L'église Saint-Antoine-des-Quinze-Vingts est une église catholique située dans le de Paris au de l'avenue Ledru-Rollin.

Historique Avant la Révolution française, le territoire correspondant au arrondissement appartient à la paroisse Saint-Paul puis au domaine de Sainte-Marguerite. Mais deux établissements possédaient le privilège d’exercer la « cure d’âme » : l’abbaye de moniales cisterciennes de Saint-Antoine des Champs et l’hospice des Quinze-Vingts, fondation de Saint Louis.

L’abbaye fut supprimée en 1790 et le monastère affecté à l’hôpital Saint-Antoine en 1795. La nouvelle paroisse Saint-Antoine des Quinze-Vingts est créée le et reçoit comme lieu de culte l’abbatiale. Celle-ci est vendue comme bien national en 1798 puis détruite. La chapelle de l’hospice des Quinze-Vingts fait office d’église paroissiale un siècle durant, jusqu’à la construction de l’église actuelle qui fut achevée en 1903 et consacrée à saint Antoine le Grand le ...

Historique détaillé du projet et de la construction Historique détaillé du projet et de la construction : : L’archevêque de Paris, le cardinal Richard, désigne l’abbé Rivière comme curé de la paroisse, avec pour mission de sortir des locaux de l'hôpital ophtalmologique créé en 1880. : Le Conseil municipal de Paris s’oppose à la cession d’un bout du terrain de l'emprise de l'ancienne prison Mazas détruite en 1895. L'opposition est ainsi motivée : « ça serait remplacer la prison des corps par la prison de la pensée ». 1898 : L’achat d’une ancienne usine au centre du territoire paroissial est possible. 1898-1901 : L’abbé Rivière trouve les 400 mille francs nécessaires à l’achat. La Société civile immobilière d’Aligre est constituée et le terrain est acheté. : Remise du dossier de construction. : Avis favorable de l’archevêque. : Par arrêté préfectoral, l’église restera propriété de la Ville de Paris (l'une des dernières églises construite avant la loi de 1905) : Pose de la première pierre de « la première église du siècle », construite sur les plans d’Émile Vaudremer (1829-1914), architecte de Saint-Pierre de Montrouge (1862), puis de son élève Lucien Roy. : Bénédiction de l’église ; : Fondation du patronage Le Chantier ; : Crue de la Seine. 2025/2026 : Création d'un nouveau système d'éclairage et de sonorisation permettant de mettre en valeur l'édifice. Carême 2026 : Restauration de l'autel : remplacement de celui-ci, suppression d'une marche permettant une meilleure circulation dans le chœur.

Description Architecture L'église est construite en brique et en pierre sur un plan basilical dans un style néoroman. Certaines parties et décorations sont typiques de l'Art nouveau de l'École de Nancy.

La façade est en briques et pierre. Elle s'ouvre par un portail en plein cintre festonné, baies à trois lancettes.

La coupole du chœur est réalisée en verre moulé lié par du ciment.

L'église est orientée globalement Est-Ouest. Elle possède une Tour-clocher édifiée sur les premières travées de la nef qui contient quatre cloches et sonnent les notes si bémol, do, ré et mi bémol, couverte d'une courte flèche d'ardoise. Elle domine l'avenue Ledru-Rollin.

L'église possède un accès secondaire au de la rue Traversière.

Mobilier et œuvres d'art Statuaire Le chœur est encadré par deux statues à l'échelle 1:1 : Saint Antoine le Grand (à gauche) au pied duquel on peut apercevoir un cochon, œuvre de Raoul Larche ; Saint Louis couronné (à droite) présentant à l'assemblée l'institution des Quinze-Vingts, œuvre de Raoul Larche.

Dans le chœur se tient une statue de la Vierge à l'Enfant.

À l'entrée de l'église (avenue Ledru-Rollin), à droite se trouve une statue de saint Pierre.

Une Mater Dolorosa se trouve dans l'allée sud.

Vitraux Le vitrail central du chœur ainsi que les vitraux hauts des tribunes sont issus des ateliers Champigneulle et datent vraisemblablement de 1903.

Le vitrail de la rosace représente la Trinité, les Évangélistes et les anges de l'Apocalypse.

Autour de l'église, les vitraux représentent les donateurs et les saints patrons de l'église : saint Antoine, Saint Louis, Marie, Joseph, saint Pierre, saint Paul, sainte Geneviève, patronne de Paris, saint Denis, Jeanne d'Arc (elle ne sera canonisée qu'en 1920), sainte Jeanne de Chantal, sainte Marie Madeleine, sainte Élisabeth, sainte Cécile, saint François, saint Marcel, saint Charles, saint Eugène, sainte Julitte, saint Adrien.

