La marine russe, officiellement nommée la flotte maritime militaire de Russie (en , Voïenno-morskoï flot), abrégé en VMF (la transcription de ), est depuis 1992 la composante navale des Forces armées de la fédération de Russie. La désignation internationale des navires de guerre russes est RFS, Russian Federation Ship. Elle fut l'une des rares marines au monde à avoir disposé d'un porte-avions jusqu'au retrait de l'Amiral Kouznetsov en 2025.
Le commandant en chef de la marine russe est l'amiral Aleksandr Moïsseïev depuis le .
Histoire Elle est l'héritière de la Marine soviétique qui trouve elle-même ses origines dans la Marine impériale russe. Son quartier-général est depuis le à Saint-Pétersbourg après avoir été à Moscou depuis la période soviétique.. Marine impériale russe
gauche|vignette|Nouvelle entreprise en Russie. La marine impériale de Russie en russe : Военно-Морской Флот Российской империи constituait la flotte maritime de l'Empire russe avant la Révolution bolchevique de 1917.
Lors de la deuxième campagne d'Azov en 1696 contre la Turquie pour la première fois, les Russes ont mis en avant 4 vaisseaux de ligne, 4 brûlots, 23 galères et 1 300 navires à fond plat construits sur la rivière Voronej. Après la conquête de la forteresse d'Azov, la Douma boïar discuta du rapport de Pierre le Grand Ier sur cette campagne et décida de commencer la construction de la marine le 20 (30) . Cette date est considérée comme l'anniversaire officiel de la marine russe régulière, dont les navires ont été construits dans les chantiers navals de l'amirauté de Voronej.
La flotte de la Baltique a été construite pendant la Grande Guerre du Nord de 1700-1721. La construction de la flotte de galères a commencé en 1702-1704 dans plusieurs chantiers navals situés sur les estuaires des rivières Syas, Louga et Olonka, ainsi que sur la rivière Svir (aujourd'hui la ville de Lodeïnoïe Pole est le berceau de la flotte de la Baltique). Pour protéger les côtes conquises et attaquer les routes maritimes ennemies en mer Baltique, une flotte de voiliers a été créée à partir de navires construits en Russie et achetés dans d'autres pays. En 1703-1723, la base principale de la flotte baltique se trouvait à Saint-Pétersbourg, puis à Cronstadt. De nouvelles bases ont été créées à Vyborg, Helsingfors, Revel et Abo. Initialement, l'ordre de Vladimir était chargé des affaires de construction navale, plus tard cette fonction a été transférée à l'ordre de l'amirauté.
Son état-major était situé à partir du début du à l'amirauté de Saint-Pétersbourg.
Marine soviétique
La marine soviétique (Военно-морской флот СССР, Voyenno-morskoy flot SSSR, littéralement « flotte maritime militaire de l'URSS ») est la marine de guerre de l'Union soviétique. À son apogée, elle est la deuxième puissance militaire maritime du globe ( de combat, amphibies et de soutien représentant de tonnage contre de combat, amphibies et de soutien représentant de tonnage pour l'United States Navy au Flottes de combat 1986.) et une des branches les plus fortes de l'Armée rouge.
Marine russe
Elle devient le la à utiliser des missiles de croisière 3M-14T au combat en tirant une salve de ces engins à partir de la mer Caspienne dans le cadre de l'intervention militaire de la Russie en Syrie..
En 2019, elle est la flotte de guerre mondiale en tonnage, dépassée par la marine chinoise au second rang à cette date..
Le , le commandant en chef, Nikolaï Ievmenov, est limogé et remplacé par Aleksandr Moïsseïev, dans un contexte d'importantes pertes liées aux attaques de drones navals ukrainiennes en mer Noire. Il est alors estimé que 26 navires, soit environ un tiers de la marine russe de la Mer Noire, qui ne peut la quitter par les détroits du Bosphore et des Dardanelles en raison de leur fermeture aux navires de guerre depuis 2022 par la Turquie, a été mise hors service.
