La Grèce a une population recensée de en 2011.. Les estimations de 2024 sont de 10 397 193 habitants selon l'office grec de la statistique.
La Grèce présentait un accroissement de (0,38 %) habitants entre 2010 et 2011, dont dus au solde naturel, le reste provenant de l'immigration. Le taux de fécondité est l'un des plus bas d'Europe (1,28), et le pays serait l'objet d'une dépopulation rapide si une immigration soutenue ne générait un accroissement fort sensible depuis la fin des années 1980.
Toutefois la population baisse (données Eurostat ).. Frappés par un chômage de masse, de nombreux jeunes grecs quittent le pays...
Évolution de la population
De 1812 à 1951
Année Superficieen km Population181218401853187018891907192019401951
Lors de son indépendance en 1830, le pays comptait moins d'un million d'habitants, répartis sur un territoire nettement moins important que celui d'aujourd'hui. Tout au long du et jusqu’à la Première Guerre mondiale, la taille de la Grèce s'accrut considérablement, ce qui provoqua en partie la hausse de son nombre d'habitants. Les données démographiques suivantes doivent donc être mentionnées avec les superficies correspondantes.
De 1960 à 2015
+Source : Eurostat.. Année Population (au janvier) Naissances Taux de natalité (‰) Taux de fécondité (enfants par femme) Décès Taux de mortalité (‰) Taux de variation naturelle (‰) Solde migratoire Croissance démographique (‰)196018,97,311,6 7,5196517,77,99,9 5,9197016,58,48,1 2,8197515,78,96,913,4198015,49,16,312,1198511,79,42,43,0199010,01,399,20,814,91995 9,61,289,50,15,020009,61,259,7 - 0,25,62005 9,81,349,60,23,2201010,31,489,80,5 0,420158,51,3311,2 - 2,7 - 6,9
Entre 1950 et 1975, les taux de natalité et de fécondité étaient suffisants pour alimenter une croissance régulière de la population ainsi qu'un flux assez important d'émigration, principalement à destination de l'Europe occidentale, des deux Amériques et de l'Australie. Mais dès 1975, la fécondité des femmes grecques se mit à baisser et atteignit le seuil de non-renouvellement en 1982, suivant avec un léger retard un mouvement de fond atteignant progressivement tous les pays européens. Rappelons que ce seuil fut atteint en Allemagne d'abord, dès 1970, en France en 1975, en Italie en 1977 et en Espagne en 1981. Depuis lors, la fécondité de la Grèce a connu une plongée quasi linéaire et continue, pendant deux décennies pour atteindre un plus bas de 1,25 en 2001. Le nombre de naissances a donc beaucoup chuté lors des années 1980 et 1990, si bien que dès 1996, on pouvait observer certaines années un solde naturel négatif de la population grecque. Les années 2003-2005 semblent montrer une très légère reprise de la fécondité, mais il est trop tôt pour savoir si elle sera durable. Quant à l'immigration, importante depuis 1975 et surtout dans les années 1990, elle semble n'avoir aucun effet sur la tendance de fond.
Projection démographique
+Projections démographiques (année de référence 2015).. Année Population2020203020402050206020702080
Nationalité grecque Le code de la nationalité est fondé essentiellement sur le droit du sang : est Grec quelqu'un né au moins d'un parent grec ou d’un grand-parent grec né en Grèce. Pour les non-Grecs d’origine, l’obtention de la nationalité grecque est, comme celle de la plupart des pays de l’Union européenne, longue, coûteuse et soumise à une série de conditions. Toutefois, le droit du sol existe aussi : à une exception près, liée au traité de Lausanne (1923) (voir plus bas), le code grec de la nationalité, à l’instar du code français par exemple, ne reconnaît pas l’origine ethnique des citoyens, et les minorités linguistiques telles que les Arvanites ou les Valaques sont considérées comme membres de droit de l’« helleniki ethniki koinonia », la nation grecque moderne.
