Jean-Pierre Papin, surnommé « JPP », né le à Boulogne-sur-Mer, est un footballeur international français évoluant au poste d'attaquant devenu consultant et entraîneur.
Considéré comme étant l'un des meilleurs avant-centres de sa génération et l'un des plus grands joueurs de l'histoire de la Ligue 1, il remporte le Ballon d'or 1991. Il fait partie de la FIFA 100, une liste des plus grands footballeurs vivants, publiée en 2004 pour le centenaire de la Fédération internationale de football association (FIFA), signée par Pelé. Il est nommé parmi les meilleurs footballeurs européens à l'occasion du cinquantième anniversaire de l'Union des associations européennes de football (UEFA) en 2004. Il est célèbre notamment grâce à ses frappes de loin en première intention, ses retournés acrobatiques et ses reprises de volée qui sont connues sous le nom de « papinades ».
Formé à l'US Jeumont, il signe son premier contrat professionnel en 1984 au Valenciennes FC. Recruté par le FC Bruges, il réalise une excellente saison 1985-1986 en remportant la Coupe de Belgique et en étant sélectionné en équipe de France pour la Coupe du monde 1986. Recruté par l'Olympique de Marseille, il y connaît l'apogée de sa carrière et remporte avec le club marseillais, le Championnat de France en 1989, 1990, 1991 et 1992, la Coupe de France en 1989 et atteint la finale de la Ligue des champions en 1991.
En 1992, il est l'objet du transfert le plus élevé de l'histoire du football de l'époque, devenant par ailleurs le tout premier joueur français à jouer pour le club des Rossoneri. Avec le Milan AC, il s'incline en 1993 face à son ancien club en finale de la Ligue des champions avant de réaliser le doublé Serie A-Ligue des champions l'année suivante.
En 1994, il rejoint le Bayern Munich, devenant également le premier français à jouer au club bavarois avec lequel il remporte la Coupe UEFA en 1996 face aux Girondins de Bordeaux. En 1996, il revient en France à Bordeaux où il est finaliste de la Coupe de la Ligue 1997 et 1998Durant cette finale 1998, Papin marque à la 114 le but de l'égalisation (2-2) sur un coup franc mémorable mais manque ensuite son tir au but.. Il termine sa carrière en club professionnel à l'EA Guingamp en 1998.
Sélectionné à 54 reprises et 11 fois capitaine de l'équipe de France, Jean-Pierre Papin remporte la médaille de bronze à la Coupe du monde 1986 et dispute l'Euro 1992. Les blessures et l'éclosion de la génération Zinédine Zidane l'éloignent de la sélection et sa carrière internationale prend fin au milieu des années 1990. Il n'est pas retenu dans les sélections françaises qui atteignent les demi-finales de l'Euro 1996 et qui remportent la Coupe du monde 1998.
En 1996, il crée avec sa femme l'association Neuf de cœur, pour apporter information et soutien aux familles dont les enfants souffrent de lésions cérébrales, comme c'est le cas de sa fille Émily.
Il devient entraîneur en 2004 et dirige des clubs amateurs et professionnels dont le RC Strasbourg, le RC Lens, La Berrichonne de Châteauroux et le C' Chartres Football. Il est aussi consultant sportif depuis 2008.
Biographie Jean-Pierre Papin est le fils de Guy Papin (1942-2019), joueur à l'US Boulogne en Division 2 au côté de Jean-Claude Bielitzki et d'Yvan Garofalo Gotha des Joueurs Équipes Fanion (fcgueugnon.fr), et de Marie Yvonne Sergent (1942). La famille Papin remonte à Jehan Papin, armateur à Boulogne en 1567Mémoire de la marine boulonnaise (excerpts.numilog.com). Si Papin est né à Boulogne-sur-Mer, c'est à Jeumont qu'il grandit, où il suit sa mère à la suite de la séparation de ses parents en 1969. Son père est chef poissonnier dans une grande surface et refuse longtemps que son fils se lance dans la carrière de footballeur JPP sur les terres de son enfance (lavenir.net).
