Poilly-sur-Serein est une commune française située dans le département de l'Yonne, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie Situation Poilly est dans la partie sud-est du département de l'Yonne, avec Paris à au nord-ouest et Dijon au sud-est, sa préfecture Auxerre à à l'ouest et sa sous-préfecture Avallon à au sud.

Pour les villes les plus proches, Chablis est à au nord-ouest, Tonnerre à au nord-est, Ancy-le-Franc à à l'est, Noyers-sur-Serein à au sud-est, Arcy-sur-Cure à au sud-ouest. Les distances par route entre deux points donnés sont calculées via l'onglet en haut à gauche de la carte ; cliquer sur la flèche au-dessus de "itinéraires" puis indiquer à gauche sur la ligne du haut la ville pour laquelle vous voulez connaître la distance depuis Poilly..

Routes et transports

La commune est traversée par la qui relie Chablis à Noyers (N-O/S-E), et par la qui relie Yrouerre à Vermenton et à la Cure (N-E/S-O).

L'autoroute A6 est accessible à Nitry à au sud (échangeur ), et à Auxerre-Sud à à l'ouest (échangeur ).

La gare SNCF la plus proche se trouve à Tonnerre où passent des TER Bourgogne à destination de Dijon, Paris-Bercy, Laroche-Migennes et Auxerre.

Hydrographie, relief

Le bourg de Poilly est à d'altitude en son centre. Il est situé en rive droite du Serein, affluent en rive droite de l'Yonne qui prend source à Beurey-Bauguay en Côte-d'Or et conflue à en aval d'Auxerre. Le Serein traverse la commune dans le sens général sud-est/nord-ouest, y entrant à quelque d'altitude depuis Sainte-Vertu et sortant sur Chemilly-sur-Serein à environ d'altitude. Mais son cours est très méandreux et sur la commune le Serein coule d'abord vers le nord sur , se tourne ensuite plein ouest pour , repart vers le sud sur et seulement alors reprend sa direction générale vers le nord-ouest. Il quitte la commune environ après ; soit un total d'environ sur Poilly. Ses rives sont entourées d'arbres sur presque toute cette longueur, formant un ruban boisé mince mais rarement interrompu.

À l'ouest, son petit affluent de rive gauche le ru de l’Église, cours d'eau saisonnier, longe la D45 sur avant de quitter la commune pour celle de Chemilly où il conflue Couches « Cartes IGN classiques », « Limites administratives » et « Hydrographie » activées. Vous pouvez moduler, désactiver ou supprimer chaque couche (= carte) dans l'onglet de "sélection de couches" en haut à droite, et en ajouter depuis l'onglet "Cartes" en haut à gauche..

L'ancien moulin de Poilly était alimenté par un bief d'environ de long (amont et aval), toujours existant.

Plusieurs sources apparaissent sur la carte. La source de Saint-Potentien est dans la petite vallée du même nom, en rive gauche du Serein à son entrée sur la commune. Le puits Mireau Les couches « Cartes IGN classiques », « Limites administratives » et « Hydrologie » sont activées. Utiliser la molette de souris pour le zoom., source intermittente., est situé dans la vallée du ru de Vaucharme (affluent du Serein, confluence à Chablis), au point de jonction entre les communes de Chemilly au nord, Poilly au nord-est et Lichères au sud. À au nord-ouest du bourg, en rive droite du Serein qui amorce son trajet vers le sud, se trouve la source de la Garenne, à l'entrée d'une petite vallée s'ouvrant vers le nord, aux parois presque à pic et qui sépare les lieux-dits Jacques Naissant côté ouest et Gale Bique côté est. Au nord, la fontaine de Chaule est en limite d'Yrouerre.

Le Serein a creusé une vallée profonde que les hauts de ses coteaux dominent de leurs d'altitude au nord (Beauregard), au sud-est (vers le ferme de la Roche) et au sud-ouest (vers le bois des Coings) de Poilly, et de d'altitude (mont du bois des Brosses) au nord-est du bourg. Au nord du bourg, les hauts de coteaux en rive droite du Serein (hauteur de Beauregard et hauteurs adjacentes) sont les seules terres de la commune à porter de la vigne. Ils forment dans leurs grandes lignes une barre orientée est-ouest, flancs tournés vers le sud. Mais dans leur partie Est vers les Chiche Bouteilles Les couches « Cartes IGN classiques », « Limites administratives » et « Hydrologie » sont activées. Utiliser la molette de souris pour le zoom. et proches alentours, les heures d'ensoleillement matinales y sont diminuées par le mont du bois des Brosses qui les dépasse de sur leur sud-est ; c'est probablement la raison du nom de ce lieu-dit, indiquant moins de bouteilles produites.

Les flancs de ces coteaux nord sont généralement trop abrupts pour les machines agricoles et sont principalement boisés. La pointe nord de la commune est couverte par du bois de Vau Renard, le reste de ce massif forestier se trouvant sur Chemilly. Le bois des Brosses couvre dans la partie nord de la commune et est prolongé vers l'ouest par un boisement de d'un seul tenant, là aussi sur les coteaux à leur plus pentu. Le bois des Coings couvre à l'extrémité sud de la commune, et le Bois d'Assis au sud-est.