Une série de trois vitraux non figuratifs ont été réalisés par la maison Duchemin et installés sur le mur sous la rosace. Installés en 2005, ils sont appelés « vitraux du centenaire »..

Aménagements récents En 2009, un nouveau Chemin de croix réalisé par sœur Dolorès de l'abbaye de Dourgne est installé dans les allées latérales.

En 2015, les murs de la chapelle de semaine sont rénovés et aménagés sur un projet de Christophe Hébert, architecte.

Le même a dessiné et réalisé le nouvel accueil situé dans l'église et installé en 2016.

Orgues Les orgues de tribune sont d'Aristide Cavaillé-Coll (1894) et Joseph Merklin (1907) et celles du chœur de Joseph Merklin (1909)Église Saint-Antoine-des-Quinze-Vingts - les orgues..

Titulaire : Éric LebrunOrgue Cavaillé-Coll-Merklin de l'église Sain-Antoine-des-Quinze-Vingts, Paris.

Enregistrements Victimæ paschali laudes, Éric Lebrun : Victimæ Paschali dans le Petit livre d'orgue pour Mesnil-Saint-Loup, 12 préludes sur des thèmes grégoriens, op. 31, (2014)Victimae paschali pour orgue (for organ), Éric Lebrun.. JAV, JAV-155 (2005) Mulet and Ropartz in Paris (Eric Lebrun)Orgues en France et dans le monde - Éric Lebrun, titulaire. MDG 3161011 (2000) Vierne Organ Works (Ben van Oosten) Somm SMM 019 (2000) Jeffries Organ Works (Michel Bourcier) Dynamic CDS 230 (1998) Bonnet, In Memoriam Titanic (Vincenzo Ninci) Naxos 8.554697/8 (1997) Intégrale Franck (Eric Lebrun) Naxos 8.553632/3 (1995) Intégrale Alain (Eric Lebrun) Naxos 8.553196/7 (1994) Intégrale Duruflé (Eric Lebrun) Adda 581278 (1990) Dupré: Symphonie Passion (Bruno Mathieu)

Clergé

: Jean-Baptiste Blancheville fut nommé à sa sortie de la maison des Franciade à Saint-Denis où il séjourna 18 mois encore après sa sortie de la prison de la Force, il devint ensuite prêtre-trésorier de l'église Sainte-Marguerite de Paris en 1814 avant d'être nommé curé de l'église Saint-Gilles de Bourg-la-Reine le avant de se retirer le Abbé Paul Lieutier, Bourg-la-Reine, essai d'histoire locale, édition 1913 ; réédition 2003, , 306 p. . : Joseph Antoine Terretaz, sacristain et bedeau, est médaillé pour ses trente-trois années au service de l'église. En plus de 120 ans d'histoire paroissiale, il demeure encore le salarié ayant passé le plus long nombre d'années à Saint-Antoine. Embauché pour l'inauguration et la bénédiction de l'autel en , il ne quittera son poste qu'à l'aube de l'occupation allemande. : Célébration d'action de grâce du père François Lainé, curé de la paroisse, pour son départ après années, animée par les chœurs de Saint-Antoine et le groupe instrumental. Éric Lebrun, à l'orgue et Bastien Salesse, à la trompette Messe d'action de grâce du départ du père François Lainé - 20 juin 2021, YouTube.. Été 2024 : Jean-Marie Dubois, prêtre résidant de la paroisse, ancien chancelier du diocèse de Paris, célèbre ses 50 ans de sacerdoce. Curé actuel : Père Stéphane Gravereau, installé le Édito du père Stéphane Gravereau pour son installation en octobre 2021, paroisse Saint Antoine des Quinze-Vingts..

Accès L'église est accessible par la ligne de métro 8 aux stations Ledru-Rollin et Bastille, et par la ligne de métro 1 aux stations Bastille et Gare de Lyon.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie . - Association des amis de l'Orgue. .

Articles connexes

Quartier des Quinze-Vingts Liste des édifices religieux de Paris Archidiocèse de Paris

Liens externes

Site de la paroisse Saint Antoine des Quinze-Vingts Présentation et photographies de l'église, Patrimoine-Histoire L'orgue de tribune et l'orgue d'accompagnement de l'église, Les orgues de Paris

Catégorie:Édifice religieux dans le 12e arrondissement de Paris Antoine des Quinze-Vingts Antoine-Quinze-Vingts Paris Quinze-Vingts Catégorie:Orgue