Jean Pierre François Dieudonné Roussel né à Belfort le , et mort dans sa ville natale le Archives du Territoire-de-Belfort, acte , vue 411/669, est un militaire français.
Biographie Il entra comme volontaire dans le de chasseurs à cheval le , puis le , comme sergent-major dans le de volontaires du Mont-Terrible. Il fit dans l’armée du Rhin les campagnes des années VII, VIII et IX de la République et assista aux batailles de Zurich,de Stokarch, de Moëskirch, de Nordlingen et de Hohenlinden.
Il fait comme sous-lieutenant dans le de deuxième formation le et lieutenant le . Il fait les campagnes des ans X, XI et XII dans l’armée de Batavie et dans celle de Hanovre ; celles de 1805, 1806 et 1807 dans l’armée d'Allemagne. Il assista aux batailles d'Austerlitz, d'Iéna et de Halle en 1806.
Ensuite, le prince de Ponte-Corvo, commandant le , donna au sous-lieutenant Roussel l’ordre de prendre 25 grenadiers et de poursuivre plusieurs bateaux chargés d’armes et de munitions de guerre destinés à Magdebourg ; il parvint à rejoindre ces bateaux à six lieues de Brandebourg au moment où ils allaient sortir du canal pour entrer dans le lac de Plau et s’en empara après un combat assez vif dans lequel il eut le bras brisé par un coup d'aviron sur le bras gauche. Malgré cette blessure, il conduisit lui-même cette prise considérable à Potsdam. Pour cela, il fut nommé lieutenant et gouverneur de Brandebourg (décembre 1806). Il avait alors 24 ans.
Quoique ce poste pouvait paraître enviable, il rejoignit son régiment le de ligne et il assista à la bataille de Friedland. Il partit alors pour l’armée d’Espagne avec le de son régiment en qualité d’adjudant-major et le fut nommé capitaine adjudant-major. C’est dans l’armée d'Aragon que le capitaine Roussel fit les campagnes de 1808, 1809, 1810, 1811, 1812, 1813 et du commencement de 1814. Il prit part à tous les faits d’armes qui ont fait la gloire cette armée.
Le , le du ayant été incorporé dans le de ligne, le lieutenant adjudant major Roussel remplit les fonctions de major de tranchée au siège de Saragosse, à l’attaque de gauche et assista à plusieurs assauts. Au siège de Lérida, il monta à l’assaut du corps de la place et contribua à la prise de LéridaLe maréchal Suchet lui dit : « Vous avez une belle page dans l’histoire de l’armée d’Aragon ; » il ajouta que si la citadelle se rendait le lendemain, le capitaine adjudant major Roussel aurait l’honneur de défiler à la tête de la garnison prisonnière et de recevoir l’épée du gouverneur.. La citadelle se rendit et le capitaine défila en tète de la garnison ; mais il refusa de prendre l’épée que le gouverneur lui remettait.
Un décret impérial le nomma membre de la Légion-d’Honneur le et capitaine de grenadiers le suivant. Il assista aux sièges de Tortose et de Tarragone. À ce dernier siège, deux compagnies furent commandées pour dégager les garnisons des forts de l’Amposta et de la Rapita attaqués par des forces considérables : le capitaine Roussel commandait l’une de ces compagnies ; le commandant Bugeaud dirigeait l’expédition qui eut un plein succès. Roussel prit cinq canons et leurs canonniers. À la bataille de Sagonte, il commandait provisoirement le le maréchal Suchet, attaqué par des forces supérieures, se trouvait en danger : il aperçoit Roussel et lui crie : Capitaine, tête baissée sur cette colonne ou nous sommes perdus M. Roussel enlève à l’instant le bataillon, se précipite sur l’ennemi et le culbute ; les troupes françaises reviennent à la charge et la victoire est décidée. Il devint pour ce fait chef de bataillon au 114e régiment d'infanterie le .
Après la Restauration, il fut chargé d’organiser le de ligne, fut mis en non-activité et rappelé en novembre comme chef de bataillon au léger avec la croix d’officier. Lors du débarquement de Napoléon , il se trouva à l’affaire du pont de la Drôme sous les ordres du duc d'Angoulême. M. d’Ambrugène, colonel du , ayant suivi le prince, on donna ce régiment à M. Roussel qui le ramena à Paris où il reçut ordre d'incorporer l’armée du Nord. À la bataille de Waterloo, le de ligne quitta le champ de bataille un des derniers et fit sa retraite sur Laon en ordre, tambours et musique en tête ; arrivé à Paris, il fut licencié. Le colonel Roussel fut mis à la retraite comme chef de bataillon. Rappelé avec ce même grade le au de ligne, il fit la campagne de 1823 et se distingua à l’affaire de Bois-le-Roi. Il fut nommé chevalier de Saint-Louis à l’affaire de Casterbersol ; il eut la plus grande part au succès de la journée et fut nommé lieutenant-colonel au léger ; le , il fut nommé colonel au régiment d'infanterie de ligne.
Le de ligne fut désigné pour l’expédition d'Alger (1830), ce fut ce régiment qui débarqua le premier sur la plage africaine à Sidi-Ferruch et enleva les redoutes qui défendaient la côte.
Le colonel Roussel continua de se distinguer pendant tout le reste de la campagne et fut nommé commandeur de la Légion-d’Honneur en décembre 1830.
Rentré en France en 1831, il fut nommé maréchal de camp le , après vingt-deux campagnes.
Il commanda successivement la 2e brigade d'infanterie, au camp de Compiègne le , les départements de la Vendée le , de la Moselle le , de la Haute-Saône le , et la 3e brigade de la division rassemblée dans les départements de l'Ain, du Jura, du Doubs et du Haut-Rhin le .
Placé dans la section de réserve le , il est retraité le , et meurt à Belfort le .
Notes et références
Source
Catégorie:Naissance en mai 1782 Catégorie:Naissance à Belfort Catégorie:Militaire français des guerres de la Révolution française Catégorie:Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur Catégorie:Décès à Belfort Catégorie:Décès en mars 1851 Catégorie:Décès à 68 ans Catégorie:Militaire français des guerres napoléoniennes Catégorie:Militaire français de la conquête de l'Algérie Catégorie:Naissance dans la province d'Alsace Catégorie:Décès dans le Haut-Rhin