La « loi du retour » offre aux ressortissants d’origine grecque (ομογενείς – homogeneis) de tous pays, la possibilité de s’installer en Grèce comme citoyens grecs, moyennant un examen de langue (grec moderne) et d’histoire ΓΕΝΙΚΑ ΣΤΟΙΧΕΙΑ ΔΙΑΣΠΟΡΑΣ, ggae.gr.. Ainsi, les immigrés d’origine grecque provenant du pourtour de la Mer Noire (Pontiques) et d'Albanie où existe historiquement une région ethniquement grecque (l’Épire du nord), peuvent résider en Grèce, munis d'un visa de rapatriement au lieu d'un permis de séjour, et sont dispensés de l’obligation d'avoir un permis de travail. Ils bénéficient d’une procédure simplifiée d'acquisition de la nationalité. En outre, une loi votée en 1991 accorde à certains immigrés d’origine grecque un statut légal privilégié : il s’agit des exilés politiques de la guerre civile (fin des années 1940), des Grecs déchus de leur nationalité pendant la dictature (1967-74), et des Grecs émigrés qui avaient perdu leur nationalité pendant le séjour à l’étranger à la suite des lois sur la nationalité en vigueur dans leurs pays d’accueil.
L’installation dans certaines régions du pays (le long des frontières et dans certaines îles) peut être interdite aux étrangers, mais pas aux immigrés d’origine grecque.
Conditions à l'acquisition de la nationalité Faire la demande dans la commune de résidence, en présence du maire et de deux témoins grecs. Cependant l'étranger d'origine grecque résidant à l'étranger se contente de déposer sa demande auprès de l'autorité consulaire du lieu de résidence qui fera suivre. Être adulte au moment de la demande. Ne pas avoir été condamné pour une série de crimes définis par le code ou pour tout autre crime, à un an ou plus d'emprisonnement. Avoir légalement résidé en Grèce pendant dix ans (délai abaissé à cinq ans pour les apatrides et les réfugiés), sur les douze années précédant la demande. Avoir une connaissance suffisante du grec et, pour les étrangers qui ne sont pas ethniquement d'origine grecque, de l'histoire et de la civilisation grecques. Payer une taxe se montant à euros en 2004.
Le mariage n'entraîne pas l'acquisition de la nationalité : le conjoint étranger devra suivre la procédure standard. Toutefois aucun délai de résidence n'est imposé dans ce cas.
Nombre de naturalisations
Aucune statistique précise n'est disponible. On a calculé que de 1980 à 1995, il y a eu annuellement plus ou moins 10 naturalisations pour mille demandes, la plupart étant des réintégrations de Grecs de la diaspora ayant perdu leur nationalité. C'est du même ordre de grandeur qu'en Italie, France ou Espagne. On dispose aussi des chiffres suivants fournis par le ministère de l'Intérieur grec :
Année 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005Effectif900300
Migration
+Acquisition de la nationalité grecque par pays d'origine. Pays d'origine 2015 2016 2018Total188504388289386353189331300136234291Autres pays13703 1132 322
+Citoyens vivant en Grèce,par principales nationalités - Résultat du recensementhttp://www.statistics.gr/portal/page/portal/ESYE/BUCKET/General/nws_SAM01_EN.PDF Population par nationalité 2011 2021<https://www.statistics.gr/en/2021-census-res-pop-resultsPopulation totalePopulation totale étrangère
+Citoyens vivant en Grèce par nationalité selon le rapport Perspectives migrations internationales 2020 Nationalité 2009 2011 2013 2015 2016Total étrangers733.600810.000768.100706.700686.400413.900485.000471.500436.900369.10040.20048.40038.40043.30031.10029.50033.30038.50028.80023.80033.60032.80023.50019.40016.20018.00021.20024.50019.00012.00016.70014.10015.10010.90011.80012.00012.20010.7008.10011.0005.4005.6000.2002.90010.50018.90010.20011.30020.3009.30014.2009.90011.20010.4009.00014.10014.6007.5008.4007.3008.1009.6005.2004.6007.0005.0008.0005.4004.5006.4007.5007.3009.50012.0005.90012.6009.50010.4004.7004.700Autres pays83.90088.40085.10072.500151.100