Communes limitrophes

Hameaux, lieux-dits et écarts

Dans la boité déroulante qui suit, les noms en italiques sont ceux des lieux-dits (sans habitations) ; les noms en caractères droits sont ceux des hameaux.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Chablis_sapc », sur la commune de Chablis à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . ...

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en ..

Urbanisme Typologie Au , Poilly-sur-Serein est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (69,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (71,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (54,3 %), forêts (27,9 %), prairies (8,2 %), cultures permanentes (7,3 %), zones urbanisées (2,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Poelleyum (1116) ; Poliacum (1153) ; Poyliacum (1237) ; Poly (1189) ; Poelly ; Poleium ; Poilly (1312) ; Poilley (1327) ; Poilli (1331) ; Poilly-sur-Serain.. Plus tard : Poilly en Tonnerrois, Poilly sous NoyersHistoire de Poilly sur le site de la mairie..

Le Serein est une rivière française qui coule dans les départements de la Côte-d'Or et de l'Yonne. Son ancienne orthographe « Serain » est citée par Vaast Barthélemy Henry, prêtre et historien régional né à Seignelay, dans son ouvrage paru en 1833 et intitulé Mémoires historiques sur la ville de Seignelay.

Histoire Époque gallo-romaine

Les fondations d’une villa gallo-romaine sont mises à jour sur de long lors de la construction de la ligne de chemin de fer en 1888, entre Poilly et Sainte-Vertu, à l’entrée de la gorge dite « d’Artuisot ». Monnaies, mosaïques, tuiles et poteries sont rejetées et enfouies dans les remblais. Les rares monnaies subsistantes sont datées des s.

Les autres vestiges de cette époque découverts aux environs sont : de nombreuses constructions juste au sud du village, le long de la route de Sainte-Vertu. Le lieu-dit s'appelle « les Masures » ; aux abords du cimetière ; vers la source de la Garenne, près de Guette-Soleil, sur Chemilly.

Moyen Âge Poilly était pendant plusieurs siècles une paroisse relevant du diocèse de Langres et de la province d'Île-de-France. Sa prévôté ressortissait du bailliage de Tonnerre. - mais le bailliage de Sens est aussi mentionné pour 1789Poilly - catalogue des archives départementales..

En 1116, l'église de Poilly (appelé Poelleyo). est confirmée dans son rattachement à l'abbaye Saint-Michel de Tonnerre par Godefroy, évêque de Langres, vol. 1..

Le , Guillaume comte de Nevers, ayant « donné à l'église de Saint-Michel, deux moulins situés au Bourg-Bérault », reçoit en retour des terres dont une partie sont celles entre Poilly et « le grand chemin de Noyers à Auxerre » (trajet repris par la D956 qui suit le cours du ruisseau du Vaucharme ; ce cours d'eau borde la commune au sud), vol. 1..

L'abbaye N.-D.-de-la-Charité à Lézinnes est fondée en 1184. Dès sa fondation ou peu après, elle possède une dépendance à Poilly : la Celle aux Nonnains, une ferme située au centre du bourg actuel, au pied du chemin menant à l'église. La Celle aux Nonnains est détruite pendant la guerre de Cent Ans, reconstruite, de nouveau détruite lors des guerres de religion.

En 1341 Miles, seigneur de Noyers, affranchit les habitants de Poilly du droit de mainmorte. Cet affranchissement est approuvé par Jeanne de Chalon, comtesse de Tonnerre, veuve de Robert de Bourgogne, et ratifié en 1343 par le roi Philippe.

Époque moderne

Vers 1543, dans un climat politique tendu qui annonce la venue des guerres de Religion, Poilly s'entoure de fortifications - le village n'en avait pas lors de la guerre de Cent Ans et avait beaucoup souffert à l'époque. Il reste quelques traces de ces murs d'enceinte, autour de l'église ; les fossés de 10 à de large qui bordaient les murs à l'extérieur, ont été comblés et transformés en jardins.

Après la fortification de la ville, les religieuses de la Charité de Lézinnes installent une résidence face à l'actuelle mairie.

La carte de Cassini Couches « Cartes IGN classiques » et « Carte de Cassini » activées. () donne seulement deux lieux construits hors Poilly bourg. Lhermitage de Saint-Potentien se tenait en rive gauche du Serein juste à l'entrée de la rivière sur le territoire communal actuel. La carte actuelle montre à cet endroit la source de Saint-Potentien et la vallée du même nom. Et la source de Chaule en limite d'Yrouerre au nord avait elle aussi son petit hameau. Ces deux hameaux ont disparu avant le milieu du : la carte d'état-major de cette époque ne montre aucun hameau. Couche « Carte d'état-major (1820-1866) » activée..

Seigneurs de Poilly Entre 1350 et 1538, se succèdent à la seigneurie les familles de Noyers, de Savoisy, de Budé, de la Trémoille et de Husson. Au un de Savoisy est seigneur de Poilly..

1538 : Pierre du Breul est mentionné cette année-là..

D'autres noms de seigneurs de Poilly, aux s : de la Rivière-Champlemy, de Branche, du Breuil et de Malain ; suivent Boucher, de Melun et de Morize.