré la présence d'une forge. À cette époque, Ancy-le-Franc est bien relié aux différents axes de transports : gare à Cusy sur la ligne Paris-Lyon-Méditerranée, présence du canal de Bourgogne et d'un réseau télégraphique.

Au début du , une carrière de ciment est présente à un kilomètre à l'Est du village.

À la fin des années 1980, le Tonnerrois tente de changer son modèle économique en misant sur la viticulture et la céréaliculture, ajoutée à une économie touristique débutant dans ce secteur géographique.. Ces choix sont confirmés par le contrat développement du Tonnerrois signé en , mais Ancy-le-Franc ne parvient pas à obtenir des bénéfices de ce plan.

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Chapelle funéraire de la famille Le Cosquinot (), inscrite en 1925. ; Église Sainte-Colombe d'Ancy-le-Franc ; Château d'Ancy-le-Franc (), classé en 1983..

Personnalités liées à la commune Louis d'Ailleboust, né à Ancy-le-Franc en 1612 et décédé à Montréal, Canada. Gouverneur de la Nouvelle-France. Charles Fournerat (1780-1867), homme politique, né et mort à Ancy-le-Franc. Charles-Auguste Martenot (1827-1900), ingénieur et homme politique français, né à Ancy-le-Franc. Émile Nickels (1850-1910), artiste peintre, né à Ancy-le-Franc. Eugène Villejean (1850-1930), médecin et député né sur la commune.

Héraldique

Pour approfondir Bibliographie . . .

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Articles connexes Château d'Ancy-le-Franc Liste des communes de l'Yonne

Liens externes

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Notes et références Notes

Cartes

Références

Ancy-le-Franc