Flottes Flotte du Nord Flotte du Pacifique Flotte de la mer Noire Flotte de la Baltique Flottille de la mer Caspienne
vignette|L'Amiral Kouznetsov, navire amiral et seul porte-avions russe
Moyens
Inventaire en 2008 À la fin 2008., la Flotte maritime militaire de Russie disposait d'un peu moins de 300 navires de combat (dont 59 sous-marins, 1 porte-avions, 30 grands bâtiments de surface et 1 grand bâtiment amphibie) représentant moins d’un million de tonnes et ainsi qu'une relativement importante aviation navale basée à terre. L'infanterie de marine russe est relativement importante : 1 porte-aéronefs à propulsion classique sans catapultes (Amiral Kouznetsov et 30 aéronefs embarqués dont 24 chasseurs); 13 sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) dont 6 Delta IV ; 8 sous-marins nucléaires lanceurs de missiles de croisière (SSGN) (Oscar II Type 949 A) ; 8 sous-marins nucléaires d'attaque (SNA) ; 1 croiseurs lance-missiles nucléaires (croiseur de bataille dans l'ancienne signification de l'Otan) classe Kirov ; 2 croiseurs lance missiles, classe Slava ; 5 destroyers lance-missiles ; 8 frégates ; 10 corvettes et corvettes lance-missiles ; 15 bâtiments de guerre des mines divers ; 1 transport de chalands de débarquement (TCD) ; 26 bâtiments de débarquement de chars ; 16 navires amphibies à effet de surface (NES) ; 128 bâtiment hydrographique, 28 navires de démagnétisation, 3 navire hôpital, 9 navires de recherche hydroacoustique, 99 bâtiment base de plongeur, 56 repêcheur de torpille, 4 brise-glace, 173 remorqueurs et navire de poussage/pousseurs, 49 Navire-citerne portuaires et petits pétroliers, 8 navire de transport, 37 navire école, 6 bâtiments de renflouement, 35 bateau-pompe de lutte anti-incendie, 8 câbliers, et le yacht présidentiel.
Le corps de Garde-côtes de Russie vient compléter la dotation en patrouilleurs côtiers/littoraux et fluviaux.
Inventaire en 2012
Au , le tonnage est de . et son effectif de : 1 porte-aéronefs à propulsion classique sans catapultes (Amiral Kouznetsov et 30 aéronefs embarqués); 13 sous-marins nucléaires lanceurs d’engins ( et 336 missiles mer-sol balistique stratégique) ; 24 sous-marins nucléaires d'attaque et sous-marins nucléaires lanceurs de missiles de croisière (.) ; 21 sous-marins classiques () ; 176 autres bâtiments de combat dont 31 de plus de () ; 31 bâtiments amphibies dont 21 de plus de () ; 41 bâtiments de soutien ().
Inventaire en 2015/2016 Début 2016, la marine russe reste la deuxième au monde mais elle est talonnée par la marine chinoise qui surpasse en tonnage la flotte de surface russe avec pour 90 grands navires de combat contre pour 157 unités. La force sous-marine russe reste encore au mondial. Si on combine leurs flottes de surface et leurs flottes sous-marines respectives, la Russie dispose d'un total de de navires de guerre contre pour la Chine..
Au , voici le tableau des bâtiments de combat océaniques (hors flottille de la Caspienne). :
Types Opérationnels Indisponibilité temporaireou refonte Total SNLE 10 3 13 SNA 8 18 26 SMD 12 6 18 Total Sous-marins 30 27 57 Porte-aéronefs 0 1 1 Croiseurs 3 5 7 Destroyers 7 8 16 Frégates 5 3 11 Bâtiments de débarquement de chars 14 5 19 Total Bâtiments de surface 33 22 55 Total des navires 6250112
Inventaire en 2019 En 2019 la Marine russe passe au troisième rang mondial par le tonnage
1 porte-aéronefs à propulsion classique sans catapultes (Amiral Kouznetsov et 30 aéronefs embarqués dont 24 chasseurs) qui n'a pratiquement plus été opérationnel depuis 2016, et risque de n'être jamais réparé après la catastrophe intervenue au chantier naval de Roslyakovo le , lors de son arrêt pour une maintenance de longue durée qui devait lui permettre de retrouver le service opérationnel en 2021.....