+Habitants nés à l'étranger (εξογενείς)par pays de naissancettps://stats.oecd.org/viewhtml.aspx?datasetcode=MIG&lang=en# 2010 2014 2017Total des habitants nés étrangers828 400727 500648 465384 600337 700312 67762 60045 10043 27255 70043 00035 34445 70040 90030 95629 30025 70026 67132 40027 20022 15013 30010 70016 60320 10018 00016 49211 39410 80016 60010 76910 20010 9009 7799 50012 5009 4258 74510 2009 8007 6526 3507 5008 3006 045
+Estimation de la population immigrée en Grèce. Pays 2015 2017 2019 2020Population immigrée totale Lien chiffres 2017 : http://www.un.org/en/development/desa/population/migration/data/estimates2/estimates17.shtml Lien chiffres 2020 : https://www.un.org/development/desa/pd/content/international-migrant-stock
Minorités ethniques 200 px|thumb|Principales minorités linguistiques en Grèce Le code grec de la nationalité ne prend pas en compte l’origine ethnique des citoyens et considère, comme en France, qu’il n’existe qu’une seule et indivisible « Έλληνική εθνικί κοινωνία - helleniki ethniki koinonia » : la nation grecque moderne. Seules en sont exclues, en raison et en application du Traité de Lausanne (1923), les populations musulmanes de Thrace occidentale, considérées selon ce traité comme turques quelles que soient leurs langues et origines. Il est donc difficile de chiffrer l’effectif des minorités ethniques de Grèce, car aucun recensement linguistique n’a été fait depuis 1951. L’on admet cependant la présence dans le pays de quatorze minorités parlant cinq langues autres que le grec (albanais, arménien, roman balkanique, slave balkanique et turc) : Arméniens (, éparpillés sur tout le territoire) locuteurs de l'arménien ; Aroumains (dits « Valaques », autour de en Épire et Macédoine grecque), locuteurs de l'aroumain ; Arvanites (d'origine albanaise, initialement locuteurs de l'albanais tosque et orthodoxes, nombreux en Épire et en Grèce centrale) : leur nombre est impossible à évaluer, la plupart étant passés au grec ; Avdétis (juifs passés à l’islam, entre et , à Ioannina, Thessalonique et Alexandroúpoli), locuteurs du turc et assimilées aux Turcs par le traité de Lausanne ; Bulgares orthodoxes (autour de en Thrace orientale), locuteurs du bulgare ; Bulgares musulmans (dits « Pomaques », autour de en Macédoine orientale et en Thrace grecque), initialement locuteurs du bulgare, mais de plus en plus passent au turc en raison de l'enseignement turc conforme au traité de Lausanne qui considère comme Turcs tous les musulmans de nationalité grecqueSource: ; Slaves orthodoxes de Macédoine (autour de en Macédoine grecque), locuteurs du macédoslave, proche du bulgare, parfois appelés « Gréco-Macédoniens » (dénomination prêtant à confusion avec les habitants d'origine hellénique de la Macédoine grecque).; Slaves musulmans de Macédoine (dits « Torbèches », autour de en Macédoine grecque), locuteurs du macédoslave mais assimilées aux Turcs par le traité de Lausanne; Moglénites (moins de ) : Valaques musulmans, initialement locuteurs du mégléno-roumain mais pour la plupart passés au turc en raison de l'enseignement turc conforme au traité de Lausanne ; Romaniotes (juifs grecs, entre et , à Athènes, Ioannina, Patras et Thessalonique), locuteurs du yévanique passés au grec ; Séfarades (juifs saloniciens, principale communauté avant la Shoah, moins de au à Athènes et Thessalonique), locuteurs du ladino passés au grec ; Roms (dits « Tsiganes », , réparties sur tout le continent) ; locuteurs du Romani, les Roms sont considérés comme Grecs s'ils sont orthodoxes, et comme Turcs s'ils sont musulmans; Tsámides (Τσάμηδες : environ , en Épire, d'origine albanaise et musulmans) ; le terme de Tsámides désigne les albanophones musulmans devenus citoyens grecs en 1913 et leur descendance (ce qui les distingue des immigrants albanais récents, nommés simplement Albanais : Aλβανοί) ; tous sont locuteurs de l'albanais, mais le tosque domine parmi les Tsámides, tandis que le guègue domine parmi les autres albanophones ; Turcs ( en Thrace occidentale) locutrices du turc comme langue maternelle (mais avec les musulmans avdétis, bulgarophones, moglénites, roms et tsámides, considérés comme « Turcs » selon le Traité de Lausanne).