Enfant sportif, il pratique plusieurs disciplines : natation, judo, tennis jean-Pierre Papin - Jean-Pierre Papin (gala.fr) mais il manifeste très tôt un goût prononcé pour le football et apprécie Gerd Müller et Joe Jordan Papin: "J'ai signé à Bruges pour contredire mon père" (sportmagazine.levif.be). Il a une préférence pour le football anglais et allemand parce qu'à la télé, il regarde les buts des championnats étrangers sur Stade 2. Manchester United est le premier club que Papin ait supporté.
Il a aussi une appétence toute modérée pour les études. Il lui arrivait de mettre le thermomètre sur le chauffage et de simuler une fièvre afin d'éviter d'aller en classe. De son propre aveu, à une institutrice qui demandait quelle profession il souhaitait exercer, il aurait répondu qu'il voulait devenir footballeur professionnel. Il commence sa carrière chez les jeunes au club de Jeumont en 1969 où il joue au poste de libéro (alors qu'il voulait être gardien de but) et entrainé par Robert Delbarre, jusqu'en 1972. Il reste licencié jusqu'en 1978, avant d'intégrer en minimes le club de Trith-Saint-Léger. À cette époque, Papin a un jeu très physique et est obstiné et travailleur : « Il en voulait. Il restait toujours au moins une heure de plus que nous sur le terrain après l'entraînement pour tirer des coups francs. Son grand-père l’emmène aux entrainements. »
Jean-Pierre Papin épouse Florence Bouet et sont parents de cinq enfants.. dont Christopher, qui jouera en junior au Milan AC, au Bayern de Munich et aux Girondins de BordeauxAvant les Internationaux, les souvenirs de "JPP junior" (letelegramme.fr) et Emily, atteinte de graves lésions cérébrales. Le couple crée en 1996 l'association Neuf de Cœur (9 était le numéro fétiche du joueur) pour informer les parents sur les méthodes de rééducation d'enfants souffrant de telles lésionsA Chartres, Jean-Pierre Papin et sa femme font connaître leur association caritative Neuf de Cœur (actu.fr).
Carrière de joueur Jeunes années (1980-1985) Lors de la saison 1980-1981, alors qu'il joue en national au Valenciennes FC, il s'inscrit au concours d'entrée à l'INF Vichy. Avant de s'inscrire à l'examen régional, il s'entraîne avec les professionnels et dispute une rencontre avec la réserve de Valenciennes qui joue en troisième division.
Jean-Pierre Papin réussit les deux stages régionaux et après avoir réussi les tests physiques et techniques, il participe au dernier match permettant l'entrée à l'INF Vichy. L'un des directeurs du centre de formation qui est Georges Huart, ancien entraîneur du père de Papin lorsque ce dernier jouait à l'AS Aulnoye, retient Papin parmi les 30 joueurs qui composeront la nouvelle promotion de l'INF Vichy.
Il joue pour l'INF Vichy de 1981 à 1984 où il participe à la Coupe Gambardella en 1983 et est éliminé en quart de finale par le RC Lens futur finaliste RC Lens - Gambardella : finaliste en 1983, Didier Delannoy a gagné des souvenirs éternels (lavoixdunord.fr) puis atteint au côté de Bernard Ferrer, les de finale de la coupe de France la même année contre le FC Martigues d'Albert Domenech. Il est vainqueur du Groupe Centre de Division 3 en 1983 et vice-champion de France du Groupe Centre de Division 3 en 1984.
Il devient professionnel en 1984 en signant à Valenciennes qui joue en Division 2, sous les ordres de Léon Desmenez. À Valenciennes il côtoie Dominique Corroyer, Ludovic Batelli et Thierry Laurey Red Star - Valenciennes (1984-1986). (allezredstar.com).