Types Opérationnels Indisponibilité temporaireou refonte TotalSNLE 10 3 13SSGN111SNA 8 17 25 SMD 7 0 7Sous-marins 26 21 46 Porte-aéronefs 0 1 1Grands bâtiments amphibie101 Croiseurs 3 1 4 Destroyers 7 8 16 Frégates 4 5 9Corvettes336Patrouilleurs lance-missiles336Patrouilleurs112 Bâtiments de débarquement 5 5 19Bâtiments de renseignement202Bâtiment de soutien logistique hauturier101Chasseurs de mine202Bâtiments de surface 31 26 67Total des navires 5747113
Constructions navales russes
vignette|Classe Lider vignette|Classe Derzky vignette|Classe Vasily Bykov En 2008, la filière de la construction navale russe comprend environ 170 entreprises – dont 45 chantiers navals – employant plus de . L’essentiel de l’activité est concentré dans le nord du pays (Baltique, mer Blanche et région de Mourmansk). La conception des navires est assurée par des instituts et des bureaux d’études de Saint-Pétersbourg et les réparations de tous types de bâtiments se font habituellement aux chantiers Zvezdotchka (Severodvinsk) et Zvezda (Bolchoï Kamen). La construction des sous-marins a lieu au chantier Sevmach pour les SNLE, aux chantiers de l’Amirauté (Saint-Pétersbourg) et à Krasnoe Sormovo (Nijni Novgorod) pour le conventionnel [jusqu'en 2005]. La construction des bâtiments de surface (de classe corvettes à destroyers) se fait à Saint-Pétersbourg au Chantier du Nord ou à l’Usine de la Baltique, ainsi qu’à Iantar (Kaliningrad). Sevmach, qui a obtenu le retrofit du porte-aéronefs Amiral Gorchkov vendu à l’Inde en 2013, construira les futurs grands bâtiments de surface de la Marine russe en substitution du chantier ukrainien de Nikolaev. Quant à la production de petits navires, elle a lieu à l’intérieur des terres, en particulier sur la Volga (chantiers de Rybinsk, Iaroslav, Zelenodolsk) Le croiseur russe Piotr Velikii à Toulon, TTU, 16 octobre 2008.
Elle a beaucoup de mal à tenir ses délais de construction depuis la chute de l’URSS et a des difficultés à produire de grands navires. La Russie développe malgré tout les destroyers de Classe Lider et construit actuellement les corvettes de classe Derzky. Les patrouilleur hauturier lance-missile de Classe Vasily Bykov sont entrés en service en 2018.
Exercices navals conjoints
Sino-russes Le , la Marine chinoise et la Marine russe démarrent conjointement des exercices navals en mer Jaune sur une durée de six jours. Ces derniers comprennent des simulations de sauvetage de navires détournés, l'escorte d'un navire commercial ainsi que la défense d'un convoi face à des attaques aériennes et maritimes selon RIA Novosti et Xinhua China, Russia start joint naval exercises in Yellow Sea, CNN, 22 avril 2012. Impliquant près de chinois, 16 navires et 2 sous-marins ainsi que 13 avions et 5 hélicoptères chinois, les Russes indiquent quant à eux déployer 7 navires, dont 3 de soutien dans le cadre des exercices.
Sino-russo-sud-africains
2019 En 2019, la marine russe, chinoise et sud-africaine ont lancé un exercice maritime trilatéral au large de la ville sud-africaine du Cap. L'exercice est le premier exercice naval trilatéral Chine-Russie-Afrique du Sud dans les eaux au large de l'Afrique. Pour cet exercice la chine a déployé la frégate lance missile Type 054A Weifang N°550 qui était déployé dans la corne de l’Afrique pour des opérations anti piraterie. Les russes ont envoyé le croiseur lance-missiles croiseur Marechal Oustinov de classe Slava, le pétrolier Vyaz'ma de la classe Kaliningradneft ainsi qu'un remorqueur de classe Sliva. La marine Sud-africaine a envoyé deux navires dont une frégate de classe Valour et un navire de renseignement de classe Hecla.
2023 Du 17 au les 3 marines ont de nouveau participé à un exercice maritime trilatéral au large de l’Afrique du sud. Les marins Russes, d'Afrique du Sud et de Chine se sont entrainés aux exercices suivants : simulation de tirs d'artillerie, défense d'attaques aériennes d'un ennemi fictif, mesures antiterroristes et des manœuvres tactiques et de l'assistance à un navire en détresse. La Russie est représentée par une frégate de classe Amiral Gorchkov et le pétrolier Kama. La Chine est représentée par le , une frégate et un navire de soutien, et l'Afrique du Sud par une frégate et deux navires auxiliaires. La Russie a le statut de pays leader dans cet exercice.