Surice est une section de la ville belge de Philippeville située en Wallonie dans la province de Namur.
C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.
Toponymie
Géographie
Commune bornée au nord par Florennes et Rosée, au nord-est par Omezée, à l’est par Soulme et Vodelée, au sud par Romedenne et à l’ouest par Merlemont et Franchimont. Territoire irrigué par l’Hermeton et les ruisseaux de la Chinelle et de Gaux.
Hameaux : Lautenne, Wez-de-Chine.
Évolution démographique
Source: DGS, 1831 à 1970=recensements population, 1976= habitants au 31 décembre 1910: Scission de Romedenne en 1901
Histoire On a trouvé à Surice un trésor monétaire de l’époque romaine ainsi qu’un cimetière mérovingien.
En 1196, Hugues de Florennes donne à la collégiale de Dinant la dîme de Surice et, un peu plus tard, le patronat (droit de nommer le curé). Surice, terre liégeoise, fait partie de la baronnie de Florennes, dont les seigneurs nomment des baillis pour les représenter dans le village. Au milieu du , le comte de Namur exerce des droits sur certains manants de la localité. En 1420, les habitants se débarrassent de l’obligation du service de garde au château de Florennes. Bien que bourgeois, les habitants doivent encore au quatre jours de corvées avec chevaux et outils.
Comme tous les villages de la région, Surice eut à souffrir du passage continuel de bandes armées.En , une troupe de hommes de pied et de 800 cavaliers bourguignons envahit le village et le met à sac. Vers 1587, la région a à souffrir du passage de mercenaires se rendant en France. Le responsable est un certain Jean d’Udekem (son nom est transformé en Dwidecom), ancien prévôt de Vierves, capitaine d’une troupe de reîtres et de lansquenets qui sont entrés à Surice comme dans une ville conquise, au bruit des tambours et des trompettes et se sont comportés en vainqueurs. À la fin du , ce sont des troupes françaises campées à Florennes, Givet et Philippeville, qui sévissent. Ruinée, la communauté doit aliéner des biens communaux et contracter des emprunts …
En 1555, Claude de Vaudémont, baron de Florennes, partage ses biens entre ses deux filles. Barbe, épouse d'Henri de Ghoer, reçoit la baronnie de Pesche avec dix villages dont Surice, Romedenne et Cerfontaine. Jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, ces villages resteront dans cette famille et leurs successeurs.
En 1901, le hameau de Romedenne devient autonomeFrançoise Jacquet-Ladrier, Communes de Belgique, Crédit Communal, 1980, et André Lépine, voir Bibliographie.
Situation en 1830 (avec le hameau de Romedenne) — La population s’élève à 717 habitants répartis dans 300 maisons, et 5 fermes. Résidence d’un notaire et d’un officier de santé. Exploitation des bois, extraction du marbre, un moulin à eau, deux brasseries. On compte 106 chevaux, 25 poulains, 265 bovins, 36 veaux, 90 porcs et 600 moutonsPhilippe Vander Maelen, Dictionnaire géographique de la Province de Namur, 1832.
Les massacres du — Au cours de l’invasion, les troupes allemandes tuent avec cruauté 69 personnes — hommes, femmes et enfants — dont 36 habitants et incendient le village; seules 8 maisons sur les 138 que compte le village sont épargnées. Trois monuments rappellent cette funeste journée : le monument aux Morts sur la place communale (portant le nom de toutes les victimes), une colonne marquée de 69 petites croix, à côté de l’église, et sur les lieux d’un massacre collectif, dans une prairie à l’entrée du village, un petit enclos comprenant une croix en ferAndré Lépine, voir Bibliographie.
Surice a été déclaré "village-martyr" de la Première Guerre mondiale : le , les , , RI de l'armée impériale allemande passèrent par les armes 56 civils et détruisirent 132 maisons, c'est-à-dire quasiment tout le village, lors des atrocités allemandes commises au début de l'invasion.
Liste des bourgmestres de 1830 à 1977
Patrimoine et festivités
Patrimoine
L’église Saint-Lambert, reconstruite en 1924 dans un style néo-roman par l’architecte Docq. Le presbytère, rue de la Fontaine Saint-Lambert. Niché derrière l’église, il a été construit dans la seconde moitié du . Le château de Surice, situé chemin de Soulme. Construit en 1687, comme l’indiquent les ancres, il a été remodelé par l’architecte Bage après l’incendie survenu pendant la guerre.
Curiosités et festivités Concours "Fais-moi un conte" (en mars), Fête des jardins, Unité de bio-méthanisation, Fermes ouvertes, Fêtes de la Jeunesse le de juillet et le d'octobre, Estival du Conte le dernier dimanche de juillet. En octobre, la fêtes se déroule toujours le dimanche après la Saint Michel
Enseignement
Économie
Vie associative La Surizée, ASBL de développement local FC Surice, club de football La Jeunesse de Surice, ASBL d'animation socio-culturelle
Notes et références
Bibliographie
L’Entre-Sambre-et-Meuse tragique — La Fagne rouge : I. Surice II. Romedenne, Collection Le cri des martyrs, Publications “Dionantensis”, Dinant (ca 1919), pp 17-31. Aline Dierickx, Le passage des troupes allemandes à Surice, Les Annales (France), n° 1652, & La Libre Belgique clandestine, n° 24, de . Francine Smeesters, Surice - Romedenne. État civil de 1798 à 1900, 1997. André Lépine, Les monuments aux Morts de l’entité de Philippeville (avec la liste des PG 1940-1945), Cahier du Musée de Cerfontaine n° 252, 37 pages, 2002. André Lépine, La paroisse St-Lambert de Surice (et autres articles), Cahier du Musée de Cerfontaine n° 300, 48 pages, 2006.
Catégorie:Commune avant fusion dans l'arrondissement de Philippeville Catégorie:Philippeville Catégorie:Ancienne commune des Ardennes cédée par le traité de Paris de 1815