FC Bruges (1985-1986) 1985-1986 : Débuts fracassants au plus haut niveau Valenciennes connait des difficultés financières et plusieurs clubs se renseignent sur Papin dont les Girondins de Bordeaux, le LOSC, le RC Lens, le Séville FC et le FC Bruges mais le prix exigé par le président de Valenciennes est jugé trop élevé pour ces clubs Mexico 86 : Jean-Pierre PAPIN (oldschoolpanini.com). Le recruteur du FC Bruges supervise Papin à plusieurs reprises et vient un jour avec Raoul Lambert qui le convainc de tenter l'aventure à l'étranger, au FC Bruges. Papin ne veut pas faire comme tout le monde et signer à Lille, Lens ou Auxerre et quelques années plus tôt, en 1978, Bruges, se hissa en finale de Ligue des champions à Wembley. Il signe à Bruges en pour contredire son père.
Au FC Bruges, il joue avec René Verheyen, Mamadou Tew, Willy Wellens, Hugo Broos, Franky Van der Elst, Jan Ceulemans, Marc Degryse et Gino Maes. Le FC Bruges et le Royal Sporting Club Anderlecht, champion en titre, dominent le championnat tout au long de la saison. Après les 34 journées de compétition, les deux clubs sont à égalité parfaite de points et de victoires. Pour la première fois depuis la saison 1928-1929, un match de barrage doit être organisé pour désigner le champion de Belgique. Jouées en aller-retour, les deux manches se soldent par des partages, un but partout à Anderlecht et deux buts partout à Bruges dont un but de Papin. Grâce à la règle des buts marqués à l'extérieur, le Royal Sporting Club Anderlecht décroche le titre. Papin finit la saison troisième meilleur buteur avec 20 buts derrière Erwin Vandenbergh (27 buts) et Didier Beugnies (22 buts).
Le FC Bruges remporte la Coupe de Belgique contre le Cercle Bruges avec un doublé de Papin et un but de Willy Wellens. Papin finit meilleur buteur de la coupe de Belgique avec sept buts. Bruges est sans doute la plus belle étape de sa carrière dira Papin.
Olympique de Marseille (1986-1992) thumb|right|upright|alt=Schéma montrant les compositions des équipes lors de la finale de la Ligue des champions remportée par l'Étoile Rouge de Belgrade face à l'OM.|Compositions des équipes lors de la finale de la Ligue des champions perdue par l'OM face à l'Étoile rouge de Belgrade (0-0 puis .a.b à 3) en 1991.
1986-1987 : Signature Il signe en 1986 avec l'Olympique de Marseille. La signature du contrat sera houleuse, Papin avait signé un pré-contrat à l'AS Monaco lors de la coupe du monde au Mexique. Mais Bernard Tapie lui proposera un salaire deux fois supérieur à celui de l'AS Monaco. Il sera donc transféré à l'OM moyennant le versement d'une indemnité à l'AS Monaco.
Pour sa première saison à Marseille, il joue notamment aux côtés de Joseph-Antoine Bell, José Anigo, Karl-Heinz Förster, Christophe Galtier, Jean-François Domergue, Bernard Genghini, Alain Giresse, Thierry Laurey, Abdoulaye Diallo et pour ses débuts, Papin effectue une excellente première moitié de saison, avant de flancher par la suite.
Le , dans un match un peu fade contre le Matra Racing, Jean-Louis Zanon fait une longue transversale en direction de Papin qui reprend de volée et expédie la balle dans la lucarne opposée. Pascal Olmeta, surpris, n'esquisse pas le moindre geste puis applaudit Top 10 : Papinades (sofoot.com). Ce type de but sera appelé plus tard en 1988, une Papinade.
Le club marseillais termine deuxième du championnat derrière Bordeaux et est battu par cette même équipe lors de la finale de la Coupe de France. Ses prestations critiquées à la Coupe du monde 1986 et ses débuts mitigés à Marseille valent à Jean-Pierre Papin certains sobriquets désobligeants tels que JPP, j'en plante pas ou JPP, j'en peux plus.
1987-1988 : Demi-finale en Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe L'Olympique de Marseille recrute de nouveaux joueurs tels que Abedi Pelé, Yvon Le Roux et Klaus Allofs. Vexé par la saison précédente année en dents de scie, Jean-Pierre Papin travaille d'arrache-pied afin d'être fin prêt pour la nouvelle saison.