Trévilly est une ancienne commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté. Le , elle devient commune déléguée de Guillon-Terre-Plaine.
Géographie Sur un finage de 686 hectares voué à l'élevage charolais, sis à 13 km au nord-est d'Avallon, le village de Trévilly est situé sur une légère éminence de la plaine liasique au pied d'un tertre assez élevé que couronnent les calcaires à Ostrea Cymbium.
Il est l'un des villages les mieux bâtis de la vallée du Serein - point géodésique à 205 mètres - qu'il domine du haut de sa butte à 274,9 mètres. Communes limitrophes
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Trevilliacum (1216) ; Trevilli (1216) ; Trevily (XIVe se) ; Truilli (XVe siècle)..
Histoire
Trevilliacum au
La tradition veut que le lieu-dit la Boucherasse soit la villa gallo-romaine Brocarica, du pagus Avalensis près de Montréal, où St Colomban de Luxeuil refusa de bénir les enfants adultérins de Thierry II, roi d'Austrasie et de Neustrie de l'an 595 à l'an 613, que lui présentait la reine Brunehilde.
Le village constituait la paroisse de Saint-Symphorien, archiprêtré d'Avallon dépendant de l'archidiaconé d'Autun, rattaché à la métropole de la Première Lyonnaise.
Simon, chevalier, était seigneur de Trévilly en 1110 ; son successeur fut en 1164 Gibaut, chevalier bienfaiteur du chapitre Sainte-Marie de Montréal fondé par Anséric II en 1068.
En 1501, cette terre appartenait à Claude de Ragny, chambellan du roi Louis XII.
Les habitants de Trévilly furent affranchis en 1646.
Plusieurs hameaux de Trévilly ont disparu, détruits par les guerres, ravagés par la peste ou tout simplement abandonnés : Varenne, Chaumot, La Rue, Le Moulin.
Par un arrêté préfectoral du , la commune se regroupe avec Cisery, Guillon, Sceaux et Vignes pour former la commune nouvelle de Guillon-Terre-Plaine au .
Économie
Politique et administration
Démographie
Lieux et monuments Église Saint-Symphorien L’église communale dépendait, d’après l'historien Claude Courtépée, du chapitre de Montréal : elle fut vraisemblablement édifiée à la fin du ou au début du .
L'église est précédée du cimetière avec un porche à arcades cintrées rustiques du .
Elle est constituée d’une nef plafonnée d’une travée flanquée de deux bas-côtés, d’un transept non saillant, et d’un chœur d’une travée à chevet plat : seuls les bas-côtés de la nef sont couverts d’un berceau brisé aplati transversal, et la sacristie d’une voûte en berceau plein cintre.
La sacristie pourrait dater du . La partie supérieure du clocher (étage des cloches) date semble-t-il du milieu du , d’après Maximilien Quantin qui écrivait à son propos en 1868 : "tour carrée neuve".
L’église fut restaurée dans la seconde moitié du .
Statue en pierre de la Vierge assise fin .
Une croix en pierre fut érigée dans le cimetière en 1638 après l'épidémie de peste de 1636-1637.
Quatre calvaires : croix Blaisot - croix Bobelin - croix Marchand - croix du pâtis.
Monument aux morts 1914-1918 en granite blanc du Morvan.
Pompe communale et abreuvoir semi-circulaire.
Personnalités liées à la commune
Pour approfondir
Bibliographie
Articles connexes Liste des communes de l'Yonne Liste des anciennes communes de l'Yonne
Liens externes Trévilly sur le site de l'Institut géographique national Trévilly sur le site de l'Insee
Notes et références Notes
Références
Catégorie:Commune déléguée dans l'Yonne Catégorie:Ancienne commune dans l'Yonne